Canteleu

commune française du département de la Seine-Maritime From Wikipedia, the free encyclopedia

Canteleu est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Canteleu
Canteleu
L'église Saint-Martin.
Blason de Canteleu
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Tom Delahaye
2026-2033
Code postal 76380
Code commune 76157
Démographie
Gentilé Cantiliens
Population
municipale
14 402 hab. (2023 en évolution de +1,56 % par rapport à 2017)
Densité 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 26′ 28″ nord, 1° 01′ 34″ est
Altitude Min. 2 m
Max. 138 m
Superficie 17,61 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Rouen
(banlieue)
Aire d'attraction Rouen
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Canteleu
(bureau centralisateur)
Législatives 4e circonscription de la Seine-Maritime
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Canteleu
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Canteleu
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Voir sur la carte topographique de la Seine-Maritime
Canteleu
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Canteleu
Liens
Site web https://www.ville-canteleu.fr/
Fermer

Géographie

Localisation

Canteleu est une ville normande jouxtant Rouen par l'ouest.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Déville-lès-Rouen, Le Grand-Quevilly, Maromme, Montigny, Petit-Couronne, Quevillon, Rouen, Saint-Martin-de-Boscherville, Val-de-la-Haye et La Vaupalière.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Seine, le Cailly et la Clairette[1],[2],[Carte 1].

La commune est limitée à l'est et au sud par le lit du fleuve la Seine. Elle prend sa source à Source-Seine, en Côte-d'Or, sur le plateau de Langres, traverse le département avec de larges méandres sur son flanc sud et se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur[3].

Le Cailly, d'une longueur de 29 km, prend sa source dans la commune de Cailly et se jette dans la Seine à Rouen, après avoir traversé douze communes[4].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la mare aux Sangliers (0,01 ha), la mare Coupée (0,05 ha) et la mare Terreuse (0,01 ha)[Carte 1],[5].

La Seine et Rouen vus de la place Gustave-Prat à Canteleu.
Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Canteleu[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[9]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 830 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à 5 km à vol d'oiseau[12], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].

Davantage d’informations Mois, jan. ...
Statistiques 1991-2020 et records station ROUEN - JARDIN (76) - alt : 21 m, lat : 49°25'21"N, lon : 1°04'38"E (à 4,4 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
16,9
01.01.22
22
24.02.1990
27,5
31.03.21
29,8
30.04.25
33,5
27.05.05
39,1
18.06.22
43
25.07.19
40,5
09.08.20
36,3
09.09.23
31
01.10.11
22,5
07.11.15
17,3
30.12.22
43
2019
Maximale moyenne 8,6 9,9 13,4 17,1 20,5 23,9 25,9 25,9 22,3 17,4 12,1 8,9 17,2
Moyenne 5,6 6,2 8,9 11,6 15 18,2 20,2 20 16,9 13,2 8,8 6 12,6
Minimale moyenne 2,7 2,6 4,4 6,2 9,5 12,6 14,5 14,2 11,5 8,9 5,5 3,1 8
Record de froid
date du record
−17
08.01.1985
−12,2
07.02.1991
−6,1
01.03.05
−3,3
06.04.21
0
07.05.1979
2,3
05.06.1991
7,5
12.07.00
6
28.08.1979
2,5
30.09.18
−3,5
30.10.1997
−6,6
24.11.1998
−11
29.12.1996
−17
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 76,1 63,6 58 52,5 66,5 56,8 62 68,6 57,8 76,2 76,2 103,6 817,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
30,2
21.01.18
38,7
14.02.1990
34,6
20.03.01
25
30.04.18
45
21.05.14
62,8
16.06.1997
71,1
03.07.05
70
13.08.15
33,8
01.09.1987
37
02.10.21
35,6
08.11.1979
38,4
18.12.1997
71,1
2005
Fermer
Source : « Fiche 76540009 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
8,6
2,7
76,1
30 mm
60 mm
90 mm
jan.
9,9
2,6
63,6
fév.
13,4
4,4
58
mars
17,1
6,2
52,5
avril
20,5
9,5
66,5
mai
23,9
12,6
56,8
juin
25,9
14,5
62
jui.
25,9
14,2
68,6
août
22,3
11,5
57,8
sep.
17,4
8,9
76,2
oct.
12,1
5,5
76,2
nov.
8,9
3,1
103,6
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Paysages

Le territoire de la commune est occupé à 70 % par la forêt.

Avec plus de 4 000 hectares, la forêt de Roumare constitue un véritable poumon vert pour l’agglomération rouennaise. Installée sur un sol pauvre constitué en partie de limon et d’argile à silex au nord, de sables alluvionnaires au sud, cette forêt a développé un ensemble de feuillus comme le chêne ou le hêtre, et une futaie résineuse.

Urbanisme

Typologie

Au , Canteleu est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].

Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen[Note 3], une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 4],[I 2],[I 3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune du pôle principal[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,6 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,1 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,6 %), zones urbanisées (16,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (9,7 %), terres arables (3,7 %), eaux continentales[Note 6] (3,1 %), prairies (1,4 %)[15].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Lieux-dits, hameaux et écarts

Le hameau de Croisset au bord de la Seine, qui fait partie de la commune, est célèbre par le souvenir de Gustave Flaubert qui y a vécu pendant 35 ans et y est mort en 1880.

Habitat et logement

En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 7 056, alors qu'il était de 6 917 en 2015 et de 6 658 en 2010[I 6].

Parmi ces logements, 90,9 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 8,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,5 % des appartements[I 7].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Canteleu en 2020 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,3 %) inférieure à celle du département (4,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 33,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (32,8 % en 2015), contre 53 % pour la Seine-Maritime et 57,5 pour la France entière[I 8].

Davantage d’informations Typologie, Seine-Maritime ...
Le logement à Canteleu en 2020.
Typologie Canteleu[I 6] Seine-Maritime[I 9] France entière[I 10]
Résidences principales (en %) 90,9 87,9 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,3 4,1 9,7
Logements vacants (en %) 8,8 8,1 8,2
Fermer

Voies de communication et transports

La ligne T3 de l'infrastructure TEOR permet de rejoindre le centre-ville de Rouen.

Les lignes régulières 530 et 35 permettent aussi de se rendre dans le centre-ville de Rouen.

Un bac permet de traverser la Seine et de rejoindre Le Grand-Quevilly.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes de Cantelupo entre 1130 et 1164 (Archives départementales de la Seine-Maritime, 55 H, charte de G. de Roumare), de Cantelou en 1198 (Stapleton 80, 419), Sancti Martini de Cantulupi en 1218 (Arch. S.-M., 25 H), Ecc. de Cantu Lupi vers 1240 (H. Fr. XXIII, 231), parr. de Canteleu en 1242 (Arch. S.-M., 52 H), Sanctus Martinus de Cantulupi en 1257, Parr. Sancti Martini de Cantulupi en 1268 (Arch. S.-M., 25 H), Sanctus Martinus de Cantelou en 1280 (Arch. Nat., fds. Sainte-Vaubourg), In parrochia de Cantelupi en 1285 (Arch. S.-M., G 4547), Canteleu sur Croisset en 1399 (Arch. S.-M., Tab. Rouen, reg. 8 f. 317 ; reg. 14 f. 208), Canteleu en 1403 (Arch. S.-M. G 3267), Canteleu sur Croisset en 1415 (Arch. S.-M., Tab. Rouen, reg. 17 f. 165 ; reg. 23 f. 32), Saint Martin de Canteleu en 1462 (Arch. S.-M., G fds. Archev.), Canteleu en 1715 (Frémont)[16].

Canteleu est la forme normanno-picarde de Chanteloup, « (lieu) où chantent (hurlent) les loups ». Homonymie avec Canteleu, ancienne paroisse rattachée à Luneray et Canteleux[17]. La statue d'un loup hurlant, réalisée par le sculpteur Jean-Marc de Pas, sur le rond-point à la lisière de la forêt de Roumare et à l'entrée de la ville, rappelle cette étymologie. Le dernier loup de la forêt de Roumare aurait été vu ou tué en 1912.

Histoire

Sur les rives, les falaises ont longtemps servi d’habitat précaire lorsque le danger guettait. Très étendue, la commune se morcelle, d’abord en seigneuries, puis en hameaux, le tout regroupé autour de l’église construite au XVIe siècle. Les hameaux  Bapeaume, Croisset, Dieppedalle, Biessard et le Village  ont tous joué un rôle important dans le développement de la ville.

Moyen Âge

Au XIIIe siècle, le plateau de Canteleu est défriché notamment par les moines et les religieux qui ont laissé quelques noms de lieux tels que le Clos aux Moines ou la Béguinière.

Temps modernes

Jean-Barthélemy Le Couteulx, seigneur de Canteleu.

En 1564, la seigneurie est acquise par Georges Langlois[18],[Note 7].

En 1748, la terre de Canteleu est acquise par François-Nicolas Quillebeuf, seigneur de Bethencourt, commerçant de Rouen anobli par l'achat d'une charge de secrétaire du roi dite « savonnette à vilain ». Après sa mort en 1751, son fils Jean-François Quillebeuf hérite du domaine, jusqu'à sa faillite en 1776. Les droits seigneuriaux et les manoirs situés sur le territoire de la paroisse de Canteleu sont alors vendus séparément[19]. Le , la terre et seigneurie de Canteleu, de Bapaume, et le fief et châtellenie de Croisset sont acquis par le riche banquier Jean-Barthélemy Le Couteulx pour 165 000 livres[20]. Le territoire de Canteleu était déjà connu de la famille Le Couteulx dont deux branches possédaient déjà des propriétés de campagne tenues en roture de la seigneurie[21].

L'ensemble est ensuite revendu en 1792 à Barthélemy-Pierre, fils d'Antoine IV Le Couteulx de Verclives, pour 133 000 livres. L'année précédente, Barthélemy-Pierre venait de se marier avec Louise Fouache, fille du riche armateur négrier havrais Martin-Pierre Foache, dont la dot s'élevait à 300 000 livres[20].

Révolution française et Empire

En 1792, l'ensemble est revendu à Barthélemy-Pierre, fils d'Antoine IV Le Couteulx de Verclives, pour 133 000 livres. L'année précédente, Barthélemy-Pierre venait de se marier avec Louise Fouache, fille du riche armateur négrier havrais Martin-Pierre Foache, dont la dot s'élevait à 300 000 livres[20].

Époque contemporaine

La Seconde Guerre mondiale

De 1942 à 1944, le poste de commandement du 81e corps d'armée dirigé par Adolf Kuntzen, General der Panzertruppe, est établi au château de la Moissonnière à Canteleu. Le Generalfeldmarschall Erwin Rommel s'y est rendu à plusieurs reprises en 1944.

Trente Glorieuses

Au cours des Trente Glorieuses, la ville connait un fort développement urbain qui permet de tripler la population communale. Entre 1955 et 1962, le grand ensemble de la « Cité Verte » est bâti sur le plateau, avec 1 615 logements[22].

Bapeaume, la petite Manchester normande

Au Moyen Âge, un important réseau hydraulique permet le développement des moulins à blé et à papier, à Bapeaume et sur le bord de Seine.

Ces infrastructures serviront de base à un développement de l'industrie textile, et notamment, des indienneries. Ces fabriques sont réintroduites par le Suisse Abraham Frey qui, dès 1758, profite de la levée de l'interdiction d'imprimer les toiles de coton.

Entre 1800 et l'après-guerre, l'industrie textile est florissante et vaut à la basse vallée du Cailly le surnom de « petite Manchester », ville britannique qui fut un important centre de l'industrie cotonnière.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Rouen du département de la Seine-Maritime.

Après avoir été le chef-lieu de 1793 à 1801 d'un fugace canton de Canteleu, elle faisait partie depuis lors du canton de Maromme[23]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur du canton de Canteleu constitué de six communes.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime.

Intercommunalité

Canteleu était membre de la communauté d'agglomération dénommé Agglomération de Rouen (CAR), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA), et qui a été transformée en métropole, sous le nom Métropole Rouen Normandie. La ville en est désormais membre.

Tendances politiques et résultats

Lors du premier tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Maritime, la liste PS-PCF-EELV menée par Mélanie Boulanger obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 799 voix (54,70 %, 26 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires), devançant très largement celles menées respectivement par[24] :

  • Romain Queruel (FN, 1 051 voix, 20,53 %, 3 conseillers municipaux élus),
  • Karim Hadef (DVD, 684 voix, 13,36 %, 2 conseillers municipaux élus) ;
  • Frank Prouhet (EXG, 583 voix, 11,39 %, 2 conseillers municipaux élus).

Lors de ce scrutin, 40,99 % des électeurs se sont abstenus.

Lors des élections municipales de 2020 dans la Seine-Maritime, la liste PS de la maire sortante Mélanie Boulanger est la seule présente et recueille 1 943 suffrages. Elle est élue en totalité lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France où 74,08% des électeurs se sont abstenus et 14,44 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul[25].

Politique locale

Selon le quotidien Le Parisien, la police a enquêté sur un vaste trafic de drogue à Canteleu ayant généré près de 100 millions d’euros de « bénéfices bruts » en 10 ans. Les énormes bénéfices de la drogue seraient réinvestis dans des villas luxueuses au Maroc[26]. Le , un coup de filet policier permet la saisie de 15 kg d'héroïne, 25 kg de produit de coupe, 375 000 euros et des pistolets-mitrailleurs Uzi[27].

La fratrie à la tête du réseau aurait fait des élus de cette commune ses obligés. La maire PS de Canteleu, Mélanie Boulanger, est arrêtée le et placée en garde à vue dans le cadre de l'enquête menée pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs[28]. Un de ses adjoints, qui servait de courroie de transmission entre le caïd Aziz Meziani, dit le U, et la maire, est également arrêté. Elle est mise en examen en et placée sous contrôle judiciaire[29]. Le parquet de Bobigny demande un procès pour « complicité de trafic de stupéfiants » pour elle, l'un de ses adjoints et dix-sept autres personnes[30]. En , le juge d’instruction de Bobigny renvoie Mélanie Boulanger et son adjoint devant le tribunal correctionnel où ils seront jugés pour complicité de trafic de drogue[31].

En conséquence, Mélanie Boulanger annonce sa démission le « pour des raisons de santé »[32].

Tom Delahaye, ancien conseiller municipal chargé de la tranquillité publique et des commerces, est élu à l'unanimité par le conseil municipal le pour lui succéder[33].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1813 juillet 1815 Ézéchiel Demarest    
1837 1838 Lemarchand    
1843 1882 Pierre Samuel Lecœur   Industriel
1882 mai 1896 Victor Alfred Élie Lefebvre   Industriel, propriétaire du château de Canteleu
mai 1896 1901 Eugène Vinet   Industriel
1901 mai 1908 Gaston Lecœur   Industriel
mai 1908 mai 1912 Léon Ravinet   Entrepositaire
mai 1912 mai 1935 Jules Rocher   Médecin
mai 1935 1944 Henri Breton   Industriel, directeur général des papeteries Aubry
1944 1968 Olivier Poullain   Comptable
1968 1977 Jean Miltgen   Conducteur de travaux
mars 1977 mars 1989 Marcel Letessier PCF Ouvrier du bâtiment
mars 1989 mars 2001 Christian Bêcle[34] PS Recteur
19 mars 2001 5 avril 2014 Christophe Bouillon PS Fonctionnaire de catégorie A
Député de la Seine-Maritime (5e circ.) (2007 → 2020)
2014 février 2024[32] Mélanie Boulanger[35] PS Conseillère départementale suppléante
Vice-présidente de la Métropole Rouen Normandie (2020 → 2023)
Démissionnaire
février 2024[36] en cours Tom Delahaye[37] PS Gérant d'une société de restauration rapide
Fermer

Jumelages

Équipements et services publics

Eau et déchets

Espaces publics

Enseignement

La commune accueille notamment le collège du Cèdre, nommé en raison du grand cèdre planté dans la cour.

Dans les années 1960, à la suite de l'appel du général de Gaulle, alors président de la République, il a été décidé d'envoyer tous les enfants dans des collèges. C’est alors qu'est construit le collège 600, ancien nom du collège Le Cèdre. Il a ouvert en 1966, mais a subi un incendie en , qui entraîna sa reconstruction[38].

Postes et télécommunications

Santé

Justice, sécurité, secours et défense

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[39],[Note 8].

En 2023, la commune comptait 14 402 habitants[Note 9], en évolution de +1,56 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8422 6622 7662 9453 3703 5913 5943 4113 371
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 3593 4903 3403 1453 2463 5283 7143 6303 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 5723 4003 6003 7743 8924 0744 0994 3304 470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
10 25213 41514 17415 27616 09015 43014 20614 79014 561
Davantage d’informations - ...
2021 2023 - - - - - - -
13 96614 402-------
Fermer
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

Vie associative

Cultes

Canteleu est le siège de la paroisse catholique Saint-Martin de Canteleu qui fait partie du doyenné Rouen-Ouest de l'archidiocèse de Rouen.

Médias

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Canteleu est frappé par un taux de pauvreté important, s'élevant à 27,9 % en 2019, presque le double du taux national qui se situe à 14,6 %, et contre 17,2 % pour l'ensemble de la métropole de Rouen. Ainsi, presque la moitié de la population de la ville vit dans le quartier prioritaire du « Plateau », qui inclut notamment la cité Verte, et dont le taux de pauvreté monte à 46 % des ménages[41].

Emploi

En 2015, le taux de chômage des 15 à 64 ans[42] à Canteleu est de 21,4 %, ce qui est au-dessus du taux national de 10,5 %[43].

Entreprises et commerces

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

  • Le pavillon Flaubert à Croisset classé au titre des monuments historiques par journal officiel du [44].
  • L'église Saint-Martin avec clocher XVIe siècle partiellement inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [45]. Elle est composée d'un clocher-porche, une nef à cinq travées, un transept et un chœur. Elle abrite trois cloches (du Nord au Sud) : Marie-Caroline (1872), Marie (1821) et Caroline (1821).
  • Le couvent Sainte-Barbe[46] à Dieppedalle, partiellement inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [47].
  • Le château de Canteleu inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [48].
  • Le château du Panorama, dit aussi château Bouctot, ancienne mairie annexe.
  • Ancienne mairie à Croisset (1937) inspirée de l'hôtel de ville de Stockholm par le maire de l'époque Henri Breton, directeur des papeteries Aubry, qui en a dessiné les plans (architectes Lefebvre et Leroy). Elle contient des fresques du peintre Roger Tolmer[49].
  • Église Saint-Pierre (1869) à Bapeaume[50].
  • Ancienne centrale électrique de Dieppedalle (1947-1950), quai du Danemark, labellisée « architecture contemporaine remarquable »[51], arrêtée en 1985.

Canteleu dans les arts et la culture

Canteleu et la littérature

Georges Duroy, le personnage principal de Bel-Ami, de Maupassant, est originaire du village de Canteleu. Il y fait un court passage après son mariage avec Madeleine Forestier pour y visiter ses parents, aubergistes. La Teuse et M. Caffin, qui apparaissent dans La Faute de l'abbé Mouret d'Émile Zola, en sont aussi originaires.

Canteleu et la peinture

Le peintre britannique Robert Henry Cheney (1801-1866) a dessiné une Vue de Rouen de Canteleu, intitulée par l'artiste Rouen-From the chateau de Cantelieu, july 19 1842. Cette aquarelle est passée en vente chez Christie's, Londres, South Kensington, le , lot 92.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

En 1937, la commune de Canteleu adopte comme blason les armoiries de la famille Le Couteulx de Canteleu[54],[55], dont Jean-Barthélemy avait acquis la seigneurie en 1780[19].

Armes de Canteleu

Les armes de la commune de Canteleu se blasonnent ainsi : D'argent au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople.

Pour approfondir

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

  • Dominique Bussillet et Fabien Persil, Seine du passé : promenade littéraire et picturale au fil de la Seine de Rouen au Val de La Haye, Condé-sur-Noireau, Charles Corlet, , 115 p. (ISBN 2-85480-689-1, OCLC 45591057)
  • Alice Lejard et Wilfrid Lejard, Regards sur le passé : Canteleu, Saint-Etienne-du-Rouvray, Impr. EDIP, , 143 p. (ISBN 2-904076-06-9)
  • Alice Lejard (préf. Paulette Valoir), Canteleu aux multiples facettes, , 206 p. (ISBN 2-9516176-0-7)
  • Simone Léonard, Canteleu et sa rive, Saint-Cyr-sur-Loire, Alan Sutton, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 9782813800756)
  • Guy Pessiot, Les communes de l'agglomération de Rouen : d'Amfreville-la-Mivoie à Malaunay, vol. 1, Rouen, éd. des Falaises, , 256 p. (ISBN 978-2-84811-062-2).
  • Guy Pessiot (dir.), Les Flaubert et leur maison à Croisset, Rouen, Amis de Flaubert et de Maupassant, , 295 p.
  • Gustave-Amable Prévost, Le château de Canteleu près Rouen et ses propriétaires depuis le XVIIe siècle, Caen, Henri Delesques,
  • Emmanuelle Real, Le Paysage industriel de la Basse-Seine : Haute-Normandie, Rouen, Connaissance du patrimoine en Haute-Normandie, , 263 p., broché (ISBN 978-2-910316-33-4 et 2-910316-33-5)
  • « Canteleu », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », , 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5)
  • Jean Calbrix, Mon cadavre est cauteleux à Canteleu, Jean Calbrix, , 184 p. (ISBN 979-10-343-0260-4)
  • Michel Giard, Hurler avec les loups à Canteleu, Condé-sur-Noireau, Charles Corlet, , 214 p. (ISBN 2-84706-077-4)
    Roman policier.
  • Guy de Maupassant, Bel-Ami, Paris, Victor Havard, , 441 p.
    Ville d'origine des parents de Georges Duroy, surnommé Bel-Ami dans le roman du même nom.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI