Scènes de la vie de la Vierge

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Tapisserie no 14 sur le couronnement.

Les Scènes de la vie de la Vierge sont une série de quatorze tapisseries exécutées principalement à Paris de 1638 à 1657 et suspendues dans la nef de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg, chacune présentant un épisode de la vie de la Vierge Marie.

Cette série de tapisserie a été réalisée dans le contexte du vœu de Louis XIII de consacrer le royaume de France à la Vierge Marie s'il lui naissait un héritier. Le roi avait en effet assorti à ce souhait la promesse de doter la cathédrale Notre-Dame de Paris d’un nouveau maître autel accompagné d’un retable, dont l’exécution sera confiée à Philippe de Champaigne[1]. Ne voulant pas être en reste, le cardinal de Richelieu se propose d’offrir de son côté à la cathédrale quatre tapisseries complémentaires sur le thème de la Vie de la Vierge. La réalisation du carton des deux premières tentures est également confiée à Philippe de Champaigne, le tissage étant confié à un lissier parisien non identifié, qui les livre en , mais la mort de Richelieu en 1642 semble avoir interrompu le projet[2].

Une dizaine d’années plus tard, en 1649, l’abbé Le Masle, chargé de l’intendance du chœur de la cathédrale s’adresse au peintre Jacques Stella pour poursuivre le projet, mais celui ne livre qu’un seul carton, dont l’exécution est réalisée par les ateliers de Bruxelles-Brabant. Le Masle se rapproche alors de Charles Poerson, mais, au lieu de lui demander uniquement la dernière pièce manquant au programme initialement prévu, il lui commande onze cartons, que Poerson exécute entre 1652 et 1657. L’ensemble de ces pièces est tissé dans l’atelier du lissier parisien Pierre Damour, au rythme d’environ une tous les six mois[3].

Les tapisseries tombent cependant assez rapidement en désuétude : le chœur ayant été réaménagé et doté d’un nouveau décor peint, les tentures sont désormais inutiles et le chapitre cherche à s’en débarrasser à partir de 1720[4]. Dans un premier temps, les tapisseries sont prêtées à différentes églises parisiennes, puis mises en vente en 1730. Le chapitre ne trouve toutefois pas d’acquéreur disposé à mettre la somme demandée et la situation s’éternise. Finalement, en 1739, l’évêque de Strasbourg, Armand de Rohan-Soubise parvient à remporter la vente, probablement en usant de ses relations, son offre dix mille livres étant bien inférieure à ce qui était demandé[5].

Les tapisseries sont classées au titre objets aux monuments historiques en 1978[6].

Les tapisseries ont été restaurées entre 1998 et 1999 par la Manufacture royale belge de tapisserie Gaspard de Wit[5].

Les 14 tapisseries

Notes et références

Voir aussi

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