Saint-Didier-de-la-Tour
commune française du département de l'Isère
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Saint-Didier-de-la-Tour est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Saint-Didier-de-la-Tour | |||||
Saint-Didier-de-la-Tour vue du ciel | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Isère | ||||
| Arrondissement | La Tour-du-Pin | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Les Vals du Dauphiné | ||||
| Maire Mandat |
Philippe Guerin 2026-2032 |
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| Code postal | 38110 | ||||
| Code commune | 38381 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cassolards / Cassolardes | ||||
| Population municipale |
2 143 hab. (2023 |
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| Densité | 146 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 33′ 20″ nord, 5° 29′ 01″ est | ||||
| Altitude | 410 m Min. 328 m Max. 554 m |
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| Superficie | 14,63 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | La Tour-du-Pin (banlieue) |
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| Aire d'attraction | La Tour-du-Pin (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de La Tour-du-Pin | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Isère
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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| Liens | |||||
| Site web | www.saintdidierdelatour.fr | ||||
| modifier |
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Située dans la petite région du Nord-Isère, la petite commune, à l'aspect encore très rurale, est adhérente à la Communauté de communes Les Vals du Dauphiné dont le siège est fixé à La Tour-du-Pin.
Ses habitants sont appelés les Cassolards[1],[2],[3], le village ayant été longtemps surnommé La Cassôla, en raison d’une source au canon (tige de roseau) de laquelle on avait, « pour en user, placé une petite casserole ». L’importante fréquentation due aux mines de lignite et au passage de la route nationale, la source étant l'unique point d’eau en faisait un lieu fort fréquenté et haut en couleur[4].
Géographie

Localisation
Le territoire de Saint-Didier-de-la-Tour se situe dans la partie septentrionale du département de l'Isère, légèrement à l'est de l'agglomération de La Tour-du-Pin. Son territoire est traversé par l'autoroute qui relie Lyon à Chambéry et la voie ferrée qui relie Lyon à Grenoble.
Le centre-ville (bourg de Saint-Didier) se situe (par la route) à 58 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 70 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 345 km de Marseille et 528 km de Paris.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes :
Les limites des territoires des communes de Saint-Didier-de-la-Tour, Le Passage, Chélieu et Montagnieu forment un quadripoint au niveau du lieu-dit Les Alphands.
Géologie et relief
Le territoire de Saint-Didier-de-la-Tour se positionne entre la plaine de Lyon et les collines du Bas-Dauphiné qui bordent les Terres froides, secteur formé par les moraines des glaciers de l'époque quaternaire déposées sur un bloc molassique[5].
Hydrographie
- Cours d'eau
Le territoire communal est sillonné par le ruisseau Jaillet et le ruisseau des moulins, d'une longueur de 5 km[6], deux affluents de la Bourbre, sillonnent le territoire de Saint-Didier-de-la-Tour.
- Plans d'eau
Le lac de Saint-Félix d’une superficie d'environ 21,5 ha est situé au nord de la commune, à proximité de la voie ferrée et de l'autoroute A43 qui relie Lyon à Chambéry.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[9] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[10]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 128 mm, avec 10,3 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pont-de-Beauvoisin à 15 km à vol d'oiseau[13], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 166,3 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Didier-de-la-Tour est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Tour-du-Pin[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Tour-du-Pin, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 4 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 4],[I 5].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (75 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (27,7 %), terres arables (26,5 %), forêts (17,3 %), prairies (15,1 %), zones urbanisées (11,7 %), eaux continentales[Note 5] (1,8 %)[16].L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Morphologie urbaine
Hameaux, lieux-dits et écarts
Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Saint-Didier-de-la-Tour, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[17].
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Voies de communication
Le territoire de la commune de La Tour-du-Pin se situe sur les axes suivants :
Voies autoroutières
L'autoroute A43, voie autoroutière qui relie la commune à Lyon et à Chambéry, mais également à l'A48 qui la relie à Grenoble grâce un échangeur situé entre la Tour-du-Pin et Bourgoin-Jallieu.
Une sortie autoroutières dessert directement la commune :
9.1 : La Tour-du-Pin-Est (sens Lyon-Chambéry)
Routes à grandes circulation
La route départementale 1006 (RD 1006) qui correspond à l'ancienne l'ancienne RN 6 reclassée en route départementale, relie la commune avec les communes de Bourgoin-Jallieu, et La Tour-du-Pin se dirigeant vers Lyon et Pont-de-Beauvoisin, en se dirigeant vers Chambéry.
Risques naturels et technologiques
Risques naturels et industriel
L'exploitation de mines de lignite mobilisait jusqu'à 600 mineurs. Celle-ci ont été exploitées jusqu’à la Première Guerre mondiale puis elles furent abandonnées. En 2008, le préfet de l’époque prit un arrêté interdisant toute nouvelle construction[18].
Risques sismiques
La totalité du territoire de la commune de Saint-Didier-de-la-Tour est située en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[19].
| Type de zone | Niveau | Définitions (bâtiment à risque normal) |
|---|---|---|
| Zone 3 | Sismicité modérée | accélération = 1,1 m/s2 |
Toponymie
Selon André Planck, auteur d'un livre sur la toponymie des communes de l'Isère, Saint-Didier-de-la-Tour, au temps de l'Ancien Régime, se dénommait « Saint-Didier-de-Pin ». Durant la Révolution française, la référence aux saints fut abolie et la commune s'est dénommée Mont-Didier, puis dès le consulat, elle prit son nom actuel en raison de sa proximité avec La Tour-du-Pin. Le nom de Saint-Didier est liée à Didier de Vienne disciple de saint Syagre et évêque de Vienne en Dauphiné en 596[21].
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère.
Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.
Moyen Âge
Temps modernes et Époque contemporaine
Politique et administration
Administration municipale
Peuplée de plus de 1 500 habitants lors de l'élection de 2014, le conseil municipal de Saint-Didier-de-la-Tour compte dix-neuf membres (8 femmes et onze hommes) dont un maire, cinq adjoints au maire et treize conseillers municipaux. En outre, la commune compte trois représentants au conseil de la Communauté de communes Les Vallons de la Tour[22].
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[25].
En 2023, la commune comptait 2 143 habitants[Note 6], en évolution de +4,79 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Médias
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité sur le canton, la communauté des communes et quelquefois sur la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
La station de radio publique généraliste Ici Isère est diffusée dans la commune et sur tout le territoire du département de l'Isère.
Cultes
Économie
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
Château de Pin
L'édifice est construit en 1674, à l'instigation et sur les plans de Jean de Vincent, conseiller du Roi de France et trésorier général de France « en la généralité du Dauphiné ». Les pierres servant à l'édification proviennent des ruines de l'ancien château de La Tour-du-Pin.
En 1730 le château et son domaine est racheté par Gaspard de Gallien de Cléret.
Le domaine du château comprend l'édifice lui-même, le parc et un ensemble de dépendances. Le bâtiment principal, de plan rectangulaire présente un corps central, assez étroit, légèrement surélevé et abritant une cave voûtée. Le bâtiment principal « comprend deux pièces uniques, au rez-de-chaussée et à l'étage et qui abritent le salon et la salle de réception, pièces entièrement habillées de boiseries ». Le troisième niveau, ajouté en 1840, « dispose d'une dizaine de chambres [avec également deux ailes], plus larges qui viennent s'ajouter au corps de logis central pour former saillie sur la façades orientale et la façade occidentale »[28]
Les autres bâtiments
- L’église actuelle Saint-Didier de Saint-Didier-de-la-Tour fut décidée par l’abbé Vallet en 1840, construite en 1842 et consacrée le .
- L’église initiale était située à proximité de la tour du Pin, dans le hameau actuel les Morts à proximité de la voie ferrée et de la bretelle autoroutière. Il y demeure l’ancien presbytère, actuelle « maison Gros ».
- La maison forte de Maison Blanche, datant du XIIIe siècle, remaniée aux XVe et XVIe siècles[29],[30].
- La maison forte du Pin, datant du XVe siècle[30].
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Saint-Didier-de-la-Tour possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Voir aussi
Bibliographie
- Michelle Berger, Histoire des communes de l'Isère : Arrondissement de La Tour-du-Pin (vol.2), Grenoble, Horvath, , 519 p., p. 34 et suivantes, « Saint-Didier-de-la-Tour »
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

