Sites mégalithiques de l'Aude

From Wikipedia, the free encyclopedia

Au début du XXe siècle, le département de l'Aude n'était pas considéré comme l'un des plus riches en sites mégalithiques de tous les départements de France[1]. Plusieurs découvertes dans les années 1960 et 1970 ont pourtant permis de doubler le nombre de sites recensés[2].

Recensement

Dans son Essai sur les Monuments mégalithiques du département de l'Aude, Germain Sicard remarquait déjà que le département de l'Aude n'est pas une terre renommée du mégalithisme pour le nombre de ses monuments. En 1929, il y recensait 35 dolmens, 22 menhirs et 3 cromlechs tout en soulignant l'absence d'exploration méthodique du département[3]. Depuis, plusieurs découvertes effectuées dans les années 1960 (la nécropole de la Clape ne fut découverte qu'en 1965) et 1970 ont permis à Jean Guilaine de recenser environ 70 dolmens[2]. Comme dans beaucoup de départements du sud de la France, la toponymie atteste d'ailleurs de l'existence ancienne de menhirs, désormais disparus, comme en témoignent les noms de « Peyro dreito », « Peyro ficado » ou « Peyro lébado »[3]. De plus, les monuments du département ont aussi subi des destructions pour des raisons religieuses, d'autres ont été épargnés après avoir été christianisé (Pierre Droite à Rieux-en-Val)[3].

Menhir de Saint-Salvayre
Dolmen du Roc Gris
Pierre des Couteaux
Dolmen du Clot de l'Hoste
Menhir de Faufrancou
Grand Menhir de Counozouls
Dolmen du Col-de-Guilhem
Dolmen de Porteille
Dolmen de Bellongue
Dolmen de Palats
Dolmen de la Pierre Plantée
Menhir de Peyregat
Nécropole de la Clape
Allée couverte de Saint-Eugène
Dolmen du Mount-Marcou
Menhir de Malves
Table des Morts
Dolmen des Trois Pierres
Dolmen de l'Arquette
Dolmen de la Cahusière
Dolmen de Montbrun-des-Corbières
Menhir de Guittard
Dolmen de la Madeleine d'Albesse
Dolmen du Roc Gris
Dolmen du Col des Trabesses
Dolmen du Bois-de-Moure
Dolmen Lo Morrel dos Fados
Menhir de Peiro lébado
Menhir de Peyre Albert
Menhir des Bayours
Menhir du Nouret
Menhir de la Pierre Droite
Dolmen de Ventajous
Dolmen de l'Aven
Dolmen de Paza
Dolmen de Trillol
Menhir de Counezeil
Menhirs de Picarel
Pèira Dreta
Dolmen de la Croux de la Peyro
Menhir de Trassanel
Allée couverte de Jappeloup
Dolmen des Peirières
Dolmen de Roquetraoucade
Dolmen du Vieil Homme
Pierre Droite
Voir l’image vierge

Répartition géographique des mégalithes dans le département.

 : dolmen -  : menhir

Répartition géographique

Géographiquement, dolmens et menhirs sont plus présents dans le nord et le sud-est du département, en prolongement des fortes densités de l'Hérault ou des Pyrénées-Orientales, alors que l'ouest du département en est complètement dépourvu. Ces fortes densités correspondent aux zones géographiques les plus favorables à l'élevage (sud Minervois, Corbières) favorisant une meilleure conservation du patrimoine mégalithique[2], a contrario, dans les zones de plaine ces constructions gênant les cultures ont bien souvent été détruites.

Architecture

Au niveau de la typologie, les dolmens se partagent entre[2] :

Si les édifices sont globalement de « dimensions plutôt réduites »[3], quelques monuments se caractérisent par leur taille exceptionnelle : le menhir de Malves-en-Minervois mesure près de m mètres de hauteur, l'allée couverte de Saint Eugène atteint 15 m de longueur pour m de largeur et le dolmen Lo Morrel dos Fados s'étire sur 24 m de longueur.

Datation

La datation de ces monuments s'étire du Néolithique final au Chalcolithique, soit au cours du IIIe millénaire av. J.-C.[2].

Folklore

Peu de légendes sont associées à ces constructions mégalithiques. Leur origine est souvent liée à l'unique thématique d'un géant ayant jeté des pierres ou son palet (« palats »)[3] créant ainsi de facto le menhir ou le dolmen associé.

Inventaire

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI