Chirens

From Wikipedia, the free encyclopedia

Chirens
Chirens
Vue générale de Chirens depuis la tour de Clermont en 2019.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays voironnais
Maire
Mandat
Christine Guttin
2020-2026
Code postal 38850
Code commune 38105
Démographie
Gentilé Chirennois et Chirennoise
Population
municipale
2 546 hab. (2023 en évolution de +8,94 % par rapport à 2017)
Densité 145 hab./km2
Population
unité urbaine
64 814 hab. (2023)
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 50″ nord, 5° 33′ 21″ est
Altitude Min. 441 m
Max. 876 m
Superficie 17,53 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Voiron
(banlieue)
Aire d'attraction Grenoble
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Grand-Lemps
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Chirens
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Chirens
Géolocalisation sur la carte : Isère
Voir sur la carte topographique de l'Isère
Chirens
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Voir sur la carte administrative d'Auvergne-Rhône-Alpes
Chirens
Liens
Site web Chirens.fr

Chirens [ʃiʁɛ̃s] est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'actuelle commune est située historiquement sur le territoire de l'ancienne province du Dauphiné.

Elle héberge deux monuments classés au titre des monuments historiques : le donjon du château de Clermont et les bâtiments de l'ancien prieuré de Chirens. Ce dernier accueille depuis 1964 des concerts de musique classique - dans le cadre d'un festival- ainsi que des expositions temporaires.

Ses habitants sont appelés les Chirennois[1],[2].

Localisation

Chirens[3] est située dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, au centre du département de l'Isère. La commune est membre de la communauté d'agglomération du Pays voironnais qui regroupe trente-quatre communes[4].

La commune se trouve à 5,7 km au nord-ouest de Voiron[5], à 28,6 km au nord-ouest de la ville préfecture, Grenoble[6], à 68,1 km au sud-est de la capitale régionale, Lyon[7], et à 453,3 km au sud-est de la capitale, Paris[8].

Communes limitrophes

Relief et géologie

Le bourg central de Chirens occupe une zone alluviale plate entouré de collines sur ses côtés, à l'exception du sud-est et au nord-est où les collines sont percées de deux larges trouées. Il s'agit d'une part de la vallée du Rousset et d'autre part, l'extrémité sud du val de l'Ainan, l'une et l'autre empruntées par la N.75. Il s'agit de deux vallées mortes car, en dépit de leur largeur, elles sont pratiquement dépourvues de cours d'eau. Il s'agit, en fait, d'une vallée glaciaire qui fut longtemps un lac avant d'être comblé au fur et à mesure du temps[9].

Sites géologiques remarquables

La tourbière de Chirens :

Cette tourbière située dans la zone marécageuse du Val d'Ainan, est un site géologique remarquable de 98,8 hectares sur les communes de Chirens et Massieu. En 2014, ce site d'intérêt sédimentologique est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[10].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[13] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[14]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 372 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Coublevie à 8 km à vol d'oiseau[17], est de 13,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 121,0 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1].

Hydrographie

L'Ainan, un affluent de la rive gauche du Guiers, donc un sous-affluent du Rhône, prend sa source sur le territoire communal.

Voies de communication et transports

Entrée nord de Chirens par la RD 1075.

L'ancienne route nationale 75 traverse le territoire communal selon un axe approximativement orienté nord-sud. Cette voie était une route nationale française permettant de rejoindre Tournus par Bourg-en-Bresse et Sisteron, par Grenoble. Elle a été déclassée en RD1075 en 2006 et relie le village à la ville des Abrets en Dauphiné au nord et à la ville de Voiron, au sud.

La route départementale 82 (RD82) qui se détache de la RD1075 au nord du territoire communal permet de rejoindre l'agglomération du Pont-de-Beauvoisin.

La route départementale 49 (RD49) qui se détache de la RD1075 au sud du territoire communal permet de rejoindre les communes de Saint-Étienne-de-Crossey et de Saint-Laurent-du-Pont.

Urbanisme

Typologie

Au , Chirens est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Voiron[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 3],[21],[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Grenoble, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 204 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[23],[24].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (47,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,9 %), prairies (21,5 %), zones agricoles hétérogènes (15,1 %), zones urbanisées (5,9 %), terres arables (5,8 %), zones humides intérieures (3,8 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Hameaux, lieux-dits et quartiers de la commune

Risques naturels

Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Chirens est située en zone de sismicité n°3 (sur une échelle de 1 à 5), en limite de la zone n°4 qui correspond à la partie méridionale du Voironais et l'est du département de l'Isère[26].

Terminologie des zones sismiques[27]
Type de zoneNiveauDéfinitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3Sismicité modéréeaccélération = 1,1 m/s2

Autres risques

Toponymie

Dans les documents médiévaux, Chirens est mentionnée sous les formes suivantes villa de Chyrens (XIVe siècle), Chiroen (XVe siècle), d'après le site henrysuter.ch[28] ou encore Chiroyen (XIVe siècle)[2].

Selon André Planck, auteur de L'origine du nom des communes du département de l'Isère (2006), le nom de Chirens pourrait dériver du nom d'un domaine ayant appartenu à un certain Chirochus[29]. Le site henrysuter.chavance un toponyme provenant d'un « nom d'origine burgonde qui dériverait d'un primitif *Caringos, « chez les Caringi » »[28].

Selon Jean Filleau, auteur d'un Dictionnaire toponymique des communes de l'Isère qui fait référence à Albert Dauzat, le nom de Chirens pourrait provenir là aussi du terme CarIngos ou Carencus avec un suffixe germanique, mais il cite également Charles du Fresne du Cange pour qui le nom de la commune proviendrait du terme chiron signifiant : « amas de pierres dans les champs défrichés »[30].

Histoire

Préhistoire

Antiquité

carte de l'Allobrogie
Carte de l'Allobrogie.

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen Âge

Villa Nova Di Chiroyen est citée en 1330[31]. C'est une ville neuve créée par les seigneurs de Clermont pour développer l'activité économique, avec un régime fiscal allégé.

La motte castrale de Chirens. Maquette conservée au musée archéologique du lac de Paladru.

Les premiers documents sur Chirens datent du début du XIIe siècle.

Dans ce Moyen Âge où les pouvoirs se construisent, la famille de Clermont va prendre l’ascendant sur les autres familles nobles de la région. Les seigneurs de Clermont, liés à l’archevêché de Vienne absorbent progressivement les « mandements » voisins. Promus barons, ducs et pairs de France, devenus Clermont-Tonnerre, ils constitueront l’une des grandes familles de la noblesse française.

Avant de quitter leur château éponyme, ils structureront durablement la vie sociale, économique et la défense du village.

Époque contemporaine

Dans les années qui suivirent la Révolution, dans le cadre des lois de restructuration des communes, on regroupa Chirens (le Bourg et le Gayet) et Clermont, jusque-là communautés autonomes. Brièvement chef-lieu de canton, Chirens fut rattaché au canton de Saint-Geoire en Valdaine, puis à celui de Voiron.

Bien que dotée d’un nombre relativement important d’artisans, la commune resta en marge de l’essor industriel du XIXe siècle dont bénéficièrent les vallées voisines de la Fure et de Morge, handicapée par un mauvais réseau de communication et, surtout, le manque d’énergie hydraulique. Seuls des métiers à bras (tissages) et des ateliers de poterie, briqueterie et tuilerie se développèrent. Pendant quelques années, le village fut même nommé Chirens les Pots.

Au cours du XXe siècle, toutes ces activités déclinèrent progressivement, au point de disparaître pour la plupart, et l’exode rural fit chuter la population de façon sensible.

Depuis 1980, environ, la population augmente à nouveau, régulièrement.

Après avoir été peuplé, entre autres, par des populations indo-européennes du Nord, comme du Sud, par les Allobroges (Celtes-Gaulois), les Romains, les Burgondes, les Francs, Chirens doit désormais son développement à un peuple venu d’un peu partout, les rurbains.

L'explication la plus probable est : chi = étroit, resserré et ren = cours d'eau soit « eau coulant en un lieu resserré ». Le village est effectivement construit au bord de l'Ainan, entre deux zones marécageuses.

Politique et administration

Mairie de Chirens.

Administration municipale

Le nombre d'habitants de la commune étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[32].

La commune est rattachée administrativement à l’arrondissement de Grenoble et politiquement au canton du Grand Lemps représenté par les conseillers départementaux Isabelle Mugnier et Cyrille Madinier et à la neuvième circonscription de l'Isère représentée par la députée Sandrine Nosbé (Nupes).

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1971 Joseph Rossat    
1971 mars 1983 Maurice Rival    
mars 1983 mars 1989 Gonthier Klein    
mars 1989 mars 2001 Daniel Collet-Billion    
mars 2001 2004 Pierre Girerd    
2004 mars 2008 Christine Guttin SE Fonctionnaire
mars 2008 mars 2014 Gilbert Dos Santos SE  
mars 2014 en cours Christine Guttin[33] SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].

En 2023, la commune comptait 2 546 habitants[Note 5], en évolution de +8,94 % par rapport à 2017 (Isère : +3,2 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5101 6532 0181 9392 0092 0312 0221 9391 826
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7401 7111 6771 6651 6291 5501 3341 2051 130
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0851 1061 078978978889845823805
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
8017641 0021 4631 8061 8891 9462 3042 332
2021 2023 - - - - - - -
2 4692 546-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Rattachée à l'académie de Grenoble, la commune compte une école maternelle (91 élèves), une école primaire (180 élèves) et le collège des Collines (700 élèves)[38].

Manifestations culturelles et festivités

La commune dispose d'une médiathèque « tête de Réseau » (MTR)[39].

Festival de musique de chambre

Expositions

La maison de la céramique.

L’essor des poteries de Chirens date des XVIIIe et XIXe siècles. Plusieurs familles ont connu des fortunes diverses. Marin, Prieur Bardin, Martel, Guillermas, Reynaud-Dulaurier, potiers mentionnés dès 1846 et Pêcheur fabricants de la vaisselle des Chartreux. L’exposition présente cette année[Quand ?] des œuvres de l’atelier Pêcheur avec une importante collection des poteries des Chartreux. L'exposition permanente est dédiée la Règle de Saint Benoît et les origines du monachisme chrétien s'est enrichie par une présentation d'enluminures[40].

Médias

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition du Voironnais à la Chartreuse, un ou plusieurs articles à l'actualité du village et de ses environs, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

La commune est située sur l'aire de diffusion de radio Ici Isère, une radio publique qui émet sur tout le territoire du département de l'Isère.

Cultes

La communauté catholique et l'église de Chirens (propriété de la commune) dépendent de la paroisse « Notre Dame de la Vouise » qui couvre également le territoire de seize autres communes, regroupant ainsi un total de vingt-trois clochers. la paroisse est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[41].

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI