Saint-Martin-d'Écublei
commune française du département de l'Orne
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Saint-Martin-d'Écublei est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.
| Saint-Martin-d'Écublei | |
La mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Intercommunalité | CC des Pays de L'Aigle |
| Maire Mandat |
Mickaël Hérault 2026-2032 |
| Code postal | 61300 |
| Code commune | 61423 |
| Démographie | |
| Gentilé | Écubleins ou Écubléens |
| Population municipale |
625 hab. (2023 |
| Densité | 52 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 47′ 26″ nord, 0° 40′ 40″ est |
| Altitude | Min. 182 m Max. 248 m |
| Superficie | 11,94 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | L'Aigle (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de L'Aigle |
| Législatives | 2e circonscription de l'Orne |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | https://stmartindecublei.fr/ |
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune de Saint-Martin-d'Écublei est située en France, au sud du pays d'Ouche, dans le département de l'Orne et est limitrophe de l'Eure, en périphérie nord-est de L'Aigle.
Son bourg est à 4,5 km au sud-ouest de Rugles et à 5 km au nord-est de L'Aigle[1].
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de l'Aigle, ainsi que dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Chéronvilliers, Rugles, Saint-Antonin-de-Sommaire, Saint-Nicolas-de-Sommaire et Saint-Sulpice-sur-Risle.
Géologie et relief
L'altitude de la commune varie entre un minimum de 182 mètres et un maximum de 248 mètres, soit une altitude moyenne de 215 mètres.
Elle s'étend sur 1 195 hectares, mesure sept kilomètres de longueur sur une largeur de 3 kilomètres aux points les plus éloignés.
Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Risle, le Cauche, le Finard et un bras de la Risle[5],[6],[Carte 1].
La Risle, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de Planches et se jette dans la Seine à Berville-sur-Mer, après avoir traversé 52 communes[7].
Le Cauche, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Saint-Symphorien-des-Bruyères et se jette dans la Risle à Rugles, après avoir traversé cinq communes[8].
Le Finard, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Rai et se jette dans la Risle sur la commune, après avoir traversé cinq communes[9].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 739 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de L'Aigle à 5 km à vol d'oiseau[16], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,4 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Saint-Martin-d'Écublei est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de l'Aigle, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 32 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (76,1 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46,6 %), prairies (25,9 %), forêts (23,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %)[22].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 304, alors qu'il était de 298 en 2016 et de 281 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 86,1 % étaient des résidences principales, 8 % des résidences secondaires et 6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Martin-d'Écublei en 2022 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (8 %) par rapport au département (10,6 %) et à la France entière (9,7 %).
Voies de communication et transports
Voies routières
La commune est desservie par l'ancienne route nationale 830 (actuelle RD 930), qui donne accès à L'Aigle au sud et à Rugles, Conches-en-Ouche et Évreux au nord-ouest.
Depuis la fermeture de la ligne de Saint-Martin-d'Écublei à Conches[23] et de la gare de Saint-Martin-d'Écublei, la station de chemin de fer la plus proche est la gare de L'Aigle.
Risques naturels et technologiques
Commune située dans une zone de sismicité très faible[24].
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Escublaio au XIe e, Escubleyo en 1350, Scublatum (lire Scublacum).
Il s'agit d'une formation gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum[25],[26], suffixe d'origine celtique servant à la localisation, puis à définir la propriété. Le premier élément Écubl- représente l’anthroponyme gaulois ou gallo-romain Scopilius[26] ou Scopilus[25],[27].
Homonymie avec Écublé (Eure-et-Loir, Escublé 1250) et Escoublac (Loire-Atlantique, de Scublaco 1050)[25]
L'élément Saint-Martin- atteste un culte lié à la pénétration du christianisme dans les milieux ruraux et parallèle à la mise en place de l'organisation territoriale à l'époque mérovingienne (Ve au VIIe siècle), saint Martin, évêque de Tours de la deuxième moitié du IVe siècle, dont une statue de pierre datant du XVIIe occupait la niche au-dessus du porche de l'église, a donné son nom à de nombreuses paroisses en Normandie.
Remarques : Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom d'Écubley-sur-Rille, voire Écubley sur Ille[28]. Le bulletin des lois la cite sous le nom de Saint-Martin-d'Embley en 1801[29], ce qui est une erreur manifeste. Plus récemment et de manière globale, le conseil général de l'Orne a fait modifier la graphie de tous les toponymes terminés par -y en les faisant remplacer par un -i, de la même manière, il a simplifié les graphies des toponymes du type Mesnil en Ménil, etc.
Le gentilé est Écublein ou les Écubléen.
Histoire
Préhistoire
Des haches ont été mises au jour sur le territoire, datées — avec beaucoup de réserves — de l'Âge du bronze[30].
Révolution française et Empire
L’abbé Duval, écarté de ses fonctions en , du fait qu’il n’avait pas voulu reconnaître l’évêque constitutionnel du département[31], a été inhumé en 1826 au cimetière de la paroisse.
Époque contemporaine
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1942 dans l'arrondissement de Mortagne-au-Perche du département de l'Orne[I 1].
Elle faisait partie de 1793 à 1982 du canton de l'Aigle, année où celui-ci est scindé et la commune rattachée au canton de l'Aigle-Est[28]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de l'Aigle[I 1] qui compte désormais sept communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Orne.
Intercommunalité
Saint-Martin-d'Écublei était membre de la communauté de communes du Pays de L'Aigle, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes du Pays de la Marche pour former, le , la communauté de communes des Pays de L'Aigle et de la Marche.
Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité transitoire a fusionné avec la communauté de communes du canton de La Ferté-Frênel, qui n'atteignait pas ce seuil, pour former, le , la communauté de communes des Pays de L'Aigle dont est désormais membre la commune[I 1].
Administration municipale
Compte tenu de l'importance de la population de la commune, son conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et ses adjoints[32].
Liste des maires
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].
En 2023, la commune comptait 625 habitants[Note 5], en évolution de −3,99 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
- Culture de céréales, de légumineuses et de graines oléagineuses[52].
- Culture et élevage associés.
- Culture de légumes, de melons, de racines et de tubercules.
- Élevage d'autres bovins et de buffles.
- Élevage de chevaux et d'autres équidés.
Tourisme
Commerces, services et industrie
- La commune de Saint-Martin-d'Écublei dénombrait, en 1841, trente-neuf tréfileurs et tréfileuses résidant principalement aux Gondrillers mais aussi au Mesnil, à Landrière, au Lentil et à Boni.
- En 1886, la commune comptait, en tout, 53 ouvriers et 87 personnes vivant de l'industrie.
- Artisans locaux.
- Commerces et services de proximité à L'Aigle, Saint-Sulpice-sur-Risle, Montsecret-Clairefougère[54].
Budget et fiscalité 2024
En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[55] :
- total des produits de fonctionnement : 257 000 €, soit 388 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 204 000 €, soit 307 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 92 000 €, soit 139 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 161 000 €, soit 243 € par habitant ;
- endettement : 179 000 €, soit 270 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 8,93 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 44,37 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 26,95 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 24 660 €[56].
| Postes | en milliers d’€ | en € par habitant | Moyenne de la strate |
|---|---|---|---|
| Taxe d’habitation (y compris THLV) : taux voté :8,93 % (Moyenne de la state : 14,13%) | 83 € | 125 € | 215 € |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties : taux voté : 44,37 % (Moyenne de la state : 35,43 %) | 461 € | 696 € | 1 110 € |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 26,95 % (Moyenne de la strate : 43,97 %) | 64 € | 96 € | 75 € |
| Taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : taux voté : 0,00 % | 0 € | 0 € | 0 € |
| Cotisation foncière des entreprises : taux voté : 0,00 % | 0 € | 0 € | 0 € |
| Source : Ministère de l’Économie et des Finances[57]: | |||
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église[58]. Construite en deux temps, l'église dédiée à saint Martin, se dresse sur le versant nord de la vallée de la Risle. La nef, partie la plus ancienne de l'édifice, date du XVIIIe siècle, tandis que le chœur et la sacristie ont été ajoutés au XIXe siècle. Cependant la présence de fenêtres à meneaux fait plutôt penser à des parties du XVe siècle. Deux plaques encastrées dans la maçonnerie permettent de dater l'édifice : la première dans la nef au-dessus du transept, indique Anno Domini 1772, la seconde, à l'extérieur de la sacristie, côté est, porte l'inscription suivante 1860, bâtie par les soins de M. X(avier) de Fontaines Président du Conseil de la Fabrique, Étaient Curé : M. V. Lucas (Ch(anoine)H(onoraire) de Séez, Maire M. F. Quatravaux, trésorier M. F. Monnier[59]. La paroisse de Saint Martin d’Ecublei a été rouverte au culte en conformité avec la circulaire du sous-préfet du quatrième arrondissement communal du département de l’Orne en date du . Cette mesure a été prise dans le cadre du régime concordataire français, dans l’année suivant la signature du « Concordat » , le , entre Bonaparte 1er Consul, et le pape Pie VII. Ce traité établissait notamment les attributions de chacun quant à la pratique religieuse du fait que, par décision de la Révolution française, les domaines et les possessions de l’Église (bâtiments, objets, terres agricoles, bois et forêts) avaient été déclarées bien national ou Domaine national par le décret des biens du clergé mis à la disposition de la Nation du .
- Patrimoine mobilier de l'église Saint-Martin :
- * retable, autel, tabernacle et tableau : Assomption[60]
- * tabernacle[61].
- * peinture (panneau peint) : Saint Sébastien[62].
- * peinture (panneau peint) : Saint évêque[63].
- * tableau : Saint évêque[64].
- * tableau : Saint Augustin[65].
- * tableau : Transfiguration[66].
- * baiser de paix : Saint Jean-Baptiste enfant[67].
- * ciboire[68].
- Patrimoine religieux.
- L'église Saint-Martin.
- L'intérieur de l'église Saint-Martin.
- Le monument aux morts près de l'église.
- Monuments commémoratifs : Monument aux morts[69].
- Jean Joseph Victor Maurice Gauvain, 58e régiment d'infanterie coloniale (58e RIC)[70].
- Le menhir d'Écublai[71], encore appelé le gravois de Gargantua, décrit par F. Galleron en 1828, se trouve au lieu-dit la Ferme d'Écublei (aujourd'hui situé sur la commune voisine de Saint-Sulpice-sur-Risle). atteste l'occupation humaine à la période néolithique (400 à 1500 avant Jésus-Christ).
- La fontaine Saint-Santin[72], source ferrugineuse connue dès l'époque gallo-romaine (50 avant Jésus-Christ à 481 après Jésus-Christ) pour ses vertus curatives.
- La voie romaine no 3 de Condé-sur-Iton à Bayeux, encore appelée chemin Perré, longeait la rive gauche de la Risle et drainait les activités de la région.
- Une motte féodale existait au Haut Moyen Âge[73], puis un château connu au XIe siècle, au lieu-dit la Ferme d'Écublei près duquel, d'après G. Vaugeois, l'historien aiglon, on apercevait encore à la fin du XIXe siècle « les traces des anciens fossés du château d'où le propriétaire actuel a fait tirer depuis peu des pierres des anciennes fondations ».
- Le château du Mesnil, construit de 1766 à 1868 (les deux tours qui bordent l'entrée principale sud portent les dates 1766 et 1767). Le nom de Mesnil, issu de mansus (petite exploitation ou habitat) indique l'origine de cette demeure seigneuriale. Le château (propriété d'Émile Picot entre 1905 et 1918) et le parc ont été acquis en 1947 par la ville de Pantin qui les utilise encore aujourd'hui comme centre de loisirs[74],[75]. Le château a par ailleurs accueilli une plate-forme télégraphique du réseau "Claude Chappe" relais réalisé lors de la création de cette liaison entre Paris et Brest[76]. Ce poste télégraphique sera remplacé par la tour du Buat, aujourd'hui sur la commune de Saint-Michel-Tubœuf.
- Le château du Bois-Bertre et sa chapelle[77] ont été construits en 1824 sur l'emplacement d'une motte féodale par le baron de Saillard qui fit dessiner son parc par le comte de Choulot célèbre paysagiste du XIXe qui dessina les jardins du Vesinet. Le toponyme Bois-Tertre permet de dater vers le XIIe siècle un site fortifié. Le château accueille aujourd'hui ses visiteurs en chambres d'hôtes.
- Le château des Gondrilliers[78].
- Le moulin de la Chaise. Au départ, moulin à blé puis transformée vers 1867 en tréfilerie et usine métallurgique[79],[80].
- La Tréfilerie établie en 1807 par Louis Fleuri à l'emplacement d'un moulin à blé. La commune possède en effet un riche patrimoine industriel : la tréfilerie des Gondrillers[81] qui employait en 1856 une cinquantaine d'ouvriers[82].
- Le manoir du Lentil datant du XVIe siècle.
- Le lavoir communal[83], avec son mécanisme permettant aux lavandières de travailler au fil de l'eau.
- Le four à pain à la Rolerie.
Le château du Mesnil. Tour de 1766 du château du Mesnil. Tour de 1767 du château du Mesnil. Le mécanisme du lavoir communal. Maquette matériel agricole. Exposition Maquettes.
Personnalités liées à la commune
- Émile Picot (13/09/1844-24/09/1918), membre libre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1897[84],[85], est un linguiste renommé, philosophe érudit, historien, bibliographe et bibliophile.
- Il a par exemple traduit et annoté l'œuvre d'un chroniqueur moldave sous le titre «Chronique de Moldavie : depuis le milieu du XIVe siècle jusqu'à l'an 1594 de Grigore Ureche», publiée par l'Institut national des langues et civilisations orientales (éditeur Leroux, Paris, 1878).
- Il a également collaboré avec Kristoffer Nyrop, au «Nouveau recueil de farces françaises des XVe et XVIe siècles» (Paris 1880, Genève 1968). En 1907, il publie «Les Français italianisants au XVIe siècle» (Paris, Honoré Champion).
- Il s'est rendu acquéreur du château du Mesnil en 1905 et fut maire de la commune où il décéda à l'âge de 74 ans.
Héraldique
Pour approfondir
Bibliographie
- Bulletin Société historique et archéologique de l’Orne (Alençon. 1913 - Notice sur le boisbertre (commune de Saint-Martin-d'Ecublei), par Émile Picot
- Patrick Marie, La Télégraphie Chappe et le Château du Mesnil, Verneuil-sur-Avre, Editions Les Amis de Verneuil, , 45 p.Bulletin d’information historique
- Brochure de 19 pages conçue par la municipalité pour les nouveaux arrivants, et relatant l'histoire de la commune, par JP Lambla, maire. Historique de la commune :
- p. 9 : Période néolithique (-4000 à -1500 avant Jésus-Christ),
- p. 10 : Période gallo-romaine -50 avant Jésus-Christ à 481 après Jésus-Christ) : la Fontaine Saint-Santin, la voie romaine),
- p. 10 : Au Moyen Âge,
- p. 10 et 11 : Origine de Saint-Martin-d'Ecublei : La famille d'Ecublei, Saint-martin,
- p. 11 à 15 : Quelques lieux, particularités et personnages historiques de Saint-Martin-d'Ecublei : *p. 11 : La pluie de météorite du sur Chevaline, La Vavassorerie et Saint-Antonin de Sommaire, ***p. 11 : Emile Picot (1844-1918), *p. 11 et 12 : L'église, *p. 12 et 13 : Le château du Mesnil, *p. 13 et 14 : Le château du Bois-Bertre, *p. 14 et 15 : La tréfilerie des Gondrillers, *p. 15 : Le Moulin de la Chaise, *p. 15 et 16 : Le lavoir communal.
Articles connexes
Liens externes
- « Dossier complet : Commune de Saint-Martin-d'Écublei (61423) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 6]
- Saint-Martin-d'Écublei sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Saint-Martin-d'Écublei » sur Géoportail.


