Saint-Thélo
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Saint-Thélo [sɛ̃telo] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Saint-Thélo | |||||
La croix de cimetière du XVIIIe siècle. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Anne-Laure Duédal 2023-2026 |
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| Code postal | 22460 | ||||
| Code commune | 22330 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Thélossien, Thélossienne | ||||
| Population municipale |
371 hab. (2023 |
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| Densité | 25 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 13′ 45″ nord, 2° 51′ 10″ ouest | ||||
| Altitude | 123 m Min. 97 m Max. 227 m |
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| Superficie | 14,56 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Loudéac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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En 2002, la commune a obtenu le Label « Communes du Patrimoine Rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager.
Géographie
Localisation

Le bourg de Saint-Thélo est situé à vol d'oiseau à 9 km au nord-ouest de Loudéac, à 31,5 km au sud de Saint-Brieuc, sa préfecture de rattachement et à 88 km à l'ouest de Rennes, la capitale de la Bretagne administrative. Par ses traditions, Saint-Thélo appartient au Pays gallo.
Géographie physique
Le relief de Saint-Thélo est très bosselé : les points les plus hauts sont à la limite nord-est du finage communal (227 mètres à la Lande-au-Loup) et s'abaissent progressivement vers ses autres périphéries, en raison des vallées des cours d'eau qui forment les autres limites communales : celle de l'Oust à l'ouest (qui forme la limite avec Le Quillio et Saint-Caradec), et des ses affluents de rive droite, un au nord, le Ruisseau de Malher, qui forme partiellement la limite avec Saint-Hervé, et un au sud, qui sépare Saint-Thélo de Trévé. L'Oust entre dans la commune à sa confluence avec le Ruisseau de Malher à 122 mètres d'altitude et en sort à 97 mètres d'altitude, dans l'angle sud-ouest du territoire communal. Le bourg, excentré dans la partie sud-ouest de la commune, mais proche de la vallée de l'Oust, est vers 110 mètres d'altitude.
Le sous-sol de la commune est constitué de schiste briovérien.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Oust et un autre petit cours d'eau[1],[Carte 1].
L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[2].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[6]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 912 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 26 km à vol d'oiseau[9], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[12], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Transports
Les transports sont restés longtemps extrêmement difficiles dans toute la région ; Paul Féval écrit dans son roman Chateaupauvre publié en 1877, parlant de la région de Saint-Thélo (qu'il nomme Saint-Juhel) : « Il nous restait à faire cinq lieues dans cette contrée hereuse et voisine de l'état de nature où les chemins sont des obstacles, parce qu'on appelle ainsi des tranchées raboteuses et boueuses, dont le creux est marqué par deux lignes ininterrompues de fondrières »[13].
Saint-Thélo est éloigné des grands axes modernes de circulation : la commune n'est desservie que par des routes secondaires : la principale, la D 7, est un axe nord-sud qui, côté nord, vient d'Uzel via Saint-Hervé et, côté sud, se dirige vers Saint-Caradec, mais cet axe routier ne passe pas par le bourg, desservi seulement par la D 69, qui vient côté est-sud-est de Trévé et se dirige en direction de l'ouest-nord-ouest vers Le Quillio.
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Thélo est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (75,7 %), prairies (17,3 %), zones agricoles hétérogènes (4,9 %), zones urbanisées (2 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité sous les formes San Theliaut en 1182, Parochia de Sancto Eleio en 1271, Parochia de Sancto Teleo en 1279, Sancti Teleii en 1283[19], Seint Teleu en 1298, Saint-Telou en 1426 et en 1427, Saint Thelou en 1428, 1438 et en 1514, Saint Thelo en 1516[19], Sainct-Elo en 1480 et Sainct-Helo en 1569[20], S. Eloy en 1630[19], Saint Ehelo en 1709[19].
Le nom Saint-Thélo est officialisé par un arrêté du .
La commune doit son nom à saint Thélo ou saint Théleau, saint breton plus ou moins mythique de l'Armorique, comme saint Edern associé à un cerf, peut-être une forme christianisée de l'ancien dieu celte Cernunnos.
En breton, la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Sant-Teliav[19].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 22,5 % des toponymes de la commune sont bretons[21].
Traditionnellement les habitants parlaient le gallo comme en témoigne au XIXe siècle Paul Féval qui en fournit plusieurs exemples dans son roman Chateaupauvre. Il est encore usité.
Histoire
Moyen-Âge
Saint-Thélo est issu du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Cadélac[Note 4], née d'un défrichement au sein de la forêt de Loudéac. Le nom de Saint-Thélo, écrit "San Theliaut", apparaît dans un acte de 1182 énumérant les biens des Templiers en Bretagne[22].
Saint-Thélo devient une paroisse vers 1428. La seigneurie de la Motte-d'Ornon possédait la quasi-totalité de la paroisse (sauf le Pavillon et la Ville-Blanche qui appartenaient à partir de 1505 à la famille Bonamour[Note 5], qui habitait le manoir du Pavillon) et disposait du droit de haute justice. Françoise de Malestroit est la propriétaire de la seigneurie de La Motte-d'Ornon en 1543 ; ses successeurs prirent par la suite le nom de Des Mottes. Le manoir de la Motte-d'Ornon est abandonné dès le deuxième quart du XVIe siècle, et celui du Pavillon a aussi disparu[23].
Temps modernes

Dès le XVIe siècle, Saint-Thélo est au cœur de la production toilière qui regroupe une soixantaine de oaroisses du centre de la Bretagne. Dans la paroisse la oroduction s'organise autour de quelques gros écarts : La Ville-au-Galle, L'Abbaye, Botidou, Le Gouézo, La Ville-au-Breil notamment. L'évolution du nombre des baptêmes selon les registres paroissiaux illustre la croissance démographique de la paroisse : une cinquantaine en moyenne annuelle entre 1602 et 1625, 80 en moyenne les années du quart de siècle suivant, 126 en 1691, 155 en 1735[22].
Des manoirs sont construits dans le courant du XVIIIe siècle : Botifoux en 1729 (alors habité par la famille Le Deist de Botidoux) ; La Ville-au-Breil et enfin en 1762 le manoir de l'Abbaye, dit aussi Châteaupauvre (Paul Féval y résida un temps dans la première moitié du XIXe siècle)[22].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Thélo en 1778 :
« Saint-Thélo ; sur une colline, près la rivière d'Oust ; à 7 lieues au Sud de Saint-Brieuc, son évêché ; à 19 lieues de Rennes ; et à 4 lieues de Quintin, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 2 000 communiants[Note 6] : la cure est à l'alternative. Le territoire est traversé au Nord par les montagnes du Mené, et renferme des terres en labeur [labour], des prairies, et beaucoup de landes. Les habitants font du cidre. La haute justice de Bonamour appartient à M. de Bonamour[24]. »
Révolution française

Le cahier de doléances de Saint-Thélo, qui contient 30 articles, est rédigé le lors de la réunion de l'assemblée des paroissiens imposables âgés d'au moins 25 ans (leur liste est fournie) en vue de la préparation des États généraux de 1789, tenue sous la présidence de François Raffray, avocat à la cour, juge du dit lieu, résidant à Loudéac ; Joseph François Guérin (négociant à la Ville-au-Breil)[Note 7] et Ollivier Latimier[Note 8] furent élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée[25].
En 1790 un recensement effectué par le premier maire de la commune indique 124 tisserands dont 17 sont mendiants, 41 considérés comme très pauvres et 47 seulement comme ayant une certaine aisance[26].
Le recteur Tardivel, né en 1731 à Allineuc, refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, devenant donc prêtre réfractaire; il émigra en 1792 à Jersey où il mourut l'année suivante. Guillaume Lecovec, né en 1755 à Saint-Thélo, vicaire, émigra également ; après le Concordat de 1801 il devint curé, puis recteur de Saint-Thélo jusqu'à sa mort le [22].
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom de Thélo-sur-Oust[27].
Le XIXe siècle
En 1825 on recensait encore à Saint-Thélo 150 tisserands et 250 paysans-tisserands. Jean Martin[28] dénombre 21 blanchisseries (pour blanchir les toiles) actives entre 1730 et 1840 à Saint-Thélo et de nombreux doués, dénommés aussi étendoirs[26]. Mais la crise de l'activité toilière entraîne un fort déclin démographique qui s'est poursuivi jusqu'à nos jours : le nombre des naissances n'est plus que de 70 en moyenne annuelle entre 1800 et 1833, la population totale de la commune passant de 2 225 habitants en 1793 à ¥1 979 en 1836 (il n'est plus que de 372 habitants en 2023).

En 1841 deux paysans pauvres de Saint-Thélo héritèrent d'un frère, François Rault, qui, enlevé par des Cosaques lors du Passage de la Bérézina, avait finalement été protégé par le tsar et, s'étant fixé à Saint-Pétersbourg, y avait fait fortune dans le commerce des vins[29].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Thélo en 1853 :
« Saint-Thélo : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Haute-Rive, les Fontenelles, le Bouffo, la Villeneuve, la Ville-Blanche, l'Abbaye, la Ville-au-Pré, la Ville-au-Galle, Bel-Air, la Cassière, la Prise, Kerpriat, le Pontillon, la Croix-Allain, Osan, la Bois-de-la-Motte, le Canton, Carduna, la Lande-au-Loup, le Graland, la Ville-au-Breil, le Gouezo, Bolidou. Superficie totale 1 456 hectares 31 ares, dont (..) terres labourables 1 070 ha, prés et pâturages 209 ha, bois 11 ha, vergers et jardons 22 ha, landes et incultes 61 ha (..). Moulins : 2 (de Bizoin, de Saint-Thélo, à eau). Ce saint est le même que saint Théliau, évêque de Standaff, au Pays de Galles. En Haute-Bretagne on le nomme aussi saint Dolay, et il y a quelques églises sous son invocation. Il y a, en outre de l'église, les chapelles des Saints Anges et de Saint-Pierre, qui ne sont desservies qu'une fois chaque année, à leur fête patronale. La grande route de Pontivy à Uzel traverse cette commune dans sa partie est, courant du nord au sud, du pont de Gouezo à celui de Bellevue. Géologie : schiste talqueux. On parle le breton et le français[30]. »
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Saint-Thélo possède une école de garçons ayant 55 élèves et une de filles en ayant 52. Il indique que son terrtoire est « accidenté, très boisé, arrosé de nombreux cours d'eau, généralement bon et fertile, surtout dans la vallée de l'Oust, planté de pommiers dontble cidre est de bonne qualité » et préciee aussi que « sur la route de Saint-Brieuc à Lorient, à 2 km du bourg, on voit une belle croix en granite érigée par un enfant de cette paroisse, l'abbé Raffray, mort à Saint-Brieuc le , chapelain de la Providence et auteur de plusieurs ouvrages de dévotion[31].
En 1884 Théophile Ducrocq écrit que la tradition des boîtes à crâne (boîtes qui contiennent le chef d'une personne décédée) perdure à Saint-Thélo[32].
Le XXe siècle
Le déclin démographique de Saint-Thélo s'est poursuivi tout au long du XXe siècle, la commune passant de 2 058 habitants en 1901 à 444 habitants en 1999 et se poursuit dans les premières décennies du XXIe siècle (371 habitants en 2023) en raison d'un fort exode rural principalement.
La Belle Époque



Une première tentative d'inventaire des biens d'église échoua à Saint-Thélo le [33].
En application de la Loi sur les associations les religieuses qui étaient à Saint-Thélo furent expulsées en : « Ces jours derniers, par ordre du préfet, la gendarmerie, appuyée par la troupe de ligne, est venue expulser de l’immeuble qu’elles occupaient depuis si longtemps à Saint-Thélo (Cótes-du-Nord) les religieuses qui se dévouaient avec tant de désintéressement à l’enseignement de la jeunesse. Toutes les portes étaient solidement barricadées, aussi a-t-il fallu travailler longtemps pour défoncer les portes. Le sous-préfet de Loudéac dirigeait l'expédition. Un grand nombre d'habitants étaient là et ont éloquemment protesté par leur attitude. Le maire et l'adjoint avaient refusé de prêter leur concours à cette honteuse besogne » écrit le La Corrispondenza Romana, reprenant un article publié initialement par le journal L'Univers[34].
En les biens ayant appartenu à la fabrique de l'église de Saint-Thélo sont attribués à la commune de Saint-Thélo[35].
L'adjudication des travaux de construction d'une école de garçons a lieu à Saint-Thélo le [36].
L'élevage des chevaux, et notamment des juments poulinières, était important à Saint-Thélo : par exemple en plusieurs éleveurs de Saint-Thélo obtiennent des prix au concours de juments poulinières de Loudéac[37].
Deux foires annuelles sont créées en 1913 à Saint-Thélo, l'une le premier mardi de mai, lendemain des fêtes locales et l'autre le dernier lundi de septembbre, lendemain de la fête des Saints-Anges[38].
La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Thélo porte les noms des 39 soldats morts pour la Patrie durant la Première Guerre mondiale[39]. Parmi eux 9 soldats sont morts en Belgique (dont 7 dès l'année 1914 : Étienne Blazy le à Sambreville; 4 le lendemain () : Félix Boscher et Étienne Robert à Falisolle, Léon Le Demnat à Maissin et Mathurin Rolland à Biesmerée) ; Mathurin Galerme le et Élie Le Floch le ) ; Jean Le Marchand et Élie Le Saux en 1915 ; par aileurs Julien Le Cam est mort le , donc après l'armistice, à Gusen (Allemagne) ; tous les autres sont morts sur le sol français, dont Louis Hamonic, Louis Le Maux et Mélian Méhanèze, décorés à la fois de la Medaille militaire et de la Croix de guerre[40].
L'Entre-deux-guerres
Le monument aux morts de Saint-Thélo, initialement apposé sur le calvaire du cimetière, a désormais la forme d'un muret en moellons de granite surmonté d'une croix chrétienne et sur le devant de laquelle est apposée une plaque en marbre contenant la liste des morts de la guerre, surmontée de l'inscription "Aux enfants de Saint-Thélo morts pour la patrie 1914-1918" et d'une palme. Deux autres plaques ont été par la suite apposées, l'une pour les morts de la Seconde Guerre mondiale, l'autre pour les morts de la Guerre d'Algérie[41].
Une "fête de l'armistice" est organisée chaque année à Saint-Thélo après la guerre : celle de 1924 eût lieu le [42] ; la première, organisée le , fut dénommée "Fêtes de la victoire"[43].
- La Place de l'église vers 1925.
- La Place de la mairie vers 1925.
- L'école vers 1925.
- Route et ponts sur les rivières vers 1940.
Des courses de chevaux étaient organisées sur l'hippodrome du bourg de Saint-Thélo : par exemple celles de 1936 se déroulèrent le dimanche [44]. Le pardon des Saints-Anges était aussi l'occasion d'organiser des courses de chevaux, par exemple le [45].
La Seconde Guerre mondiale
Le monument aux morts de Saint-Thélo porte les noms de 6 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale. Parmi ces victimes, Jean Glon est mort au printemps 1940 dans les Ardennes lors de la Bataille de France ; Ange Bourges est mort à l'hôpital Fénélon de Troyes le ; Emmanuel Ropert est mort le à son domicile en Saint-Thélo ; Joseph Rault, prêtre, prisonnier de guerre, est mort en captivité au stalag XIII-C où il était aumônier ; Alice Roullé, résistante, déportée au camp de concentration de Ravensbrück, est morte en déportation le ; les circonstances du décès de Joseph Le Strat ne sont pas précisées[39].
L'"Union sportive de Saint-Thélo" adhère en 1942 à la FGSPF[46].
Des combats entre des résistants et des Allemands se déroulèrent à Saint-Thélo le lors de la Libération[22].
L'après Seconde Guerre mondiale
Deux soldats originaires de Saint-Thélo (André Lecant et Jean Renouard) sont morts pour la France durant la guerre d'Algérie[39] .
Le remembrement a été effectué en 1968, faisant disparaître le paysage de bocage de la commune, qui présente désormais un aspect dénudé.
La chapelle Saint-Pierre de Malhère, qui datait de 1689, est détruite vers 1970[23].
Politique et administration
Les modifications administratives
Saint-Thélo a fait partie de l'arrondissement de Loudéac entre 1801 et 1926, et de l'arrondissement de Saint-Brieuc depuis.
La commune a appartenu au canton d'Uzel entre 1801 et 2015, au canton de Mur-de-Bretagne entre 2015 et 2021, dénommé depuis 2021 canton de Guerlédan.
La commune a été membre de la communauté de communes du Pays d'Uzel-près-l'Oust, créée au . Possédant moins de 5 000 habitants, cette intercommunalité disparaît le et la commune intègre à cette date la Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac[47].
Les maires successifs
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[54]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[55].
En 2023, la commune comptait 371 habitants[Note 24], en évolution de −11,67 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
En 2002 la commune de Saint-Thélo a obtenu le label "Commune du Patrimoine Rural de Bretagne" pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager[23].
- Saint Thélo est sur la Route du Lin, animation qui valorise un patrimoine très ancien de la région. La commune accueille en particulier la "Maison des Toiles" dans une bâtisse ancienne aménagée. La « Route du Lin » rassemble deux sites muséographiques situés dans des communes voisines : « La maison des Toiles » à Saint-Thélo et « l’Atelier-Musée du Tissage » à Uzel[57].
- Église paroissiale Saint-Thélo : en forme de croix latine, elle date du XVIIe siècle et comprend une nef avec des bas-côtés de quatre travées et un chœur à pans coupés ; deux chapelles forment les bras du transept, celle des fonts baptismaux est accolée au clocher ; l'église possède un petit porche côté nord et un plus grand côté sud ; et trois retables datant de la fin du XVIIe siècle, ainsi que des statues anciennes de sainte Barbe et de saint Laurent et une, moderne, de saint Thélo[58]. L'église a été classée monument historique en 2021.
- Vue intérieure de l'église paroissiale.
- Église Saint-Thélo : bénitier.
- Croix de cimetière ou calvaire, inscrit aux monuments historiques par arrêté du [59].
- La croix du cimetière (XVIIIe siècle).
- Chapelle des Saints-Anges : de plan rectangulaire, elle date de 1696 et a été construite avec l'autorisation des seigneurs dr la Motte-d'Onon. Les tableaux de l'autel proviendraient de l'ancienne chapelle Saint-Tugdual, située à la fontaine aux Maux, détruite vers 1750 ; le retable du maître-autel est du milieu du XVIIIe siècle[60].
- De nombreuses maisons et fermes présentent un intérêt patrimonial[61], dont 34 au moins (plus en réalité, mais les preuves manquent) sont des bâtiments liés au passé toilier de la commune[26], par exemple la maison du marchand de toiles Pierre Boscher-Delangle (ancien maire de Saint-Thélo)[62], la maison de tisserand de Botidou[63], la maison de blanchisseurs de la Cassière[64], etc..
Personnalités liées à la commune

- Olivier Glais-Bizoin (1742-1801), homme politique né à Saint-Thélo, député des Côtes-du-Nord de 1791 à 1792.
- Paul Féval (1816-1887), écrivain, possédait, au lieu-dit « l'abbaye », une demeure à Saint-Thélo que sa famille avait acquise dans les années 1840[65]. À plusieurs reprises, il y séjourne et il y écrit plusieurs de ses romans. Il s'inspire notamment de la vie quotidienne des paysans locaux dont la rudesse des mœurs lui inspireront quelques textes littéraires. Dans son roman Châteaupauvre[66], publié en 1877, il évoque aussi le passé toilier de Saint-Thélo. Aujourd'hui, un centre de loisir porte son nom dans cette commune des Côtes-d'Armor.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Saint-Thélo sur le site bretagnecentre.bzh
