Saint-mont (AOC)

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Un saint-mont[note 2] est un vin français protégé par une appellation d'origine contrôlée (AOC) produit sur la partie occidentale du département du Gers.

Type d'appellation(s)AOC / AOP
Reconnue depuis1981 (VDQS) et 2011 (AOC)
PaysDrapeau de la France France
Région parentevignoble du Sud-Ouest
Faits en bref Type d'appellation(s), Reconnue depuis ...
Saint-mont
Image illustrative de l’article Saint-mont (AOC)
Des vignes à Lupiac (Gers).

Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1981 (VDQS) et 2011 (AOC)
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble du Sud-Ouest
Sous-région(s) Piémont pyrénéen
Localisation Gers
Climat océanique dégradé à tendance méditerranéenne
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 942 heures (à Mont-de-Marsan)
Sol argilo-calcaire, galets ou sables fauves
Superficie plantée 738 hectares (en 2024)[1]
Cépages dominants tannat N[note 1], fer servadou N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, arrufiac B, petit courbu B, petit manseng B et gros manseng B
Vins produits 38 % rosé, 33 % rouge et 29 % blanc
Production 35 603 hectolitres (en 2024)[1]
Pieds à l'hectare minimum 4 500 ceps/ha[2]
Rendement moyen à l'hectare 59 hl/ha en rosé, 35 en rouge et 60 en blanc (en 2024)[1]
Site web vins-saintmont.com
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Histoire

Le développement de la viticulture est attribué aux moines bénédictins qui fondèrent le monastère de Saint-Mont au XIe siècle.

Fin XXe siècle et début XXIe siècle, les vignerons essayent de rendre au saint-mont une renommée acquise au temps des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Ces vins, avant d'être protégés par décision de l'INAO, sont destinés à la distillation et à la fabrication de l'armagnac. La mise en valeur de leur qualité a été le fait d'André Dubosc, descendant d'une famille vigneronne, qui, avec une équipe de jeunes vignerons, vinifia des vins répondant à un premier cahier des charges[3]. Cette politique de qualité fut accélérée en 1979 par l'union des trois caves coopératives de Plaisance, Aignan et Saint-Mont. Elles unissent leur potentiel (technologique, œnologique et commercial) ainsi que leurs initiales (PL pour Plaisance, AI pour Aignan et MONT pour Saint-Mont). Ce groupement de caves est devenu « Plaimont producteurs », dont le siège se trouve à Saint-Mont dans le Gers. Cette unité de vinification produit actuellement plus de 90 % du volume de l'appellation[4].

L'appellation d'origine « Côtes de Saint-Mont » a reçu le label « vin délimité de qualité supérieure » (VDQS) par l'arrêté du [5]. La réglementation de son encépagement est modifié en octobre 1997[6]. Il est passé en appellation d'origine contrôlée (AOC), avec simplification du nom en saint-mont, par décret du [7]. Le cahier des charges a été modifié en décembre 2024[8], puis en mai 2025[2].

Vigne de Sarragachies classée monument historique.

Depuis , une parcelle de l'AOC saint-mont a été inscrite aux monuments historiques. Cette parcelle de vigne est plantée au début du XIXe siècle, elle a résisté au phylloxéra, maladie qui a décimé le vignoble français à la fin du XIXe siècle. Dotée d'un sol d'une nature sableuse, cette parcelle qui recèle une vingtaine de cépages différents, dont sept non identifiés, a été protégée par les vignerons propriétaires depuis des générations, perpétuant ainsi les méthodes culturales ancestrales aujourd'hui disparues (plantation en pieds doubles disposés en carré). L’État français, par l'inscription de ce site aux monuments historiques, souhaite préserver un témoin de la biodiversité du Piémont pyrénéen.

Vignoble

Aire d'appellation

Images externes
Carte des communes concernées
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophotos du parcellaire de l'AOC
Le vignoble de saint-mont à Lupiac.
Les vignes à Lupiac (avril 2007).

Sa zone de production, qui couvre environ 1 200 hectares, se situe au sud-est de Mont-de-Marsan et s'étend sur 46 communes du département du Gers : Aignan, Arblade-le-Bas, Armous-et-Cau, Aurensan, Avéron-Bergelle, Beaumarchés, Bernède, Bouzon-Gellenave, Castelnavet, Caumont, Corneillan, Couloumé-Mondebat, Courties, Dému, Fustérouau, Gazax-et-Baccarisse, Goux, Jû-Belloc, Labarthète, Ladevèze-Rivière, Ladevèze-Ville, Lannux, Lasserrade, Lelin-Lapujolle, Louslitges, Loussous-Débat, Lupiac, Margouët-Meymes, Maulichères, Peyrusse-Grande, Peyrusse-Vieille, Plaisance, Pouydraguin, Projan, Riscle, Sabazan, Saint-Aunix-Lengros, Saint-Mont, Saint-Pierre-d'Aubézies, Sarragachies, Séailles, Tasque, Termes-d'Armagnac, Tieste-Uragnoux, Vergoignan et Verlus[2].

Géologie

L'appellation s'étend sur des vignobles de coteaux implantés sur trois terroirs : de la molasse argilo-calcaire à l'est, les sables fauves à l'ouest, et la nappe à galets de Maucor sur les buttes qui bordent l'Adour.

Climatologie

Ce terroir viticole possède un climat de type océanique dégradé, caractérisé par des hivers doux et humides, ainsi que des étés chauds, souvent orageux. Les précipitations annuelles varient entre 700 mm et 900 mm. En été les températures dépassent souvent 35 °C. Les hivers varient, avec souvent des températures négatives, mais le climat reste tout de même doux et sec. La proximité des Pyrénées confère à l'appellation un microclimat empreint de fraîcheur. L'ensoleillement est d'un total de 1 909 heures par an en moyenne sur 1991-2020 à Pau-Uzein)[9]. La station météorologique de Maumusson-Laguian (au lieu-dit Tailleurguet, à 164 mètres : 43° 36′ 16″ N, 0° 05′ 48″ O)[10] est représentative de l'aire d'appellation.

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Relevés à Maumusson-Laguian de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 10,6 12,1 15,7 18,2 21,8 25,3 27,4 27,8 24,7 20,4 14,2 11,3 19,1
Moyenne 6,7 7,5 10,6 12,9 16,5 19,8 21,8 22 18,9 15,2 10,1 7,4 14,1
Minimale moyenne 2,9 3 5,4 7,6 11,1 14,3 16,1 16,1 13 10,1 6 3,6 9,1
Nombre de jours avec gel 8,4 7,4 2,6 0,2 0 0 0 0 0 0,5 2,8 7,3 29,2
Précipitations
Hauteur (mm) 98,2 76 80,3 97,3 97,2 80,4 59,7 64,6 72 81,5 114,4 99,9 1 021,5
Fermer
10,6
2,9
98,2
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
12,1
3
76
fév.
15,7
5,4
80,3
mars
18,2
7,6
97,3
avril
21,8
11,1
97,2
mai
25,3
14,3
80,4
juin
27,4
16,1
59,7
jui.
27,8
16,1
64,6
août
24,7
13
72
sep.
20,4
10,1
81,5
oct.
14,2
6
114,4
nov.
11,3
3,6
99,9
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Encépagement

Les rouges contiennent un minimum de 60 % de tannat N[note 1] et un minimum de 20 % de fer servadou, complétés de cabernet franc et de cabernet sauvignon. Est aussi autorisée à titre expérimental pour dix ans une « variété d'intérêt à fin d'adaptation » (VIFA), limitée à un maximum de 5 % de l'encépagement : le manseng noir.

Les blancs sont composés d'arrufiac, de petit courbu, de petit manseng et de gros manseng[2].

L'appellation saint-mont a fait le choix de la typicité des cépages autochtones du Piémont pyrénéen. Un important travail de sauvegarde de cette biodiversité a été effectué par les vignerons. Ce travail trouve sa consécration par la présence au sein de l'appellation d'un conservatoire de cépage ampélographique qui recense 40 cépages du Piémont pyrénéen dont douze non encore identifiés.

Méthodes culturales et réglementation

Il se pratique la taille hivernale, ébourgeonnage au printemps, vendanges en vert en été et vendanges manuelles en automne. Par ailleurs, la vendange manuelle pour tous les vins rouges est rendue obligatoire par le cahier des charges.

Vins

Cette appellation comporte des blancs, rosés ou rouges. Le vin rouge constitue la majorité de la production. Celui-ci peut provenir d'un des trois terroirs de l’appellation ou bien résulter d'un assemblage de terroirs. Ce sont des vins amples et élégants, aux notes de petits fruits noirs, ils sont dotés d'une fraîcheur. Les saint-mont blancs sont frais et équilibrés, ils expriment des arômes d'agrumes, de fruits jaunes et une minéralité. Les rosés, quant à eux, sont réputés pour être vifs, tendres et gourmands, ils exhalent des parfums de fruits rouges frais.

Volumes

Les données de production des années récentes, telles que publiées par le service des Douanes, sont[1] :

Davantage d’informations Année, superficie (ha) ...
Année saint-mont rouge saint-mont rosé saint-mont blanc
superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha) superficie (ha)production (hl)rendement (hl/ha)
2020405,216 86942236,314 24260165,39 75859
2021325,312 77239222,113 40160166,38 69652
2022389,913 20634222,813 20659170,98 42649
2023355,811 93734242,17 42831174,058 00746
2024335,511 67435229,613 52859173,510 40060
Fermer

Structure des exploitations

Le principal de la production est réalisé par l'union de trois sites emblématiques de l'appellation Saint-Mont. Les vignerons de Plaisance, Aignan et Saint-Mont se sont regroupés au sein de l'union Plaimont Producteurs. Des sites divers ont également forgé l'histoire de l'appellation Saint-Mont, comme le château de Sabazan (XVe siècle), et ses 15 hectares de vignes, le château Saint-Go, qui était autrefois un haut lieu de la résistance française, repris par sept viticulteurs, ou le monastère de Saint-Mont avec son terroir d'argiles.

Gastronomie

Le château Saint-Go à Bouzon-Gellenave, un des producteurs de saint-mont.

Les vins rouges accompagnent viandes et charcuterie. Certains d'entre eux, plus tanniques, gagnent à vieillir entre cinq et quinze ans. Les rosés s'apprécient à l'apéritif.

Les blancs, se marieront avec un plateau de fruits de mer et crustacés. Pour les blancs plus complexes, un fromage persillé.

La zone de l'appellation Saint-Mont est riche au point de vue gastronomique. Nombre de viticulteurs sont également producteurs de foie gras, ou éleveurs de porcs noirs de Bigorre.

Commercialisation

L'entreprise Plaimont producteurs représente 98 % de ventes de Saint-Mont[12], dont 45 % sont réalisées en France et plus de la moitié à l'étranger sur 25 pays[12].

Événement

Depuis 1997, Plaimont organise « Saint-Mont vignoble en fête »[13].

Notes et références

Voir aussi

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