Saligos
commune française du département des Hautes-Pyrénées
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Saligos [saliɡɔs] est depuis le , une commune nouvelle française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.
| Saligos | |||||
Vue du bourg de Saligos. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Hautes-Pyrénées | ||||
| Arrondissement | Argelès-Gazost | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves | ||||
| Maire Mandat |
René Nadau 2020-2026 |
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| Code postal | 65120 | ||||
| Code commune | 65399 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Saligosiens | ||||
| Population municipale |
88 hab. (2023) | ||||
| Densité | 12 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 53′ 37″ nord, 0° 01′ 10″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 596 m Max. 2 390 m |
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| Superficie | 7,07 km2 | ||||
| Type | Commune rurale | ||||
| Unité urbaine | Luz-Saint-Sauveur (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Commune hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de la Vallée des Gaves | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Hautes-Pyrénées
Géolocalisation sur la carte : région Occitanie
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Elle est créée par la fusion des anciennes communes de Saligos et de Vizos[1].
Géographie
Localisation
Commune de Bigorre située dans les Pyrénées, en Pays Toy.
Communes limitrophes
Géologie et relief
Le sol est en présence de marbre scissile et d'ardoise argileuse[3].
Hydrographie


La commune est dans le bassin de l'Adour, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[4]. Elle est drainée par le gave de Pau, le ruisseau du Pont du Sac, un bras du Gave de Pau, le ruisseau de bernède, le ruisseau de Camparnas, le ruisseau de Hournède, le ruisseau de Sarradas, le ruisseau de Vizos et par deux petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 10 km de longueur totale[5],[6].
Le gave de Pau, d'une longueur totale de 192,8 km, prend sa source dans la commune de Gavarnie-Gèdre et s'écoule vers le nord-ouest. Il traverse la commune et se jette dans l'Adour à Saint-Loubouer, après avoir traversé 88 communes[7].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[10] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[11]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 375 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gavarnie-Gèdre à 12 km à vol d'oiseau[14], est de 8,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 471,4 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 35,6 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18,1 °C, atteinte le [Note 1].
Voies de communication et transports
Saligos est desservie par la route départementale D 12.
Vizos est desservie par la route départementale D 172.
Urbanisme
Typologie
Saligos est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Luz-Saint-Sauveur, une agglomération intra-départementale regroupant 12 communes[20] et 2 263 habitants en 2018, dont elle est une commune de la banlieue[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].

- Sélection de vues de plaques de rues du village.
Logement
En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 119[25].
Parmi ces logements, 37,4 % sont des résidences principales, 62,6 % des résidences secondaires et 0 % des logements vacants.
Risques majeurs
Le territoire de la commune de Saligos est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, feux de forêts, mouvements de terrains, avalanche et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].
Risques naturels
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le gave de Pau. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[28]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2000, 2009, 2012, 2013 et 2021[29],[26].
Saligos est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[30].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des mouvements de sols liés à la présence d'argile et des tassements différentiels[31].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 79 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 0 sont en aléa moyen ou fort, soit 0 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[32],[33].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[34].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2013[26].
La commune est exposée aux risques d'avalanche. Les habitants exposés à ce risque doivent se renseigner, en mairie, de l’existence d’un plan de prévention des risques avalanches (PPRA). Le cas échéant, identifier les mesures applicables à l'habitation, identifier, au sein de l'habitation, la pièce avec la façade la moins exposée à l’aléa pouvant faire office, au besoin, de zone de confinement et équiper cette pièce avec un kit de situation d’urgence[35],[36].
Risque particulier
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Saligos est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[37].
Toponymie




On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[38] qui rapporte les dénominations historiques du village :
Saligos
Dénominations historiques :
- Saligos (XIIe siècle, cartulaire de Bigorre ; 1313, Debita regi Navarre) ;
- De Saligossio, latin (1342, pouillé de Tarbes ; 1379, procuration Tarbes) ;
- Saliguos (1429, censier de Bigorre) ;
- Saligos en Barèges (1768-1779, registres paroissiaux).
Étymologie : probablement du latin salica (= saulaie) avec le suffixe aquitain ossum.
Nom occitan : Saligòs.
Vizos
Dénominations historiques :
- Visos (1077-1078, cartulaire de Saint-Savin) ;
- De Bisos (XIIe siècle, cartulaires de Bigorre) ;
- Bizos (1285, montre Bigorre ; 1313, Debita regi Navarre) ;
- Bizoos (1313, livre vert de Bénac) ;
- De Bisossio, latin (1342, pouillé de Tarbes) ;
- Bizos, Bisos (1429, censier de Bigorre) ;
- Visos (1789, cahier de doléances).
Nom occitan : Visòs.
Histoire
Le , Raymond Garcie VII dit Maziéres, seigneur de Castelloubon, échange avec Esquivat ou Assisvat de Chabannes ; comte de Bigorre ; la vallée de Baretge et ses dix-sept villages avec toutes ses appartenances[39]. Les contreparties de cet échange sont les terres de Préhac, Bages, Vier, Andrest et Troignan ainsi qu'une rente de vingt-trois sous morlans. Les dix-sept villages de la vallée de Barèges était alors regroupés en quatre vics, le vic du plan, le vic débat, le vic darrélaïgue et le vic de Labadsus. Saligos faisait partie du Vic du débat.
- En 1598, une avalanche détruit la moitié des habitations,
- En 1770, Jean-Joseph Expilly présente Saligos comme faisant partie du comté de Bigorre, diocèse et recette de Tarbes, parlement de Toulouse, intendance d'Auch, dans la vallée de Lavedan et avec 33 feux[40].
Biodiversité
En 1818, le baron Philippe Picot de Lapeyrouse cite la présence de Scapo subnodo ramoso[41].
Cadastre napoléonien de Saligos
Le plan cadastral napoléonien de Saligos est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[42].
Politique et administration
Liste des maires

Rattachements administratifs et électoraux
Historique administratif
Pays et sénéchaussée de Bigorre, Lavedan, Vallée de Barèges, canton de Luz (depuis 1790)[43].
Intercommunalité
Saligos appartient à la communauté de communes Pyrénées Vallées des Gaves créée en et qui réunit 46 communes.
Services publics
Évolution démographique de la commune déléguée
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[46],[Note 3].
En 2014, la commune comptait 84 habitants, en évolution de −2,33 % par rapport à 2009 (Hautes-Pyrénées : −0,31 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
Évolution démographique de la commune nouvelle
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.
En 2023, la commune comptait 88 habitants[Note 4], en évolution de −17,76 % par rapport à 2017 (Hautes-Pyrénées : +1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Enseignement
La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle ne dispose plus d'école en 2016[50].
Économie
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Saligos datée du XIIe siècle avec clocher-pignon à redents, une nef avec abside en cul-de-four, agrandie en 1663, un retable du XVIIIe siècle et une pietà du XVIe siècle.
- L'église Saint-Michel de Vizos.
- Lavoir.
- Sélection de vues des églises.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Saligos en 2016. L'église Saint-Michel de Vizos en 2016.
Personnalités liées à la commune
Héraldique

Saligos
| Blasonnement :
De sinople aux deux burèles ondées d'argent surmontées chacune d'une truite contournée du même, au chef d'or chargé d'une couronne comtale d'argent[51].
Commentaires : ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie). |
Vizos
| Blasonnement :
D'azur à la barre d'argent ; au chef d'or chargé de trois branches de prunelier en bande, fruitées chacune de quatre pièces,
le tout au naturel[52].
Commentaires : ce blason est officiel (vérifié auprès de la mairie). |
Voir aussi

Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Ressource relative à la géographie :
- Saligos sur le site de l'Insee
- Saligos sur le site de l'Insee
- Petite page de Saligos avec photos et histoire
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


