Sam Mirza

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PrédécesseurEbrahim Soltan Khan Mowsellu
SuccesseurBahrâm Mîrzâ
PrédécesseurBahrâm Mîrzâ
SuccesseurKhalifeh Soltan Shamlu
Sam Mirza
Illustration.
Portrait contemporain de Sam Mirza, dans le Cartier Hafiz, du poète Hafez daté de 1533[1]
Titre
Gouverneur de Hérat

(9 ans)
Prédécesseur Ebrahim Soltan Khan Mowsellu
Successeur Bahrâm Mîrzâ
Gouverneur de Hérat

(3 ans)
Prédécesseur Bahrâm Mîrzâ
Successeur Khalifeh Soltan Shamlu
Biographie
Dynastie Séfévides
Nom de naissance Abu'l Al Nasr Sam Mirza
Date de naissance
Lieu de naissance Maragha
Date de décès Décembre 1567 ou janvier 1568
Lieu de décès Château de Qahqaheh à Mechguine-Chahr
Père Ismaïl Ier
Mère Khanbegi khanum Mawsillu
Fratrie Tahmasp Ier
Alqas Mirza
Bahrâm Mîrzâ
Conjoint Une des filles de Hoseyn Khan Shamlu (en)
Enfants Isa Khan Gorji
Mir 'Aref Ardebili
Profession Prince royal
Poète
Religion Islam chiite

Abu'l-Nasr Sam Mirza (persan : أبو الناصر سام میرزا), plus connu sous le nom de Sam Mirza (سام میرزا), né le à Maragha et mort en décembre 1566 ou janvier 1567 à Mechguine-Chahr, est un prince séfévide, troisième fils du chah Ismaïl Ier. Gouverneur d’Hérat dans sa jeunesse, il voit sa carrière ruinée après l’échec de la campagne de Kandahar (1534). Retiré de la politique, il compose le Tohfa-ye Sami, recueil de biographies de poètes persans, ainsi qu’un dîwân partiellement conservé. En 1561/1562, il est emprisonné dans la forteresse de Qahqaheh pour complot supposé et y meurt lors d’un séisme.

Une page du Cartier Hafiz représentant Sam Mirza avec une amante au centre, datée de 1533[1]

Sam Mirza est le troisième fils du chah Ismaïl Ier (1501-1524), fondateur de la dynastie des Séfévides en Iran[2]. Sa mère est Khanbegi khanum Mawsillu une Géorgienne[3] probablement aussi la mère de son frère Alqas Mirza. Les deux autres frères, chah Tahmasp Ier (1524-1576) et Bahram Mirza Safavi, avaient une autre mère[4]. En raison de l’attachement d’Ismaïl Ier aux légendes nationales iraniennes, Sam Mirza reçut le prénom du mythique Sām (en), personnage de l’épopée persane Shâhnâmeh, figure majeure à la cour de Manuchehr et ancêtre de Rostam[5],[6].

Sam Mirza est marié à la fille de Hoseyn Khan Shamlu (en)[7]. Il eut un fils nommé Rostam Mirza, marié à une membre de la famille Shaykhavand. Encore jeune, celui-ci mourut de la variole au printemps 1554[8]. Sam Mirza eut également une fille, mariée à Isa Khan Gorji (en)[9].

Selon l’historien du XVIIe siècle, Abdul Hamid Lahori (en), Mir 'Aref Ardebili, fils de Sam Mirza, rejoignit la maison impériale d’Akbar (1556-1605), empereur moghol, mais refusa tout poste en raison de ses convictions soufies[10]. Ses descendants s’établirent à Lahore et continuèrent de recevoir des gratifications financières des empereurs moghols[10].

Carrière

Sam Mirza (agenouillé) recevant un turban qizilbash de son frère et suzerain, le chah Tahmasp Ier , vers 1531[11].

La tradition d’éduquer les princes de la dynastie régnante à la gestion des affaires gouvernementales dès leur jeune âge fut poursuivie par Ismail Ier et son fils aîné et successeur Tahmasp Ier. Ils le faisaient en leur confiant le gouvernement d’une province sous la supervision d’un lala (tuteur) (en), qui était un émir expérimenté issu des Kizilbaches[2], lesquels étaient des guerriers turcomans (en) et constituaient la principale force de l’armée séfévide (en)[12].

Le gouvernement de Hérat (dans l’actuel Afghanistan) fut confié à Sam Mirza, en succession d’Ebrahim Soltan Khan Mowsellu[13]. À l’instar d’autres figures telles que Tahmasp Ier et Bahram Mirza, c’est très probablement durant son gouvernement de Hérat que Sam Mirza s’initia à l’art et à la littérature et développa ses propres préférences artistiques[14]. L’administration de Sam Mirza comprit des mandats sous l’autorité de Durmish Khan Shamlu (en) entre 1521 et 1526 et de Hoseyn Khan Shamlu (en) entre 1526 et 1530, jusqu’à ce qu’il soit brièvement remplacé par Bahram Mirza et son tuteur Ghazi Khan Takkalu entre 1530 et 1533. De 1533 à 1536, Sam Mirza exerça de nouveau le gouvernement de Hérat, avec Aghzivar Khan Shamlu comme tuteur[2],[13]. Les trois tuteurs de Sam Mirza appartenaient à la tribu Shamlu. Durant son séjour à Hérat, Sam Mirza put observer les vestiges de l’apogée de la culture persane sous le règne du sultan timouride Husayn Bayqara et fut impliqué dans les luttes de pouvoir de ses tuteurs. Hoseyn Khan Shamlu est, dit-on, l’avoir soutenu comme prétendant au trône contre Tahmasp Ier[2].

À la suite de l’assassinat de Hoseyn Khan Shamlu en 1534, Sam Mirza fut incité à la désobéissance et profita des troupes qizilbash qui lui avaient été assignées pour défendre Hérat contre les Ouzbeks du Khanat de Boukhara. Ignorant les instructions du chah, il les envoya dans une expédition infructueuse contre la ville moghole de Kandahar, ce qui entraîna la mort de nombreux guerriers qizilbash, dont Aghzivar Khan Shamlu[2],[15]. Contraint de fuir par le Sistan vers Tabas, Sam Mirza laissa Hérat sans défense, permettant aux Ouzbeks de s’en emparer et d’imposer quatorze mois de domination brutale[2]. Khalifeh Soltan Shamlu fut nommé gouverneur provisoire d’Hérat[13]. En 1537, l’ordre fut rétabli à Hérat grâce à l’intervention directe de Tahmasp Ier. Bien que Sam Mirza ait présenté ses excuses, cet épisode ruina sa carrière politique[2].

Sam Mirza demeura une figure respectée à la cour royale, bien qu’il n’y jouât pas un rôle important. À l’image d’un chevalier persan ancien, il se distingua dans l’art chevaleresque du hunar numudan lors de la visite d'État de l’empereur moghol Humâyûn en 1544. Apparemment très attaché à ses ambitions littéraires, Sam Mirza entreprit la rédaction de son Tohfa-ye Sami (« Le Don de Sam »[16]) au moins dès 1550, pour l’achever au plus tard en 1560/61[2]. Le copiste et historien Ahmad Ghaffari Qazvini (en) travailla sous l’autorité de Sam Mirza durant cette période, rédigeant l’histoire universelle Tarikh-e negarestan (en) en 1552[17].

En 1561/62, Sam Mirza fut accusé de complot politique et emprisonné avec les deux fils d’Alqas Mirza (qui s’était auparavant révolté) dans le Château de Qahqaheh, un lieu réputé pour accueillir les prisonniers politiques. Il y mourut lors d’un tremblement de terre en 1566/67[2].

Œuvres littéraires

Sources

Références

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