Siège de Sainte-Anne (1674)
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Victoire française
| Date | 7 au 10 juillet 1674 |
|---|---|
| Lieu |
|
| Issue |
Victoire française |
| Plusieurs milliers d'hommes 2 batteries d'artillerie |
63 fantassins |
| Inconnues | Faibles |
Batailles
- Groenlo (06-1672)
- Solebay (06-1672)
- Zutphen (06-1672) (nl)
- Coevorden (06-1672)
- Nimègue(07-1672)
- Groningue (07-1672)
- Saint-Lothain (02-1673)
- Schooneveld (1re) (06-1673)
- Maastricht (06-1673)
- Schooneveld (2de) (06-1673)
- Texel (08-1673)
- Bonn (11-1673)
- Arcey (01-1674)
- Pesmes (02-1674)
- Gray (02-1674)
- Scey-sur-Saône (03-1674)
- Chariez (03-1674)
- Vesoul (03-1674)
- Arbois (03-1674)
- Orgelet (03-1674)
- Besançon (04-1674)
- Dole (05-1674)
- Sinsheim (06-1674)
- Salins (06-1674)
- Belle-Île (06-1674)
- Lure (07-1674)
- Faucogney (07-1674)
- Sainte-Anne (07-1674)
- Fort-Royal (07-1674)
- Seneffe (08-1674)
- Entzheim (10-1674)
- Mulhouse (12-1674)
- Turckheim (01-1675)
- Stromboli (02-1675)
- Fehrbellin (06-1675)
- Salzbach (07-1675)
- Consarbrück (08-1675)
- Altenheim (08-1675)
- Alicudi (01-1676)
- Agosta (04-1676)
- Philippsburg (05-1676)
- Bouchain (05-1676)
- Palerme (06-1676)
- Maastricht (07-1676)
- Valenciennes (11-1676)
- Tobago (03-1677)
- Saint-Omer (03-1677)
- Cambrai (03-1677)
- La Peene (Cassel) (04-1677)
- Ypres (03-1678)
- Rheinfelden (07-1678)
- Saint-Denis (08-1678)
| Coordonnées | 46° 57′ 53″ nord, 5° 59′ 54″ est | |
|---|---|---|
Le siège de Sainte-Anne de 1674 est une bataille de la seconde conquête de la Franche-Comté et un siège que subit le château de Saint-Anne, dans le comté de Bourgogne, du 7 au [1]. Ce sera le dernier siège de l'histoire du château ainsi que la toute dernière bataille de la conquête finale de la Franche-Comté par la France.
Durant l'hiver 1673-1674, la menace d'une nouvelle invasion française se précise : Louis XIV attaque la Franche-Comté relevant alors de Charles II, roi d'Espagne, comte-souverain de Bourgogne[2]. Les Français, en très large supériorité numérique, ont pris, durant l'hiver et le printemps, les principales villes du comté de Bourgogne : Pesmes, Saint-Loup, Lons le Saunier, Vesoul, et Gray[3]. Après les prises déterminantes de Besançon et de Salins dès le début de l'été, les jeux sont faits pour les Comtois. Reste les secteurs de Luxeuil et Saint-Claude, qui tombent tout début juillet. La dernière cité comtoise, Faucogney, tombe le 4 juillet. Une partie de ses habitants est d'ailleurs massacrée. Le même jour, le château de Joux, où s'était réfugié le gouverneur du comté, Fransisco d'Alveida, capitule à son tour.
Ne reste que la place forte de Sainte-Anne, commandée par le gendre du célèbre Lacuzon, le capitaine Claude Balland[4]. Officier courageux et déterminé, il s'est illustré avec son beau-père durant les guerres précédentes. Il a été nommé commandant de la place l'année précédente[5]. La place de Sainte Anne était réputée imprenable parce qu’elle n’était accessible que par un étroit passage facile à garder. Lors de la guerre de Dix ans, elle n'avait pas pu être prise et lors de la guerre de Dévolution, elle n'avait capitulé que sur ordre du gouverneur Philippe de la Baume-Saint-Amour.
