Bagneaux-sur-Loing

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Bagneaux-sur-Loing
Bagneaux-sur-Loing
La mairie.
Blason de Bagneaux-sur-Loing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Intercommunalité CC Pays de Nemours
Maire
Mandat
Claude Jamet
2020-2026
Code postal 77167
Code commune 77016
Démographie
Gentilé Balnéolitains
Population
municipale
1 570 hab. (2023 en évolution de −5,76 % par rapport à 2017)
Densité 298 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 13′ 49″ nord, 2° 42′ 23″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 126 m
Superficie 5,26 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Nemours
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Nemours
Législatives 2e circonscription de Seine-et-Marne
Localisation
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Liens
Site web mairie-bagneauxsurloing.fr

Bagneaux-sur-Loing est une commune française située dans l'arrondissement de Fontainebleau, dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

En 2023, elle compte 1 570 habitants.

Localisation

La commune de Bagneaux-sur-Loing se trouve au sud-est du département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France[1], entre Nemours au nord et Montargis au sud dans la vallée du Loing.

Elle se situe à 38,86 km par la route[Note 1] de Melun[2], préfecture du département, à 22,34 km de Fontainebleau[3], sous-préfecture, et à 6,28 km de Nemours[4], bureau centralisateur du canton de Nemours dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Nemours[1].

Les communes les plus proches[Note 2] sont[5] : Faÿ-lès-Nemours (2,3 km), Poligny (3,1 km), La Madeleine-sur-Loing (3,2 km), Ormesson (4,1 km), Saint-Pierre-lès-Nemours (4,2 km), Nemours (4,3 km), Darvault (4,9 km), Bougligny (5,4 km).

Géologie et relief

Le territoire de la commune se situe dans le sud du Bassin parisien, plus précisément au nord de la région naturelle du Gâtinais.

Géologiquement intégré au bassin parisien, qui est une région géologique sédimentaire, l'ensemble des terrains affleurants de la commune sont issus de l'ère géologique Cénozoïque (des périodes géologiques s'étageant du Paléogène au Quaternaire) et du Crétacé supérieur[6],[7].

Géologie de la commune de Bagneaux-sur-Loing selon l'échelle des temps géologiques[6],[7].
Ères Périodes géologiques Époques géologiques Nature des sols
Cénozoïque Quaternaire Holocène
LP :Limon des plateaux de composition argilo-marneuse.
Fz :Alluvions récentes : limons, argiles, sables, tourbes localement.
Fy :Alluvions anciennes (basse terrasse de 0–10 m) : sables et graviers, colluvions, alluvions et apports éoliens.
Pléistocène
Néogène Pliocène non présent
Miocène non présent.
Paléogène Oligocène
g1CE :Calcaire d'Étampes, meulières, marnes, calcaires du Gâtinais.
g1GF :Grès de Fontainebleau en place ou remaniés (grésification quaternaire de sables Stampiens dunaires).
g1SF :Sables de Fontainebleau, accessoirement grès en place ou peu remanié (versant).
Éocène
e7C :Calcaire de Champigny, Calcaire de Château-Landon, marnes de Nemours.
e4AP :Argile plastique sables et grès.
e4PP :Poudingue à chailles conglomérat à silex, formation de Pers-en-Gâtinais (Loiret).
Paléocène non présent.
Mésozoïque Crétacé Supérieur
C5Cr-BE :Craie blanche à silex à Belemnitida.
inférieur non présent.

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Bagneaux-sur-Loing.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de huit[Note 3]. cours d'eau référencés :

  • la rivière le Loing, longue de 142,73 km[8], affluent en rive gauche de la Seine, ainsi que :
    • un bras de 0,06 km[9] ;
    • un bras de 0,13 km[10] ;
    • un bras de 0,29 km[11] ;
    • un bras de 0,29 km[12] ;
    • le canal 01 du Manoir de Beau Moulin, 1,40 km[13], qui conflue avec le Loing .
  • le canal du Loing, long de 45,90 km[14] ;
    • le canal 01 de Chaintreauville, 2,38 km[15], qui conflue avec le canal du Loing.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 6,54 km[16].

Gestion des cours d'eau

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles : le SDAGE, à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE, à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Le département de Seine-et-Marne est couvert par six SAGE, au sein du bassin Seine-Normandie[17].

La commune fait partie du SAGE « Nappe de Beauce et milieux aquatiques associés », approuvé le . Le territoire de ce SAGE couvre deux régions, six départements et compte 681 communes, pour une superficie de 9 722 km2[18]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le Syndicat mixte du pays Beauce Gâtinais en Pithiverais, qualifié de « structure porteuse »[19].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[20]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[21]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[22] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[23]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[24],[25].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 695 mm, avec 10,6 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[20]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nemours à 4 km à vol d'oiseau[26], est de 12,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,3 mm[27],[28]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le [Note 4].

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[29].

La réserve de biosphère « Fontainebleau et Gâtinais », zone centrale et zone de transition, est un espace protégé créé en 1998 et d'une superficie totale de 150 544 ha (46 056 ha pour la zone centrale). Cette réserve de biosphère, d'une grande biodiversité, comprend trois grands ensembles : une grande moitié ouest à dominante agricole, l’emblématique forêt de Fontainebleau au centre, et le Val de Seine à l’est. La structure de coordination est l'Association de la Réserve de biosphère de Fontainebleau et du Gâtinais, qui comprend un conseil scientifique et un Conseil Education, unique parmi les Réserves de biosphère françaises[30],[31],[32].

Réseau Natura 2000

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[33].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[34] :

  • les « Rivières du Loing et du Lunain », d'une superficie de 400 ha, deux vallées de qualité remarquable pour la région Île-de-France accueillant des populations piscicoles diversifiées dont le Chabot, la Lamproie de Planer, la Loche de Rivière et la Bouvière[35],[36] ;

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Bagneaux-sur-Loing comprend une ZNIEFF de type 1[Note 5],[37], le « Marais de Glandelles » (4,89 ha)[38], et un ZNIEFF de type 2[Note 6],[37], la « vallée du Loing entre Nemours et Dordives » (1 059,63 ha), couvrant 7 communes dont 1 dans le Loiret et 6 en Seine-et-Marne[39].

Urbanisme

Typologie

Au , Bagneaux-sur-Loing est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[40]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nemours[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 8],[41],[1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 9],[1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[42],[43].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,13 %), forêts (27,95 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,06 %), zones agricoles hétérogènes (10,86 %)[44].

Occupation des sols en 1990 et 2018[44].
Type d’occupation 1990 2018 Bilan
Territoires artificialisés
(zones urbanisées, zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication, mines, décharges et chantiers, espaces verts artificialisés ou non agricoles)
86,09 ha 16,17 % 96,18 ha 18,06 % 10,09 ha en augmentation
Territoires agricoles
(terres arables, cultures permanentes, cultures permanentes, zones agricoles hétérogènes)
293,65 ha 55,14 % 287,54 ha 53,99 % −6,11 ha en diminution
Forêts et milieux semi-naturels
(forêts, milieux à végétation arbustive et/ou herbacée, cultures permanentes, zones agricoles hétérogènes, espaces ouverts sans ou avec peu de végétation)
152,84 ha 28,70 % 148,86 ha 27,95 % −3,98 ha en diminution

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[45],[46],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

Planification

La loi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Nemours Gâtinais, approuvé le et porté par le syndicat mixte d’études et de programmation (SMEP) Nemours-Gâtinais[47].

La commune, en 2019, avait engagé l'élaboration d'un plan local d'urbanisme[48].

Lieux-dits et écarts

Carte du cadastre de la commune de Bagneaux-sur-Loing.

La commune compte 39 lieux-dits administratifs[Note 10] répertoriés consultables ici[49] (source : le fichier Fantoir) dont Portonville, Glandelles (partagés avec Poligny), le Petit Bagneaux-sur-Loing.

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 781, dont 57,9 % de maisons et 41,1 % d'appartements.

Parmi ces logements, 91,5 % étaient des résidences principales, 2,4 % des résidences secondaires et 6 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 49,6 % contre 49,5 % de locataires[50],[Note 11], dont 42 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 12] et 1 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports

Voies de communication

La ligne de chemin de fer de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache traverse du nord au sud le territoire de la commune.

Plusieurs routes départementales relient Bagneaux-sur-Loing aux communes voisines :

  • la D 40, à Saint-Pierre-lès-Nemours, au nord ; à La Madeleine-sur-Loing, au sud ;
  • la D 40e, à Poligny, à l'est ;
  • la D 108a, à Faÿ-les-Nemours, à l'ouest ;
  • la D 607 (ancienne route nationale 7), à Nemours et Saint-Pierre-lès-Nemours, au nord ; Souppes-sur-Loing , au sud.

La rivière le Loing et le canal du Loing traversent la commune du sud au nord.

Transports

La gare de Bagneaux-sur-Loing.

La gare de Bagneaux-sur-Loing est desservie par les trains de la ligne R du réseau Transilien qui effectuent les liaisons Paris - Montargis.

Bagneaux-sur-Loing est desservie par plusieurs lignes du réseau de bus Vallée du Loing - Nemours :

  • la ligne 1, qui relie en bouche Saint-Pierre-lès-Nemours à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 11A, qui relie Souppes-sur-Loing à Nemours ;
  • la ligne 11B, qui relie Château-Landon à Nemours ;
  • la ligne 11C, qui relie Souppes-sur-Loing à Nemours ;
  • la ligne 12, qui relie Château-Landon à Nemours ;
  • la ligne 13B, qui relie Faÿ-lès-Nemours à Saint-Pierre-lès-Nemours ;
  • la ligne 17B, qui relie Souppes-sur-Loing à Héricy ;
  • la ligne 34, qui relie Château-Landon à Melun.

Toponymie

Le nom de la localité est mentionné dans les textes pour la 1re fois en 872 sous la forme Baniolum in pago Senonico en 872[51],[52].

Du latin balneum qui signifie « lieux de baignade », « lieux fréquemment inondés »[53](par le Loing).

Bagneaux prend le nom de Bagneaux-sur-Loing par décret du .

Histoire

Histoire verrière

Les sables de la forêt de Fontainebleau servirent, dès le XVIIIe siècle, en particulier sur plusieurs sites à la fabrication de verre ordinaire[54]. En 1751, une verrerie royale de Bagneaux est autorisée[55]. Elle s'implante dans les années qui suivent. Une importante verrerie, essentiellement gobeleterie et bouteillerie, mais aussi productrice de verre plat, installée à Bagneaux, regroupe rapidement une fraction de ces anciennes activités au XIXe siècle. L'État favorise son rachat par le conglomérat verrier et chimique Saint-Gobain, partenaire du complexe militaro-industriel naissant, en 1915. Cet acteur industriel majeur réoriente la production et développe une activité de verrerie spécialisée pour lunettes, plus lucrative, pendant la Grande Guerre.

Dès 1922, l'usine principale de Bagneaux produit sous licence américaine du pyrex que plusieurs générations de verriers vont mettre en forme, bien souvent au chalumeau, pour l'industrie chimique, puis radioélectrique, sans oublier les laboratoires. La science apprécie follement ce matériau à faible dilatation thermique (trois fois inférieur au verre ordinaire), à bonne résistance thermique et susceptible de trempe dans certains conditions. À partir de la matière vitreuse technique extraite des fours, les nombreux ouvriers verriers y fabriquent des plaques, tiges et tubes de toutes tailles, livrés tels quels et mis en forme par les laborantins ou les verriers d'entreprise, mais aussi de la verrerie de laboratoire, de simples récipients aux dosimètres calibrés, des petits réacteurs ou calorimètres au gros réacteurs-cuves en verre des laboratoires pilote du génie chimique[56]. Au cours des années 1920, la demande des tubes et ampoules de radiodiffusion amène une mécanisation importante des procédés qui s'étend après 1930 aux menues fabrications verrières, qui concernent aussi les arts culinaires, des vases de décoration aux plats, casseroles ou terrines de cuisson en verre. Cette mécanisation entraîne déjà une réduction importante des effectifs. La croissance du chômage local, joint à une natalité moribonde typique de l'entre-deux-guerres, explique la stagnation démographique, puis la lente décroissante de la modeste bourgade industrielle. Les cités ouvrières n'accueillent bien qu'une population, maintenue dans la précarité et autant itinérantes qu'étrangères au lieu.

Mais un peu avant et au cours des années 1950, la demande de produits verriers en pyrex croît au point que les unités de production et de transformation verrière sont obligées de recruter les artisans verriers de la grande région parisienne, en leur offrant de bons salaires et des possibilités d'accessibilité à des logements individuels confortables, en dehors des cités ouvrières surpeuplées. La population communale double en une décennie, grâce à l'installation des familles de ces ouvriers spécialisés, qui renforcent la reprise de la natalité locale dès 1943. L'essor de la télévision appelle la fabrication verrière de tube cathodique[57]. Les années 1960 marquent l'apogée des productions à usage scientifique et technologiques et le début du déclin. Les trois principaux sites industriels de Bagneaux, monopole de la Sovirel ou Société industriel des verreries réunies du Loing, commencent à subir la concurrence des multiples produits de plasturgie et de la chimie des polymères, d'autres matériaux concurrents du verre industriel, comme les métaux comme l'acier inox, l'aluminium, ou les céramiques techniques. Au cours des années 1970, la demande des sciences s'étiole[58]. En 1975, profitant de la faiblesse de cette branche verrière en décroissance rapide, la filiale française de la multinationale américaine Corning rachète les trois sites en 1975, avant de mettre fin à nombre d'activités en déclin en 1979 en dépeçant, puis revendant deux des sites.

Le groupe Thomson, arrivant sur Bagneaux après son rachat l'ancienne usine C ou Sovirel 3, perfectionne une remarquable activité verrière de production de tubes cathodiques, qu'il doit néanmoins arrêter à la fin des années 1990. Une ultime tentative d'installation sur le site abandonné, d'une unité de montage de pare-brise et de verres latéraux de sécurité pour l'industrie automobile échoue en 2005[59]. Alors que les grandes sablières de Fontainebleau et de Nemours exportaient encore dans les années 1980 leurs sables renommés vers des sites de production aussi éloignés que la Pologne, il ne reste plus de production verrière locale de haute technicité, si on met à part à part l'unité de production de verre plat SNC Keraglass[60].

La chute de la population de Bagneaux-sur-Loing, en relation avec la déprise industrielle, dépasse le tiers, de la seconde partie des années 1960 au début des années 1980. Mais, sans l'apport des hommes du verre, bien souvent devenus de paisibles retraités bien souvent après une reconversion professionnelle, et de leurs descendances, elle n'aurait assurément jamais accédé au statut de petite ville, de plus de 1 500 habitants.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 en cours
(au 2 novembre 2020)
Claude Jamet DVG Agent de maîtrise
Conseiller général du canton de Nemours (2011 → 2015)
Président de la CC Pays de Nemours (2009[61] → 2014)
Vice-président délégué de la CC Pays de Nemours (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[62],[63]

Politique environnementale

Équipements et services

Eau et assainissement

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [64],[65].

Assainissement des eaux usées

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Bagneaux-sur-Loing est assurée par le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [66],[67],[68].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[69]. Le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à la SAUR, dont le contrat arrive à échéance le [66],[70].

Eau potable

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par le SIAEP de Nemours, Saint-Pierre qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le [66],[71].

Les nappes de Beauce et du Champigny sont classées en zone de répartition des eaux (ZRE), signifiant un déséquilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible. Le changement climatique est susceptible d’aggraver ce déséquilibre. Ainsi afin de renforcer la garantie d’une distribution d’une eau de qualité en permanence sur le territoire du département, le troisième Plan départemental de l’eau signé, le , contient un plan d’actions afin d’assurer avec priorisation la sécurisation de l’alimentation en eau potable des Seine-et-Marnais. À cette fin a été préparé et publié en un schéma départemental d’alimentation en eau potable de secours dans lequel huit secteurs prioritaires sont définis. La commune fait partie du secteur Beauce[72].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[73]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[74].

En 2023, la commune comptait 1 570 habitants[Note 13], en évolution de −5,76 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
129137110252217256319413509
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
550470440505482475475491458
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4334674806048809529639351 155
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 1782 0581 6591 4391 5161 5951 5701 5641 686
2014 2019 2023 - - - - - -
1 6881 6231 570------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[75] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Économie

Le site industriel de Bagneaux-sur-Loing.

Revenus de la population et fiscalité

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 700, représentant 1608 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 20 620 euros[77].

Emploi

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 691, occupant 682 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 63,4 % contre un taux de chômage de 13,7 %. Les 22,9 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 7,2 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 6,5 % de retraités ou préretraités et 9,2 % pour les autres inactifs[78].

Entreprises et commerces

En 2018, le nombre d'établissements actifs était de 69 dont 7 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 15 dans la construction, 21 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 5 dans les activités financières et d'assurance, 5 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 9 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 7 étaient relatifs aux autres activités de services[79].

En 2019, 12 entreprises individuelles ont été créées sur le territoire de la commune.

Au , la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[80].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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