Saint-Christophe-du-Foc
commune française du département de la Manche
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Saint-Christophe-du-Foc est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 409 habitants.
| Saint-Christophe-du-Foc | |
L'église Saint-Christophe. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Cherbourg |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Cotentin |
| Maire Mandat |
Myriam Hamon 2020-2026 |
| Code postal | 50340 |
| Code commune | 50454 |
| Démographie | |
| Gentilé | Saint-Christophais |
| Population municipale |
409 hab. (2023 |
| Densité | 114 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 33′ 21″ nord, 1° 44′ 30″ ouest |
| Altitude | Min. 44 m Max. 99 m |
| Superficie | 3,58 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Cherbourg-en-Cotentin (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton des Pieux |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune est située près de Cherbourg-en-Cotentin.
Les communes limitrophes sont Bricquebosq, Couville, Sotteville, Teurthéville-Hague et Virandeville.
Géologie et relief
Couvrant 358 hectares, le territoire de Saint-Christophe-du-Foc était le moins étendu du canton des Pieux avant l'extension de celui-ci en 2015.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Divette et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].
La Divette, d'une longueur de 28 km, prend sa source dans la commune de Bricquebosq et se jette dans la Manche à Cherbourg-en-Cotentin, après avoir traversé huit communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 933 mm, avec 14,6 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gonneville-Le Theil à 21 km à vol d'oiseau[9], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 940,4 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 33,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Christophe-du-Foc est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12].
Elle est située hors unité urbaine[13].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Cherbourg-en-Cotentin, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[13]. Cette aire, qui regroupe 77 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,1 %), prairies (39,3 %), zones agricoles hétérogènes (6,6 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes latinisées Fagum..Sanctus Christophorus vers l'an 1000, Fagum 1066/1083, Fagum 1080/1082, Sancti Christofori vers 1150 et 1280, ainsi que sous la forme romane Saint-Christofle du Faou en 1468[17]. Gilles de Gouberville la désigne dans les années 1550 comme Sct Cristophle du Fou ou Sct Christophle à la Hague[18].
L'église est dédiée à Christophe de Lycie.
Il s'agit à l'origine de deux toponymes distincts et un hameau du Foc du haut existe toujours sur cette commune[17]. Il se trouve à l'écart du lieu sur lequel fut érigée l'église Saint-Christofle, forme dialectale de Christophe que l'on retrouve dans l'ancien nom de Saint-Christophe-d'Aubigny (Manche, ancienne commune, Saint-Christofle d'Aubigny 1503) et dans le nom de famille Christofle.
L'élément -foc représente l'ancien français faou[17], normand fô ou fou « hêtre ». Fô n’étant plus compris comme lemme du hêtre, il s’est vu remotivé en foc, qui désigne une voile dans cette région maritime[19].
Un Petrus Helge de Fayo est mentionné par ailleurs dans un texte rédigé en latin en 1227 et renverrait à ce toponyme[17], bien que de Fayo signifie plutôt du Fay, c'est-à-dire « de la Hêtraie », microtoponyme fréquemment attesté. Helge (< ancien norrois Helgi « le saint ») est l'indice d'une origine scandinave de ce personnage et est peut-être ici un patronyme précoce.
Histoire
Moyen Âge
En 1063, Hugues Le Bouteiller, écuyer, et Raoul de Thoesny, seigneur du lieu, concèdent le patronage de l'église aux abbés de Saint-Étienne de Caen[20].
Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte[21].
Dans les rôles normands de la tour de Londres, une charte de Philippe Auguste, datée de Rouen en , dit que le fief de Saint-Christophe est entre les mains de Raoul de Mauleville, et est évalué à 30 livre parisis[22].
Temps modernes
En 1554, c'est Philippe Lefillastre, écuyer, qui est en possession du fief de Saint-Christophe[23].
En 1567, Robert du Moncel, sieur de Saint-Christophe, est taxé pour ce fief de 5 solz, dans le rôle des nobles et roturiers, au titre du ban et de l'arrière ban de la vicomté de Coutances, réalisé par Gilles Dancel, seigneur d'Audouville, lieutenant général du bailli de Cotentin, tenu à Coutances les -. Le fief de Saint-Christophe, huitième de fief de haubert, tenu du roi, avait des extensions à Tréauville et Couville[24].
Au XVIIe siècle, Saint-Christophe a pour seigneur Guillaume Le Fillastre qui s'était remarié en 1645 avec Gabrielle de Ravalet de Tourlaville, qui en 1649 tenta de tuer l'unique fils de son époux, Philippe Le Fillastre. Confondue, elle se défenestra plutôt que d'être arrêtée[25].
Époque contemporaine
Vers 1832, lors de la construction du nouveau presbytère, il fut découvert un tombeau voûté ancien, mais vide de tout mobilier[23].
Politique et administration
Population et société
Les habitants de la commune sont appelés les Saint-Christophais.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[28].
En 2023, la commune comptait 409 habitants[Note 5], en évolution de −4,44 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Cultes
L'église est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Notre-Dame du doyenné de Cherbourg-Hague[31].
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Christophe des XIIe, XVe et XVIIIe siècles, avec tour et clocher en pierre. Elle abrite une statue de saint Christophe en calcaire polychrome, érigée lors du dernier quart du XIVe, classée au titre objet aux monuments historiques depuis le [32], ainsi qu'un maître-autel du XVIIIe, les fragments d'un bas-relief du XVe, des fonts baptismaux du XVIIIe, un vitrail (2007) de Fullon figurant saint Christophe, une Vierge à l'Enfant du XIVe remplacée en 1956 par une version contemporaine, un tableau la trinité du XVIIIe[25].
- En 1649, elle a pour curé Gilles Lecanu[20].
- Manoir de la Barguignerie du XVIe siècle, au lieu-dit de Foc de Bas, près de l'église, inscrit partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du [33].
- Manoir Renaissance de Saint-Christophe du XVIe siècle.
- Logis du XVIe siècle.
- Puits près de la mairie.
- Trois lavoirs.
- Croix de cimetière du XVe siècle.
- Croix de chemin dites croix du Faocq du XVIIe siècle et Michel Renaud du XVIIIe siècle.
- Oratoire Saint-Christophe du XXe siècle.
Personnalités liées à la commune
- Jacques Casimir Jouan (Saint-Christophe-du-Foc, 1767 - Tréauville, 1847), maréchal de camp.
Héraldique
| Blason | D'azur à un hêtre de sinople* sur une terrasse isolée du même, le fût accosté de deux pèlerins affrontés de sable*, accompagné au canton senestre du chef d'un croissant tourné d'or[34]. |
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|---|---|---|
| Détails | * Il y a là non-respect de la règle de contrariété des couleurs : ces armes sont fautives (sable et sinople sur azur). Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
Bibliographie
- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 190-191.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 507.
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Résumé statistique de Saint-Christophe-du-Foc sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

