Saint-Léry

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Saint-Léry [sɛ̃ leʁi] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Saint-Léry
Saint-Léry
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Ploërmel Communauté
Maire
Mandat
Daniel Manenc
2026-2032
Code postal 56430
Code commune 56225
Démographie
Gentilé Léritin, Léritine
Population
municipale
210 hab. (2023 en évolution de +11,11 % par rapport à 2017)
Densité 133 hab./km2
Population
unité urbaine
5 592 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 27″ nord, 2° 15′ 17″ ouest
Altitude 75 m
Min. 58 m
Max. 89 m
Superficie 1,58 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ploërmel
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Saint-Léry
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Saint-Léry
Liens
Site web www.saintlery.fr
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Géographie

Situation

Carte de la commune de Saint-Léry et des communes avoisinantes
Communes limitrophes de Saint-Léry
Mauron Mauron
Mauron Saint-Léry Gaël
Ille-et-Vilaine
Mauron Mauron

La commune de Saint-Léry est presque enclavée dans la commune de Mauron qui l'enserre au sud, à l'ouest et au nord. Elle est limitrophe côté est de la commune de Gaël et du département d'Ille-et-Vilaine.

Elle est à la limite nord-ouest de la forêt de Paimpont, mythique Brocéliande.

Relief et hydrographie

Relief

Saint-Léry est une commune de petite superficie dont le relief est assez plat : le point le plus haut (89 mètres) est à la limite nord-ouest de la commune et le point le plus bas est à 58 mètres à la pointe sud-ouest du finage communal, d'où un dénivelé de seulement 31 mètres. Le bourg, excentré à l'est du territoire communal, est vers 65 mètres.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Doueff et le ruisseau de Brambily[1],[2],[Carte 1].

Le Doueff, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune de Mauron et se jette dans l'Yvel à Mauron[3]. Il s'agit d'un affluent de l'Yvel et sous-affluent du Ninian (lequel est un affluent de l'Oust et fait donc partie du bassin hydrographique de la Vilaine), qui sert côté est de limite communale avec Gaël et départementale avec l'Ille-et-Vilaine et côté sud avec Mauron. son affluent de rive droite le Ruisseau de Brambily sert aussi un temps de limite communale avec Mauron.

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Saint-Léry[Note 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang de la Chapelle (3,53 ha)[Carte 1],[4].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 737 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 6,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 16 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].

Transports

La route principale, qui traverse la partie ouest de la commune, est la D 766 (ancienne Route nationale 166 déclassée, allant de Vannes à Dinard). Le bourg n'est desservi que par des routes secondaires.

Une piste cyclable a été aménagée sur le site occupé par l'ancienne ligne ferroviaire de Ploërmel à La Brohinière entre les bourgs de Saint-Léry et de Mauron.

Paysages et habitat

Le nord-est de la commune est occupé par le château du Loû, son domaine boisé et son étang. Les seuls autres écarts de la commune sont la Croix Loriche et La Noē des Grées.

Malgré la petitesse de la commune, deux zones d'activités économiques s'y sont développées : l'une au sud de la commune sur la rive droite du Doueff, entre les hameaux de La Noë des Gréees et Brambilly en direction de Mauron ; l'autre est le parc d'activités des Pierres Blanches à la limite ouest de la commune.

Le bourg traditionnel a développé une périurbanisation côté sud-ouest en direction du bourg de Mauron.

Urbanisme

Typologie

Au , Saint-Léry est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (80,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (41,5 %), zones urbanisées (23 %), terres arables (20,4 %), prairies (15 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la commune vient du saint éponyme qui aurait fondé un monastère sur le territoire au VIIe siècle[19].

Histoire

Préhistoire

François-Marie Cayot-Delandre signale en 1847 l'existence de deux tumuli vous l'un de l'autre et élevés d'environ 4 mètres[20].

Moyen-Âge

Saint Léri [Léry] est un saint breton du VIIe siècle dont le culte n'existe qu'à Saint-Léry et, sous le nom de saint Laur, à Montertelot[21] (l'assimilation de saint Laur à saint Léry est toutefois incertaine). Léry, Livry ou Laurus aurait été disciple de saint Méen[22] et serait né en Grande-Bretagne. Débarqué à Aleth, il vint peu après dans la région (la légende lui prête d`avoir descendu le cours de l'Oust en se servant de son manteau comme canot jusqu'à Montertelot[23]), le roi Judicaël l'ayant doté de terres près de Mauron.

Mais ce récit est incertain (un autre récit hagiographique le fait naître dans le Broerec): la Vita Leri n'est connue qu'à travers deux manuscrits datant du XVIIIe siècle, le premier étant celui de Dom Lobineau, qui écrit que Léri « y bâtit une cellule, ou petit monastère, qui a depuis porté son nom et qui, ayant été ruiné par la suite, soit par le décadence naturelle des bâtiments anciens, soit par les Normands, n'est plus aujourd'hui qu'une paroisse qui conserve le nom et le tombeau de saint Léri »[24].

Saint-Léry ː l'enfeu de saint Léry dans l'église paroissiale (carte postale).

À Saint-Léry, la légende fait venir la dépouille de Léri [Léry] dans un cercueil en pierre traîné par des bœufs et suivi d’un petit chien[25].

Le tombeau de saint Léry se trouve dans l'église paroissiale (en réalité un enfeu puisque le corps du saint a été transféré dans l'abbaye Saint-Julien de Tours lors des invasions normandes et qu'il y fut détruit par des protestants en 1562) ; Joseph-Marie Le Mené le décrit ainsi : « Le saint est représenté couché, tenant la crosse d'une main, un livre de l'autre et appuyant les pieds sur un lévrier. Sur le devant sont sculptés quatre anges en prière, séparés par des colonnettes ; sur la bordure de la table se lit une inscription gothique en relief : Cy fut mips te corps de monsigneur sainct Léri »[26].

Une motte féodale se trouve à proximité du château du Loû.

Selon Jean-Baptiste Ogée, en 1400, le manoir de Saint-l'Héri appartenait à Jean de Saint-l'Héri ; le manoir du Loup, à Pierre Thomas[27].

Temps modernes

En 1730, Saint-Léry appartenait au doyenné de Montfort, à la seigneurie de Gaël (antérieurement, au XIe siècle, à l'abbaye de Saint-Méen) et à la sénéchaussée de Ploërmel[28].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Saint-Léry en 1778 :

« Saint-L'Héri : dans un fond ; à 3 lieues au Sud de Saint-Malo, son évêché ; à 9 lieues de Rennes ; et à 4 lieues et demie de Montauban, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 300 communiants[Note 3]: la cure est présentée par l'Abbé de Saint-Méen. Le territoire, couvert d'arbres et buissons, renferme des terres labourables, des prairies, et des landes. Cette paroisse porte le nom de son fondateur Saint L'Héri, à qui Judicaël, Roi de Bretagne, donna, l'an 632, un terrain pour y bâtir un monastère, où il demeura avec ses compagnons. Ce monastère ayant été ruiné par les guerres, on a édifié fur ses ruines une église paroissiale en l'honneur de ce saint[27]. »

La seigneurie du Loû a appartenu successivement aux familles Thomas (en 1400), du Blé, Perrault (en 1514), du Fail (à la fin du XVIe siècle), Avril et Desgrées[28] (en 1656 Gillette Avril, veuve de Jean de Cosquat et décédée sans enfant, lègue par testament sa fortune et la vaste seigneurie du Loû à son neveu, Jean Desgrées[Note 4]). Jean-Baptiste Ogée indique aussi que vers 1778 le manoir du Loup [Loû] appartenait à M. Du Loup des Grées[Note 5] et que les maisons de Lanloup, de la Noë-Verte, de Kerdivel, Kervernec, Kerguistin, et du Plessis-au-Prévôt datent de l'époque moderne[27].

Révolution française

Saint-Léry est érigé en commune en 1790 et la paroisse est transférée dans le diocèse de Vannes lors du Concordat de 1801.

Le XIXe siècle

En 1829 Yves-Raoul Desprez de la Morlais, grâce à l'argent reçu par la Commission d'Indemnité, en exécution de la loi du , au profit des anciens propriétaires ou ayant-droit des anciens propriétaires de biens-fonds confisqués ou aliénés révolutionnairement, achète le château du Loû à une branche cadette de la famille Desgrées du Loû.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Saint-Léry en 1853 :

« Saint-L'Héry ou Saint-Léry : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. Géologie : schiste argileux. On parle le français [en fait le gallo][29]. »

Le XXe siècle

La Belle Époque

Emmanuel Desgrées[Note 6], seigneur du Loû, avocat, fut le fondateur du journal L'Ouest-Éclair en 1899.

Bertrand Desprez de la Morlais, maire de Saint-Léry, fut condamné à 25 francs d'amende pour outrages aux gendarmes de la brigade de Mauron lors de l'inventaire des biens d'église auquel il s'opposa[30]. Il fut révoqué le [31]

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Léry porte les noms de 13 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux Lucien Théaud, caporal, est mort de maladie le alors qu'il était interné en Suisse ; tous les autres sont morts sur le sol français (dont Raoul Des Prez de la Morlais, capitaine au 270e régiment d'infanterie , chevalier de la Légion d'honneur et Croix de guerre avec palme, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé et Eugène Guillotin, sergent au 161e régiment d'infanterie, Croix de guerre avec étoile d'argent, tué à l'ennemi le à Saint-Hilaire-le-Grand (Marne)[32].

L'Entre-deux-guerres

Le monument aux morts de Saint-Léry.

Anne des Prez de la Morlais[Note 7], fille de Maurice des Prez de la Morlais (alors maire de Saint-Léry), se marie le à Saint-Léry avec François Desgrées du Loû[Note 8] (fils d'Emmanuel Desgrées, fondateur du journal L'Ouest-Éclair), l'un des deux fondateurs le du journal Ouest-France, avec son beau-frère Paul Hutin-Desgrées.

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Saint-Léry porte les noms de 2 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale : Eugène Communier, prisonnier de guerre mort le à Staßfurt, un kommando dépendant du camp de concentration de Buchenwald et Guy Des Prez de la Morlais, résistant, pilote d'avion, mort le au camp de concentration de Bergen-Belsen[32](il est le fils de Anne-Marie et Armand des Prez de La Morlais).

Politique et administration

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1798 Guillaume Boscher   Officier public.
1798 1815 Julien Mahé[Note 9]    
1815 1834 Pierre Desbois[Note 10]    
1835 1860 Jean-Marie Mahé[Note 11].   Fils de Julien Mahé, maire entre 1801 et 1807.
1860 1865 Yves-Raoul Desprez de la Morlais[Note 12]   Officier d'infanterie. Conseiller général de 1848 à 1864. Habitait le château du Loû.
1865 1892 Jean-Marie Bouchard[Note 13]   Laboureur et marchand.
1892 1907 Bertrand Desprez de la Morlais[Note 14]   Propriétaire. Conseiller général entre 1871 et 1875. Habitait le château du Loû. Révoqué le [31].
Les données manquantes sont à compléter.
1933   Maurice Desprez de la Morlais[Note 15]   Vicomte. Ancien élève de l'école Spéciale Militaire de Saint-Cyr (Promotion « de Bourbaki »).
Capitaine d'infanterie, capitaine aviateur à Épinal (dit « 1er bombardier de France » pendant la Grande Guerre), lieutenant-colonel[33].
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1956 ? François Desgrées du Lou DVD Directeur adjoint d'Ouest-France
         
2001 2008 Maurice Josse SE  
2008 décembre 2010 Raymond Thebaud    
décembre 2010 23 mai 2020 Annick Homo[Note 16]   Religieuse[34]. Chevalier de l'Ordre national du mérite le .
23 mai 2020[35]
Réélu en 2026[36]
en cours Daniel Manenc    
Les données manquantes sont à compléter.
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Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[38].

En 2023, la commune comptait 210 habitants[Note 17], en évolution de +11,11 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
300305294328318311288291314
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
291284287261246247271279265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
256245240201201185190182177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
14913610899161164171173181
Davantage d’informations - ...
2015 2020 2023 - - - - - -
189208210------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

    • Croix du jardin du presbytère surmontant la fontaine Saint-Léry :
  • Château du Loû, (construit au XVIIIe siècle,rénové en 1830) ; il a été rénové en 1830), fief de la famille Desgrées du Loû, dont plusieurs membres ont fait des carrières militaires ou médiatiques importantes.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Voir aussi

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