Mauron

commune française du département du Morbihan From Wikipedia, the free encyclopedia

Mauron [mɔʁɔ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Faits en bref Administration, Pays ...
Mauron
Mauron
L'église Saint-Pierre.
Blason de Mauron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Ploërmel Communauté
Maire
Mandat
Yves Chasles
2020-2026
Code postal 56430
Code commune 56127
Démographie
Gentilé Mauronnais, Mauronnaises
Population
municipale
3 163 hab. (2023 en évolution de +2,63 % par rapport à 2017)
Densité 47 hab./km2
Population
unité urbaine
5 592 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 59″ nord, 2° 17′ 05″ ouest
Altitude Min. 47 m
Max. 130 m
Superficie 67,23 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Ploërmel
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Mauron
Liens
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    La commune de Mauron fait partie de Ploërmel Communauté, du canton de Ploërmel (avant la réforme administrative de 2014 Mauron était le chef-lieu du canton de Mauron) et de l'arrondissement de Pontivy.

    Géographie

    Situation

    Cette commune du nord-est du Morbihan est limitrophe des départements des Côtes-d'Armor et d'Ille-et-Vilaine. Rennes (Ille-et-Vilaine) est à 57 km à l'est. Vannes, la préfecture, est à 71 km au sud (S-S-E) ; Lorient à 100 km au sud-ouest ; et Quimper à 161 km à l'ouest par Lorient. Au nord, Dinan est à 50 km et Saint-Malo à 81 km[1].

    Mauron est aussi à proximité de la forêt de Paimpont, parfois considérée comme la mythique Brocéliande.

    Communes limitrophes

    Carte de la commune de Mauron et des communes avoisinantes.

    La petite commune de Saint-Léry forme presque une enclave au sein de la partie nord-est de la commune.

    Relief et hydrographie

    Le finage de Mauron présente un dénivelé de 83 mètres entre son point le plus haut (130 mètres dans la "Landes de la Chapelle", à la pointe sud-est de la commune, à la limite avec Paimpont et Néant-sur-Yvel) et son point le plus bas (47 mètres, à la limite ouest de la commune, à l'endroit où l'Yvel quitte le territoire communal, au niveau du hameau du Bois-de-la-Roche). La pointe nord de la commune, là où sont implantées les éoliennes, est également élevée, atteignant 111 mètres d'altitude. Le bourg de Mauron est vers 75 à 80 mètres.

    L'ensemble de la commune fait partie du bassin hydrographique de l'Yvel, affluent de l'Aff et sous-affluent de la Vilaine. L'Yvel, qui sert un temps de limite avec Saint-Brieuc-de-Mauron et aussi plus en aval avec Néant-sur-Yvel, alimente ensuite le Lac au Duc, reçoit sur le territoire de Mauron plusieurs affluents : le principal est le Doueff, qui traverse la partie centrale de la commune et passe juste au sud-est du bourg, alimentant l'étang de la Folie (un plan d'eau de 3 hectares, propriété communale, créé dans la décennie 1970 à proximité du centre-ville puis agrandi en 1992-1993)[2] ; cette rivière reçoit les eaux de plusieurs affluents : le Ruisseau de Brambily, le Ruisseau de Barenton et le Vaurois (qui alimente les étangs des Landes et de la Chapelle) étant les principaux. L'Yvel reçoit plusieurs autres affluents : le Ruisseau de Camet et l'affluent de celui-ci le Ruisseau de Rezo sur sa rive droite, le Ruisseau de Pivolet sur sa rive gauche.

    Voies de communication et transports

    La D 766 traverse la commune, reliant Dinan (50 km) et Saint-Malo (81 km) au nord à Vannes (71 km au sud-ouest).

    Mauron était autrefois située à un carrefour où se croisaient l'axe conduisant de Dinan (50 km au nord) et Saint-Malo (81 km au nord) à Vannes (Route nationale 166), et celui de Rennes à Lorient (ancien tracé de la Route nationale no 24). De nos jours, la route de Rennes à Quimper est la N24, aménagée en voie express jusqu'à Lorient puis la N165 Nantes-Brest, mais cette route ne passe plus par Mauron.

    Transports scolaires : un service est assuré pour les élèves scolarisés à Mauron, Ploërmel et Coëtquidan[3].

    La ligne ferroviaire de La Brohinière à Ploërmelvoie unique, mais à écartement standard), mise en service en 1884, a fermé pour le trafic voyageurs en 1971 et pour les marchandises en 1998. Mauron est devenu la gare extrême de la section conservée mais désaffectée[4].

    L'ancien tronçon ferroviaire entre Questembert et Mauron a été aménagé en voie verte.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Yvel, le Doueff, le Camet[5], le Rézo[6], le ruisseau de Brambily[7], le ruisseau de Pivolet[8], le Barenton[9], le Mare Forêt[10], le ruisseau de Quetel[11], le Vaurois[12], le Vauvouan[13] et divers autres petits cours d'eau[14],[Carte 1].

    L'Yvel, d'une longueur de 58 km, prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans le Ninian à Taupont, après avoir traversé douze communes[15].

    Le Doueff, d'une longueur de 17 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Yvel sur la commune[16].

    Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Chapelle (1,38 ha), l'étang de la Folie (3,47 ha) et l'étang des Landes (1,23 ha)[Carte 1],[17].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[18]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[19]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[20]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[21]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[22],[23].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 770 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[18]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 16 km à vol d'oiseau[24], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[25],[26]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 1].

    Paysages et habitat

    Mauron présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées. Le bourg est en position relativement centrale, un peu décalé vers l'Est toutefois, au sein du territoire communal.

    Une partie périphérique de la forêt de Paimpont, dénommée "Les Landes de la Chapelle", se trouve dans le sud-est de la commune, qui contient par ailleurs plusieurs bois (le principal étant aux alentours du château du Plessis, mais aussi le Bois du Ferron, la Haie de Gaël, etc..) et des zones de landes assez étendues.

    Le bourg de Mauron a beaucoup grossi depuis la Seconde Guerre mondiale avec une création de nombreux lotissements entraînant une forte périurbanisation. Le parc d'activités économiques de Brocéliande a été créé au sud du bourg, en bordure de la D 766. Par contre le reste de la commune a conservé son caractère rural.

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Mauron est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[27]. Elle est située hors unité urbaine[28] et hors attraction des villes[29],[30].

    Occupation des sols

    Le tableau ci-dessous présente l' occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

    Davantage d’informations Type d’occupation, Pourcentage ...
    Occupation des sols en 2018
    Type d’occupation Pourcentage Superficie
    (en hectares)
    Tissu urbain discontinu 2,9 % 196
    Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 1,3 % 84
    Extraction de matériaux 0,7 % 46
    Équipements sportifs et de loisirs 0,4 % 26
    Terres arables hors périmètres d'irrigation 63,1 % 4231
    Prairies et autres surfaces toujours en herbe 6,1 % 408
    Systèmes culturaux et parcellaires complexes 13,3 % 890
    Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 3,8 % 253
    Forêts de feuillus 1,6 % 109
    Forêts de conifères 5,1 % 339
    Forêts mélangées 1,8 % 122
    Source : Corine Land Cover[31]
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    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Mauron en 1152[32], Morron villam fortem[32] et Morron en 1371[33], Mauron en 1426, en 1427 et en 1441[33], Mauronio en 1477[33], Mauron en 1480, en 1513 et en 1590[33], Mouron en 1630[33], Mauron en 1717 et en 1739[33], Moron en Mouron en 1771[33], Mauron vers 1785[33].

    D'après ce relevé, la forme Mauron apparaît au milieu du XIIe siècle. L'attestation Morron villam fortem de 1371 rappelle que le site était fortifié.

    Le nom de la commune semble être d'origine romane et dérivé d'un anthroponyme Maurus ou Maurius, suivi du suffixe de localisation à la fois gaulois et latin -on(em)[34],[35],[36].

    Une prononciation du nom de la localité en gallo a été rapportée sous la forme « Maouron » en 1954 par Henri-François Buffet[37],[32].

    En breton, le nom est Maoron. C'est également la forme normalisée préconisée par l'Office public de la langue bretonne[33].

    Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 30,0 % des toponymes de la commune sont bretons[38].

    Histoire

    Préhistoire

    Le dolmen des Pierres Gouffier, correspondant probablement aux sites ultérieurement désignés sous le nom de dolmen de la Saudraie et les Roches des Champs Morgan.

    Un dolmen ruiné, nommé les Pierres Gouffier, est situé près de la Saudraie[39]. Il a été déplacé à Mauron en 1974 (afin d'être utilisées pour ériger un monument commémoratif de la Bataille de Mauron) avant d'être remis en place dans la lande en 1997[40].

    Protohistoire

    Un dépôt monétaire de 180 monnaies coriosolites a été découvert fortuitement en 1934. L'archéologie aérienne dévoile une multitude de fermes gauloises qui attestent de la richesse agricole du territoire, traversé par la voie romaine Rennes-Quimper. Un souterrain de type armoricain a également été mis au jour, ainsi que deux bustes gaulois en grès[41]. Ces bustes sont de conception similaire à celle des quatre statuettes gauloises retrouvées dans la forteresse aristocratique du Camp de Paule[42].

    Moyen Âge

    Saint Judicaël y bâtit un monastère au lieu-dit Saint-Léry.

    La première citation historique de Mauron date de 1152[35].

    Bataille de Mauron (1352)

    Le , pendant la Guerre de succession de Bretagne, six cents Franco-Bretons, dont Jean IV de Beaumanoir, Tanguy Ier du Chastel, Raoul IX de Montfort-Gaël (seigneur suzerain de Mauron), accompagné de son fils et de ses beaux-frères, Jean Ier du Plessis, son capitaine pour Mauron, et Renaud II de Montauban, fils du seigneur du Bois-de-La Roche (en Néant-sur-Yvel), (soutenant le roi de France Jean II le Bon, protecteur de Charles de Blois), sous la conduite du maréchal d'Offemont, Guy II de Nesle ; ils s'opposent à la troupe anglo-bretonne (soutenant le parti de Jean de Montfort) commandée par Gaultier de Genteley (ou Venteley ou Benteley), secondé par Tanguy du Chastel, Garnier de Cadoudal et Yves de Trésiguidy[Note 2], qui occupaient le château de Mauron (lequel a, depuis, totalement disparu). L'endroit où se livre la bataille de Mauron semble être près du village du Bois-de-la-Roche. Le parti du roi perd la bataille le , laissant sur le terrain du combat de nombreux morts dont le maréchal d'Offemont, le comte de la Marche[Note 3], les seigneurs de Briquebec[Note 4] et de Beauvais[Note 5], Alain VII (11e vicomte de Rohan), Jean de Tinténiac[Note 6] et un nombre considérable de chevaliers (près de 140)[43].

    Les pierres des Champs-Morgan sont un ancien monument mégalithique utilisé pour l'érection d'un monument commémorant la bataille de Mauron[44]. Ce monument mégalithique qui avait servi à l'ancien monument de la commémoration de la bataille de Mauron ont été remplacés en 1997 par une sculpture de Dominique Le Tarnec[45].

    Les seigneuries

    Les ruines du château du Plessix au début du XXe siècle (carte postale). Ce château avait été construit au XVIIIe siècle en remplacement d'un château antérieur et il a été détruit au XXe siècle.

    La seigneurie du Plessix-Mauron est connue depuis au moins 1190, année où Guillaume Ier du Plessix, chevalier banneret, fut l'un des quarante barons et chevaliers bretons portant bannière qui combattirent en 1214 à la bataille de Bouvines pour le compte du roi Philippe-Auguste. Son petit-fils Geoffroi du Plessix participa à la Première Croisade de saint Louis en 1249. Cette seigneurie resta dans la famille du Plessis de Grenédan jusqu'en 1572, année où Jeanne du Plessix-Mauron, devenue héritière, la porta en raison de son mariage avec Jean de Bréhan, dans la famille de Bréhan[46].

    Leur fils, Louis de Bréhan, né le , capitaine de 290 hommes d'armes, fut blessé à la bataille de Craon en 1592, puis soutint duc de Mercœur pendant les Guerres de religion.

    La seigneurie du Bois de la Roche (en Néant) étendait sa juridiction sur les paroisses de Néant, Campénéac, Guilliers, Mauron, Saint-Brieuc-de-Mauron et Tréhorenteuc, dont les châtelains du Bois de la Roche étaient fondateurs et prééminenciers. Elle avait droit de haute justice, avec auditoire, prisons, cep et collier, fourches patibulaires à 4 piliers, four à ban et halles, de quintaine ou de soule, qui se couraient chaque année dans la grande cour du château et aux bourgs de Néant, de Saint-Brieuc-de-Mauron et de Tréhorenteuc[47].

    L'abbaye de Paimpont eut aussi des droits seigneuriaux importants à Mauron.

    Temps modernes

    Carte de Cassini de la paroisse de Mauron, (partie nord, 1803).
    Carte de Cassini de la paroisse de Mauron, (partie sud, 1785).

    Jean de Bréhan (1605-1681), fils de Louis de Bréhan, châtelain du Plessis [Plessix], fut conseiller au Parlement de Bretagne et obtint en 1655 l'érection de la terre de Mauron en baronnie. Son fils Maurille de Bréhant (1631-1682), seigneur de Mauron et conseiller au Parlement de Bretagne, époux de Louise de Quelen, obtint l'érection de la baronnie en vicomté. Leur petit-fils Louis-Robert-Hippolyte de Bréhan, né en 1699 à Rennes, ambassadeur de France en 1729, fut tué le par l'armée russe à Dantzig lors de la Guerre de Succession de Pologne[48].

    Jeanne Marguerite de Bréhant de Mauron, fille de Maurille de Bréhant et Louise de Quelen[Note 7], épousa en 1684 Charles de Sévigné, devenant ainsi la bru de Madame de Sévigné.

    En 1778 le château de Mauron appartenait à Dandigné de la Chasse[Note 8], seigneur de l'endroit[49].

    Au XVIIIe siècle, une foire avait lieu le , jour de la saint Simon.

    Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Mauron en 1778 :

    « Mauron ; gros bourg, sur la route de Ploërmel à Saint-Méen pour Dinan ; à 14 lieues un quart au Sud-Sud-Ouest de Saint-Malo, son évêché ; à 9 lieues de Rennes ; et à 4 lieues de Ploërmel, sa subdélégation et son ressort. Il s'y exerce une haute justice, et il s'y tient un marché le lundi, et deux foires par an. M. Dandigné de la Chasse est seigneur de la paroisse dont la cure est à l'Ordinaire. Le nombre des habitants est de 3 900. Le territoire, qui est plat et couvert [de bocage], renferme des terres en labeur [labour] , des prairies arrosées des eaux de la Rivière au Duc, et des landes ; on y fait du cidre[49]. »

    Révolution française

    Le Moine, recteur de Mauron, ainsi que Gérard et Bernard, tous deux curés de Mauron, font partie des signataires d'un texte publié le par le journal L'Ami du roi annonçant l'opposition des signataires à la Constitution civile du clergé[50].

    La commune de Mauron devient en 1793 chef-lieu du canton de Mauron et est rattachée au district de Ploërmel, puis en 1801 à l'arrondissement de Ploërmel.

    Le XIXe siècle

    A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Mauron en 1853 :

    « Mauron (sous l'invocation de saint Pierre) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui cure de 2e classe ; bureau d'enregistrement; brigade de gendarmerie à cheval. (..) Principaux villages : la Bodinais, le Fumar, la Touche-ès-Chantouse, Guihiac, le Ros, les Fossés, l'Abbaye, la Ville-Février, le Validé, le Terron, la Touche-Legout, Monterblot, le Désert, le Grand Valet, Kerguily, le Boyer, la Haye Bellouan, le Coudray, Penfaut, Lediemec, les Portes, le Plessix, la Ville-Jehan, la Ville-ès Melais, la Saudraie, Lagrée, Ménéhy, Cataha, Lefeu, le Bois-de-la-Roche, le Tertre, la Touchette. Superficie totale 6 684 hectares 65 ares, dont (..) terres labourables 3 348 ha, prés 680 ha, bois 152 ha, vergers et jardins 96 ha, landes et incultes 2 083 ha, étangs 14 ha, châtaigneraies 3 ha (..). Maisons principales : le Boyer, la Ville-Dacy, Ferron. Moulins de la Chapelle, de la Nation, de Penfant, de Grelos, du Plessix, du Bouvier, du Boger, Servand, du Cardinal, à vent ; de Launay, du Ros, du Cellier, Carhaillan, Plégué, des Vaux, des Nouettes, de la Chapelle, à eau. Il y a foire le premier vendredi de janvier ; au Bois-de-la-Roche les quatrièmes jeudis de février, mars et novembre ; à Mauron les premiers vendredis d'avril, de juillet, d'octobre et le quatrième jeudi d'août. Marché le vendredi. La route royale n° 166, dite de Vannes à Dinan, passe sur cette commune de l'ouest à l'est. Géologie : schiste talqueux ; ardoisières exploitées. On parle le français [en fait le gallo][46]. »

    En 1854 la commune de Mauron, ainsi que de nombreuses communes des alentours, est ravagée par une épidémie de dysenterie[51].

    La gare de Mauron au début du XXe siècle.

    Le monument aux morts du canton de Mauron porte les noms de 26 soldats morts pour la France pendant la Guerre de 1870[52].

    En 1883 une épidémie de variole frappe environ 500 personnes et fait 60 morts[53]. Mauron est aussi touché en mai et juin 1900 par une épidémie de fièvre typhoïde[54].

    Le la ligne ferroviaire (Ligne de Ploërmel à La Brohinière, gérée par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest) est mise en service. Cette ligne ferroviaire, à écartement standard et à voie unique, longue de 41 km, comprenait entre Ploërmel et La Brohinière ; 5 gares étaient situées à Loyat, Néant-Bois de la Roche, Mauron, Gaël et Saint-Méen ; la ligne fut gérée par la suite par le réseau Ouest-État, puis par la SNCF, ferma en 1972 pour le trafic voyageurs et totalement en 1998[55].

    Le XXe siècle

    La Belle Époque

    Il existait six coiffes différentes dans le canton de Mauron vers 1900 : la "Marie-Louise", la "Coiffure" (en tulle brodé, portée principalement par les jeunes filles), la "Coiffe double" ( en mousseline, portée par les femmes), la "Catiole", le "Bonnet" et la "Polka"[56].

    Mauron à la Belle Époque
    Mauron ː la fête du décrite par le journal L'Ouest-Éclair avant l'incendie survenu le soir-même.

    Le soir du , jour de fête locale avec retraite aux flambeaux, feu d'artifice et fanfare de l'Harmonie Saint-Armel (de Néant), un important incendie détruisit plusieurs maisons et fermes dans le bourg de Mauron[57].

    Le Joseph Monin, industriel, est autorisé à construire un chemin de fer à voie étroite et à traction électrique « pour transporter les produits de la mine de Paimpont (du minerai de fer extrait au niveau de l'actuel "Étang bleu" en Paimpont) à la gare de Mauron »[58]. Mais cette ligne n'eût qu'une existence éphémère, la mine de fer étant déjà fermée en 1907.

    L'école privée des filles de Mauron, tenue par les Sœurs de Saint-Gildas-des-Bois, est fermée en juillet 1902 en vertu de la loi sur les congrégations[59].

    En 1903 Mauron n'avait encore aucun éclairage public : « nous ferons remarquer à M. le Maire que deux ou trois lanternes dans le bourg ne feraient pas mal pour celui qui est étranger au pays et qui arrive le soir en ce moment-ci. Cela ne porterait pas beaucoup préjudice au budget, et les habitants de Mauron verraient à se conduire le soir »[60].

    Les funérailles de Mgr Guillois, ancien évêque du Puy-en-Velay, sont célébrées le dans l'église de Mauron ; son corps est inhumé dans l'église[61].

    La nouvelle chapelle Saint-Utel peu après sa construction (carte postale).

    L'ancienne chapelle de Saint-Utel, construite au XVIIIe siècle par Jean du Boyer, seigneur du Launay, est détruite vers 1910 et remplacée par une nouvelle chapelle, de style néoroman[62], dont la construction a été décidée en janvier 1910 et commence en novembre 1911 ; la nouvelle chapelle est inaugurée le [63].

    Le un meeting aérien rassembla plus de 10 000 personnes sur la lande de Mauron[64].

    La Première Guerre mondiale

    Le monument aux morts du canton de Mauron porte les noms de 452 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[52]. Le Livre d'or du ministère des pensions en comptabilise 180 originaires de la commune de Mauron dont 7 morts en Belgique (Ange Marion à Ham-sur-Sambre, Léon Eustache, Pierre Coudé, Pierre Porcher et Joseph Rolland à Maissin, tous les cinq dès le ainsi que Mathurin Dardaine et Jean Mignot en 1915) ; Eugène Jan a disparu le lors de la bataille de Sedd-Ul-Bahr en Turquie ; Ange Pambouc, marsouin, a été tué à l'ennemi le en Grèce ; Ange Leray est mort de maladie le en Albanie ; Constant Foloreille le , Ernest Gendrot le et Eugène Lucas le , soit 10 jours après l'armistice, sont morts tous les trois alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne ; tous les autres sont morts sur le sol français (parmi eux Pierre Agaësse, Mathurin Corbin, Ange Delourme, Jean Gaidier, Pierre Guilloux, Jean Leglatin et Joseph Morice ont toius les sept été décorés à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre, Pierre Délugeard, Eugène Guillon et Joseph Salmon tous les trois de la Croix de guerre et Jean Agaësse de la Médaille militaire)[65].

    L'Entre-deux-guerres

    Mauron ː la Place de l'église et le monument aux morts vers 1920 (carte postale).

    Le monument aux morts de Mauron est un monument cantonal qui porte les noms des morts de la Guerre de 1870, de la Première Guerre mondiale, de la Seconde Guerre mondiale, de la Guerre d'Indochine et de la Guerre d'Algérie ; il est érigé près de l'église de Mauron et a la forme d'un pilier commémoratif surmonté d'un pot à feu à son sommet et est orné d'une palme végétale[66]

    Mauron ː les courses de chevaux vers 1925 (carte postale).

    Des courses hippiques étaient organisées sur l'hippodrome des Bruyères entre les deux guerres mondiales (la "Société des Courses de Mauron" a été créée en 1912), par exemple en 1920[67], ou encore en 1936 (le journal L'Ouest-Éclair écrit alors que « situé sur les confins de trois départements, Mauron se trouve particulièrement bien placé pour attirer les turfistes »[68]) ; même celles du furent organisées en dépit de la guerre imminente[69]. Un club de football L'Indépendante mauronnaise existait dans la décennie 1930[70] (une équipe dénommée Stade mauronnais jouait déjà des matches en 1909[71]).

    Dans la nuit du 21 au un grave incendie faillit détruire tout un quartier de Mauron et détruisit des immeubles à l'angle de la Grande Rue et de la Rue de la Gare[72].

    La Seconde Guerre mondiale

    Le un soldat allemand est tué et son corps est découvert dans une rue de Guilliers ; le , une grande rafle est organisée en représailles par l'occupant allemand à Guilliers et dans les communes voisines : 500 personnes sont rassemblées dans la cour de l'école publique de Guilliers et 43 hommes sont retenus, enfermés pendant 5 jours dans l'école puis emmenés à la gare de Mauron et envoyés au camp de Royallieu, puis déportés par le convoi du 22 mars 1944 au camp de concentration de Mauthausen ; parmi eux 6 sont morts en déportation : Raymond Doublet (mort le ), Joseph Groseil (mort le ), Jean Jegorel (mort le ), Prosper Vacher (mort le ), Ernest Quesnel (mort le ), Eugène Jagoury (mort le )[73]. Une stèle commémorative a été érigée en 2009 près de l'ancienne gare de Mauron[74].

    Le monument aux morts du canton de Mauron porte les noms de 27 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi eux Pierre Dupont, Lucien Fichet, André Guyomard, Georges Leduc, Constant Lorand, Louis Pidou, Louis Pierre, Eugène Porché, Marcel Quernée et François Quéau sont des soldats morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; Joseph Pépion est mort en déportation en Allemagne le  ; Emmanuel Morla le et Christian Rolland du Noday le sont morts en captivité en Allemagne, Anne Goré (sœur Marguerite Marie) est une victime civile de la guerre tuée à Rennes le lors d'un bombardement[52].

    Le , les chars de Patton pénètrent en Bretagne en libérateurs pour gagner Brest. La 6e division blindée américaine, aidée par la résistance locale, fait sauter le verrou allemand installé dans l'agglomération, après trois heures de combat ; Vital Percebois, résistant, et trois soldats américains (Andrew Brugger, James Coleman et Charles Roodman)[75], sont tués ce jour-là par les Allemands[76].

    L'après Seconde Guerre mondiale

    Entre 1946 et 1960 plusieurs dizaines de jeunes de Plumaugat, Éréac, Lanrelas, Mauron, Saint-Méen, etc.. sont partis faire la récolte des betteraves à sucre dans le nord de la France pour gagner leur vie et améliorer l’ordinaire de leur famille restée au pays[77].

    Le monument aux morts du canton de Mauron porte les noms du lieutenant Jean Dessus et du caporal-chef Pierre Deniel, morts pour la France pendant la Guerre d'Indochine. Deux soldats (Ange Berthelot et André Martin) de Mauron sont morts pour la France pendant la Guerre d'Algérie[52].

    Le XXIe siècle

    Un parc éolien constitué de 5 éoliennes d'une puissance installée de 2 000 KW chacune, est exploité par EDF énergies nouvelles ; il est situé près de la limite nord-ouest de la commune avec celle d'Illifaut. Un nouveau projet d'installation en 2022 d'un parc de 4 à 6 éoliennes (à 2 km du bourg d'Illifaut et à 5 km de celui de Mauron) est prévu par la société Windvision, ce qui a provoqué la réactivation de l'association "Treize vents" qui s'y oppose, arguant de la présence de 80 éoliennes dans la région avoisinante[78].

    Politique et administration

    Tendances politiques et résultats

    Rattachements administratifs

    Faisant partie depuis en 1801 de l'arrondissement de Ploërmel, lequel est supprimé en 1926, la commune passe alors dans l'arrondissement de Vannes, avant de rejoindre en 2017 l'arrondissement de Pontivy lors de la création de la communauté de communes de Ploërmel Communauté.

    Liste des maires

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs[79]
    Période Identité Étiquette Qualité
    Maurice Duclos[80] SFIO Garagiste et pompier, résistant FTP
    Jean Allain[Note 22] MRP
    puis RI
    Négociant en bois. Conseiller général de Mauron (1945 → 1964).
    Désiré Delalande[Note 23]    
    Louis Nogues[81] PCF Mécanicien automobile
    Henri Thébault DVD
    puis RPR
    Instituteur
    Conseiller général de Mauron (1964 → 1982)
    Ancien député-maire d'Angoulême
    Démissionnaire
    Désiré Delalande   Déjà maire en 1964-1965.
    Claude Dréano   Ingénieur et chef d'entreprise
    Michel Colleu PS Agriculteur
    [82] Jean-Marie Desgrées du Loû DVD Journaliste et patron de presse
    Président de la CC de Mauron (2001 → 2005)
    Décédé en fonction (meurt dans un accident à l'étranger).
    Christian Perrocheau DVD Directeur de société retraité
    Président de la CC de Mauron (2005 → 2014). Maire honoraire en 2015[83].
    [84] [85] Eugène Grasland[Note 24] DVD Artisan retraité
    Démissionnaire pour raison de santé[86]. Chef d'entreprise (peintre en bâtiment).
    [87]
    Réélu en 2020[88]
    en cours Yves Chasles DVD Exploitant agricole et administrateur
    d'une coopérative agricole
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    Finances communales

    En 2014, la commune était endettée pour 3 484 495 €, soit 1 015 € par habitant (3 433 habitants au ), une hause de 5,40 % sur les 3 dernières années, pour une moyenne française de 710  par habitant en 2014 (la moyenne française étant en baisse de 0,84 % sur les 3 dernières années)[89]. La capacité de désendettement voisine autour de 7.0 années[90].

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[91]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[92].

    En 2023, la commune comptait 3 163 habitants[Note 25], en évolution de +2,63 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    3 7504 2343 6083 7204 2294 1013 9674 2324 246
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    4 2084 2594 2104 1304 2084 4604 4464 4814 476
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    4 3374 2754 1673 8693 7493 7203 7003 5273 304
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
    3 3703 2163 2373 3653 3963 1963 1703 0973 284
    Davantage d’informations - ...
    2015 2020 2023 - - - - - -
    3 1053 1763 163------
    Fermer
    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[93] puis Insee à partir de 2006[94].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Langue bretonne

    À la rentrée 2017, 32 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique[95].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Édifices religieux

    • Église paroissiale Saint-Pierre ; l'église actuelle date de 1886-1887, son aménagement intérieur de 1893 ; sa tour carrée et massive se remarque de loin. Son portail provient de l'ancienne église, date de 1525 et présente des portes géminées avec des vantaux sculptés et des voussures décorées de dix scènes inspirées de légendes du XIIe siècle, inscrites aux monuments historiques. Elles se trouvent désormais à l'intérieur. Différentes parties ont donc été apportées au fil du temps, la sacristie a des menuiseries de style Louis XIII, la tour date de 1713, la charpente de 1726. L'église possède d'anciens vitraux visibles dans l'abside.
    • Chapelle Sainte-Anne du XVIIe siècle, sur le village de Beuve, à proximité d'un château détruit en 1676.
    • Chapelle Sainte-Suzanne ; située au Coudray-Baillet, elle date du XVIIIe siècle.
    • Chapelle Saint-Utel : située à Pont-Ruelland, la chapelle actuelle, de style néoroman, dédiée à Notre-Dame-de-Toute-Aide, a été construite entre 1911 et 1913. Elle est dédiée à un saint par ailleurs inconnu, mais plusieurs légendes le concernent[62]. Deux statues en grès datant du IIe siècle et du Ier siècle avant J.C., retrouvées par des paysans dans des champs proches, font penser qu'un lieu de culte ancien existait déjà à cet endroit à ces époques[97].

    Édifices civils

    • Château de Boyer (XIV-XV-XVI-XVIIème siècles) : il a été la propriété successive des familles Loret, Huchet, Haouissée de La Villéan et Monneraye ; sa chapelle privative est dédiée à saint Uniac et date du XVIIe siècle.
    • Château de La Ville-Davy (XVIIIe siècle) : il a été la propriété successive des familles Loret, La Jouyère, La Haye et du Noday.
    • Château du Ferron : datant de 1747, il a été rasé en 1937[39].

    Divers

    L'Hippodrome des Vélizées lors d'une course hippique en 2023.
    • L'hippodrome des Vélizées ; géré par la "Société des Corses de Mauron" créée en 1912, il remplace depuis 1986 les anciens hippodromes des Bruyères (pendant l'Entre-deux-guerres) et de la Ville-Davy (après 1945) : ses pistes sont en gazon[98].

    Patrimoine naturel

    Aucune surface de la commune n'a été retenue dans l'inventaire national du patrimoine naturel[99]. Mais l'environnement naturel de Mauron ne manque pas d'attraits pour autant.

    Mauron est un point de départ de la voie verte Mauron Questembert, réalisée par le conseil général du Morbihan et ouverte en 2002, qui emprunte l'ancienne emprise de la voie de chemin de fer de la ligne de Ploërmel à La Brohinière puis le parcours de la ligne de Questembert à Ploërmel.

    Un « chemin nature » de km a été aménagé du côté sud de Mauron, répertoriant la flore rencontrée à l'aide de 130 petits panneaux d'information le long du parcours. Il débute au lavoir et emprunte le chemin du Coucou pour revenir par la voie verte. Il a été inauguré le , journée du patrimoine. La tonte y est effectuée tardivement (mesure de protection de l'écosystème local)[100].

    Mauron présente aussi un chemin géologique, le verger de l'École Buissonnière et un plan d'eau aménagé. La Maison du Morbihan participe également au développement du tourisme local[100],[101].

    Culture

    Mots et Tempo est organisé tous les ans en période estivale par la commune sur le thème culturel et dure environ 5 semaines[102].

    Balade dans le passé au Pays de Mauron est une exposition permanente dans les rues de Mauron de 21 reproductions en grand format (3 × 2 m) de cartes postales des années 1900 illustrant divers lieux locaux ; la plupart de ces cartes postales sont l'œuvre de Constant Mignot, né à Néant-sur-Yvel en 1875. Depuis 2013 un dépliant propose un parcours de ces images du passé, avec commentaires sur chaque photo[103].

    Mauron est située à proximité de la forêt de Paimpont souvent associée à la mythologique forêt de Brocéliande.

    La commune accueillait le festival Ils ne mauron pas, au cours duquel de nombreux musiciens écossais du label Chemikal Underground se sont produits, c'est le sujet d'un film documentaire britannique baptisé Lost In France sorti en 2017[104],[105].

    Héraldique

    « De gueules, à un léopard d'argent ».

    Devise : « Foi de Bréhand vaut mieux qu'argent »[106].

    Personnalités liées à la commune

    Notes et références

    Voir aussi

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