Saint-Hervé
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Saint-Hervé [sɛ̃ ɛʁve] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
| Saint-Hervé | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Nicole Le Couédic 2020-2026 |
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| Code postal | 22460 | ||||
| Code commune | 22300 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
425 hab. (2023 |
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| Densité | 43 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 16′ 40″ nord, 2° 49′ 35″ ouest | ||||
| Altitude | 181 m Min. 138 m Max. 262 m |
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| Superficie | 9,83 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Loudéac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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Géographie
Situation

Saint-Hervé est une commune du centre de la Bretzgne, à la limite sud du département des Côtes-d'Armor (avec le Morbihan) et proche de la petute ville d'Uzel.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le ruisseau de Malher et le ruisseau de Rozan[1],[2],[Carte 1].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 899 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 25 km à vol d'oiseau[9], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Transports
Uzel a été desservi par le rail entre 1872 et 2006 ; toutefois la ligne de Saint-Brieuc à Pontivy, à écartement normal et à voie unique, gérée successivement par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, la Compagnie des chemins de fer de l'État et la SNCF ne traversait pas la commune, mais passait plus à l'Est sur le territoire de la commune de Saint-Hervé où se trouvait la gare d'Uzel.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Hervé est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle est située hors unité urbaine[14]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[14]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[15],[16].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (93,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (93,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (36,6 %), prairies (30,2 %), zones agricoles hétérogènes (26,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,9 %), zones urbanisées (2,7 %), forêts (1 %)[17]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La localité est attestée sous les formes Saint Herve en 1689[18], St Hervé en 1740, en 1789, en 1815, en 1820 et vers 1850[18].
Le nom Saint-Hervé est un hagiotoponyme formé du nom du saint breton Hervé[19],[20].
Plusieurs toponymes portent l'une ou l'autre des variantes de l'hagionyme : des noms de communes également, tel que Lanhouarneau dans le Finistère[21] et Saint-M'Hervé en Ille-et-Vilaine, ainsi que des Lieu-ditS[22], comme à Ploufragan par exemple, où se trouve un hameau homonyme Saint-Hervé[23].
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Herve[18].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,9 % des toponymes de la commune sont bretons[24].
Histoire
Temps modernes

La Révolution française
Jean-François Le Déist de Botidoux[Note 4], négociant en toiles à Uzel, fut élu député suppléant de la sénéchaussée de Ploërmel aux États généraux de 1789 et y siégea, profitant d'une démission, pendant toute l'Assemblée constituante, puis de mener une carrière agitée dans l'armée révolutionnaire, puis comme chef chouan, avant de se retirer au château de Beauregard en Saint-Hervé, se consacrant à des travaux littéraires[25].
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Hervé-le-Loup[26]
Le XIXe siècle

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Hervé en 1853 :
« Saint-Hervé : commune formée de l'ancienne trève de Loudéac ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Haute-Rive, Berlouse, Pré-Auffray, Lavigne-aux-Évêques, le Brandolier, la Forêt, Cosselin, Croix-Gicquel, le Canada, Rue-ès-Bouret, Place-Matignon, Legrand-Aunays, Rue-ès-Collet, Basse-Chesnaie. Superficie totale : 981 hectares 53 ares, dont (..) terres labourables 377 ha, prés et pâturages 90 ha, bois 81 ha, vergers et jardins 15 ha, landes et incultes 368 ha (..). Moulin : 1 (du Pont-Macé, à eau). Géologie : schiste talqueux. On parle le breton et le français[27]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Saint-Hervé possède une école de garçons ayant 37 élèves et une de filles en ayant 60 ; il ajoute que son territoire est « arrosé par les ruisseaux du Pas, de Rozant et du Pont » et qu'il est « accidenté, mais ne présentant que des pentes légères dans diverses directions » et qu'il est «bien boisé et planté de pommiers produisant un excellent cidre », que « l'agriculture est en progrès, sutout en ce qui concerne les prairies » et enfin que « bien que la population se livre généralement aux travaux agricoles, quelques métiers sont encore actifs et tissent des toiles fines assez recherchées »[28].
Le XXe siècle
La Première Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Hervé porte les noms des 44 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale[29].
L'Entre-deux-guerres
- Le clocher et le monument aux morts.
- Vue intérieure de l'église paroissiale Saint-Hervé.
La Seconde Guerre mondiale
Pierre Pasco, mort des suites de ses blessures à Zuydcoote le lors de la Bataille de France, est la seule personne de Saint-Hervé morte pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[29].
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[36].
En 2023, la commune comptait 425 habitants[Note 6], en évolution de +6,25 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
Personnalités liées à la commune
- Bernard Besret, religieux et réformateur.
- Jean-François Le Déist de Botidoux (1762-1823), littérateur et homme politique né au château de Beauregard à Saint-Hervé, député de l'Assemblée constituante.

