Saint-André-le-Gaz

commune française du département de l'Isère From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-André-le-Gaz [sɛ̃.t‿ɑ̃dʁe lə ɡaz] est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-André-le-Gaz
Saint-André-le-Gaz
Vue générale de Saint-André-le-Gaz.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin
Intercommunalité CC Les Vals du Dauphiné
Maire
Mandat
Christiane Gauthier-Meyer
2025-2026
Code postal 38490
Code commune 38357
Démographie
Gentilé Saint-Andréens
Population
municipale
2 754 hab. (2023 en évolution de −1,4 % par rapport à 2017)
Densité 310 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 32′ 59″ nord, 5° 32′ 06″ est
Altitude Min. 356 m
Max. 488 m
Superficie 8,89 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Saint-André-le-Gaz
(ville-centre)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de La Tour-du-Pin
Législatives 10e circonscription de l'Isère
Localisation
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Saint-André-le-Gaz
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Saint-André-le-Gaz
Liens
Site web https://saintandrelegaz.fr/
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Géographie

Situation et description

Rattaché à la communauté de communes Les Vals du Dauphiné, le territoire communal est positionné dans la partie septentrionale du département de l'Isère, dénommé localement sous le vocable de Nord-Isère, non loin de la ville de La Tour-du-Pin.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Les Abrets en Dauphiné, La Bâtie-Montgascon, Le Passage, Saint-Didier-de-la-Tour et Saint-Ondras.

Hydrographie

Le territoire de la commune de Saint-André-le-Gaz est traversé par la Bourbre, un affluent direct en rive gauche du Rhône, d'une longueur de 72,2 km[1]. Le territoire héberge également quelques étangs.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[4] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[5]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 097 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Pont-de-Beauvoisin à 11 km à vol d'oiseau[8], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 166,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,5 °C, atteinte le [Note 1].

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-André-le-Gaz est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-André-le-Gaz[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[12],[I 1]. La commune est en outre hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (36 %), zones urbanisées (27,3 %), terres arables (18,5 %), forêts (15 %), zones humides intérieures (3,2 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 1 194, alors qu'il était de 1 148 en 2015 et de 1 025 en 2010[I 2].

Parmi ces logements, 92,5 % étaient des résidences principales, 2,4 % des résidences secondaires et 5,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 84,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,8 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-André-le-Gaz en 2020 en comparaison avec celle de l'Isère et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (2,4 %) inférieure à celle du département (8,3 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 79,4 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (77,1 % en 2015), contre 61,2 % pour l'Isère et 57,5 pour la France entière[I 4].

Davantage d’informations Typologie, Isère ...
Le logement à Saint-André-le-Gaz en 2020.
Typologie Saint-André-le-Gaz[I 2] Isère[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 92,5 84 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 2,4 8,3 9,7
Logements vacants (en %) 5,2 7,7 8,2
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Voies de communication et transports

Voies routières

La route départementale 1006 (RD 1006), qui correspond à l'ancienne RN 6 reclassée en route départementale et relie la commune avec les communes de Bourgoin-Jallieu, en se dirigeant vers Lyon et du Pont-de-Beauvoisin, en se dirigeant vers Chambéry.

Voies ferrées

La gare.

La gare de Saint-André-le-Gaz est un nœud ferroviaire important dans le réseau de transport. Située sur la ligne Lyon - Grenoble, une bifurcation donne accès à Chambéry, les pays savoyards, la Suisse et l'Italie. Elle est desservie par des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes des relations, de :

Risques naturels et technologiques

Risques sismiques

L'ensemble du territoire de la commune de Saint-André-le-Gaz est situé en zone de sismicité n°3, comme la plupart des communes de son secteur géographique[16].

Davantage d’informations Type de zone, Niveau ...
Terminologie des zones sismiques[17]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2
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Autres risques

Toponymie

Cette commune est issue de la fusion vers 1790 des communautés de Saint-André-la-Palud et de Le Gaz-la-Palud. Le terme de Gaz vient du gué ou gua qui permettait dans ce lieu de franchir la Bourbre, avant que Bonaparte, en route pour la campagne d'Italie, n'ordonnât d'y édifier un pont.

Le nom de la commune est devenu trompeur lorsque la langue courante de son voisinage a basculé de l'arpitan au français. Le terme « Gaz » est en fait la graphie arpitane de gua, qui signifie en vieux français gué (avant 1800, on franchissait la Bourbre à gué au hameau du Gua). Comme partout dans les régions de langue arpitane, le -z final ne se prononce pas et marque l'accent tonique[18]. Ainsi, "Le Gaz" se prononce "Le Ga".

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Le secteur actuel de Saint-André-le-Gaz se situe à l'ouest du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.[réf. nécessaire]

Moyen Âge et Temps modernes

Époque contemporaine

La commune, instituée par la Révolution française sous le nom de Saint André la Pallud absorbe entre 1790 et 1794 celle de Le Guaz, formant alors Saint-André-le-Gaz[19].

La gare de Saint-André-le-Gaz est créée en 1861 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la troisième section, de Bourgoin à Saint-André-le-Gaz de la ligne de Lyon à Grenoble[20]. Elle devient la tête de ligne d'un embranchement vers Chambéry en [20].

La gare ferroviaire de Saint-André-le-Gaz fut visée durant la Seconde Guerre mondiale par un acte de résistance intérieure : des maquisards sabotent les rails en 1944 afin de couper les approvisionnements allemands. Ces derniers mènent le de la même année une opération de représailles dans le village qui va faire treize morts et dix déportés[21].

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de La Tour-du-Pin du département de l'Isère.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Pont-de-Beauvoisin[19]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de La Tour-du-Pin

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la dixième circonscription de l'Isère.

Intercommunalité

Saint-André-le-Gaz était membre de la communauté de communes La Chaîne des Tisserands, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine pour former le la communauté de communes Bourbre-Tisserands. Une seconde fusion intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, et cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Les Vals du Dauphiné, dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1789 1793 Louis Gentil    
1793 1836 Claude Bel    
1836 1840 Félix Billard    
1840 1846 François Chamard    
1846 1878 Félix Billard    
1878 1881 Jean Lalechère    
1881 1883 Laurent Rabatel    
1884 1888 Étienne Graillet    
1888 1900 Benoît Royer    
1900 1903 Benoît Veyret    
1903 1919 Eugène Gros    
1919 1944 Joseph Serrières    
1944 1947 Joseph Rabatel    
1947 1956 Victor Ferrand    
1956 mars 1965 Marcel Bernasconi    
mars 1965 juin 1995 Roger Gallien[22]
(1927-2022)
  Instituteur, maire honoraire
Officier des Palmes académiques
juin 1995 mars 2001 Daniel Longère[23]
(1934-2022)
   
mars 2001 2003 André Guicherd[24]   Démissionnaire
2003 mars 2014[25] Joseph Veyret   Maire honoraire
mars 2014 décembre 2025[26] Magali Guillot UMP-LR Directrice de maison de retraite
Conseillère départementale de La-Tour-du-Pin (2015 → 2021)
Vice-présidente du conseil départemental de l'Isère (2015 → 2021)
Présidente de la CC Les Vals du Dauphiné (2017 → 2023)
Réélu pour le mandat 2020-2026[27]
Démissionnaire après une condamnation à une peine d'inéligibilité
décembre 2025[28] en cours
(au 12 janvier 2026)
Christiane Gauthier-Meyer   Ancienne artisan coiffeuse
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Équipements et services publics

Enseignement

La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.

Équipements culturels

La MFR Le Chalet.
  • École de Musique Associative, qui met à disposition des cours de guitare, piano, batterie, trompette, chant[29].
  • Harmonie des Tisserands
  • Deux centres de formation (MFR Le Village[30] et MFR Le Chalet[31]), qui proposent des formations par alternance en élevage canin et félin, électrotechnique, menuiserie et mécanique automobile .

Population et société

Démographie


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2023, la commune comptait 2 754 habitants[Note 4], en évolution de −1,4 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9061 0259879701 1441 3141 3961 3791 342
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2061 2871 3121 3701 4501 4591 4471 3931 327
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3341 3711 2691 1911 3101 3051 3011 1601 240
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 3111 4061 5261 6411 9031 9612 2252 2912 404
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
2 7512 7602 754------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs

Le terrain de football.

La commune compte de nombreux clubs sportifs dont :

  • ASSA Football
  • Basket St Didier St André
  • ASSA Basket
  • Tennis Club
  • Club de Boules
  • Haltérophilie et musculation
  • Amitié Montagne
  • Détente plein air
  • Association de Chasse - La Diane
  • Association de pêche - La Gaule AAPPMA
  • École de pêche - Les Vairons
  • Club Forme et Bien Être

Médias

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Nord-Isère, un ou plusieurs articles à l'actualité sur le canton, la communauté des communes et quelquefois sur la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

Cultes

La communauté catholique et l'église paroissiale de Saint-André-le-Gaz (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Sainte-Anne qui est, elle-même, rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[35].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le château de Verel, datant de 1610, est bâti à la place d'une maison forte dont il conserve l'escalier colimaçon[36]. Y ont séjourné le poète Alphonse de Lamartine et le romancier Stendhal, au temps où la famille Beyle, sa famille, était propriétaire des lieux. À 490 m d’altitude il domine de quelque 80 m, la gare, le village, le Gua et tout le secteur environnant.
  • L'église paroissiale Saint-André est l'œuvre de l’architecte Alfred Berruyer, concepteur dans le département d’une bonne trentaine d’autres églises. S'y trouvent des toiles de Louis Vettard, notamment la Cène (inspirée de l’œuvre de Léonard de Vinci) ainsi que la chaire, œuvre probable de l’ébéniste Perrin.
  • Les ponts sur la Bourbre, une rivière, prenant sa source dans les Terres Froides de Châbons, pour former un affluent et grossir entre Loyettes et Saint-Priest de son modeste débit celui du Rhône. celle-ci est enjambée par les ponts de Tapon, de la Creuse et du Gua. Ce dernier le plus célèbre, a été construit sur un remarquable radier, remontant aux dires des spécialistes à la période gallo-romaine. La tradition veut, sans être confirmée par des écrits d’époque, que le pont proprement dit, ayant mis fin au célèbre passage à gué, dont il porte le nom, fut construit par les pontonniers du général Bonaparte pour le passage de l’Armée d’Italie.

Patrimoine naturel

  • L'étang de Tapon, est le lieu de rendez-vous apprécié des pêcheurs dès la saison commencée. Il accueille plusieurs concours et safari organisés chaque année par des associations locales[37].

Personnalités liées à la commune

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

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