Siège de Saint-Omer (1677)

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Le siège de Saint-Omer eut lieu entre le et le , pendant la guerre de Hollande.

La paix d'Aix-la-Chapelle, en 1668, n'avait eu qu'une durée éphémère, et la guerre de Hollande avait amené une coalition contre Louis XIV. L'Artois allait devenir encore une fois le théâtre de la guerre.
Dès le mois de décembre 1675, le roi avait envoyé des plénipotentiaires à Nimègue, et il lui importait de s'emparer de suite d'un certain nombre de territoires et de villes, afin de traiter dans de meilleures conditions avec les Espagnols, et de n'être pas obligé de prendre pour base de ses négociations avec eux, le traité d'Aix-la-Chapelle, qui leur avait laissé, dans la France, des enclaves, telles que les villes d'Aire et Saint-Omer, formant avec leurs dépendances une petite province espagnole connue sous le nom d'Artois réservé, puis Condé, Bouchain, Valenciennes et Cambrai.

La campagne de 1676 commença et Louis XIV prit lui-même le commandement de l'armée de Flandre. Les places de Condé et de Bouchain capitulèrent successivement les 26 avril et 11 mai, et le roi, après avoir détaché de son armée huit mille hommes, qu'il renvoya renforcer celle d'Allemagne, retourna à Versailles, laissant le maréchal de Schomberg à la tète de ses troupes.
Le 18 juillet, le maréchal d'Humières se mit en marche avec 15 000 hommes, 30 pièces de canon et 9 mortiers, et se dirigea vers l'Artois réservé.
Après avoir pris Aire le 31 juillet, les troupes Françaises continuèrent à se saisir des points fortifiés voisins de Saint-Omer. Le 5 août, le maréchal d'Humières passe le canal de Neufossé, et, arrivé à Rubrouck, il détache quelques troupes pour investir le fort de Lynck. Ce fort situé sur la rivière de la Colme, entre Bergues-Saint-Winoc, Saint-Omer et Bourbourg, n'avait que quatre bastions de terre avec des demi-lunes et une contrescarpe, mais il était situé au milieu d'un marais inondé qui en rendait l'approche difficile. Il fut néanmoins enlevé le 8 août par le régiment des Gardes et par celui de La Reine, et la garnison d'environ 300 hommes fut faite prisonnière.
Les troupes françaises n'étant pas suffisamment nombreuses, elles se contentèrent de se fortifier dans Aire.

Préambule

Au début de 1677, des détachements français, partant d'Aire, de Calais et de Gravelines, parcouraient la campagne et empêchaient les approvisionnements. La garnison de Saint-Omer, la place, les forts et les redoutes extérieurs, comprenait environ près de cinq mille hommes.
 Le 12 février, Louvois donne l'ordre au maréchal d'Humières, de tenir les troupes prêtes pour assiéger, en même temps, le 1er mars, Valenciennes et Saint Omer. Le 26 février, le régiment du marquis de Villa partait de Calais, se dirigeant vers la seconde de ces places fortes, et alla occuper l'abbaye de Watten.
Louis XIV, lui-même, parti de Saint-Germain-en-Laye le 28, commençait le siège de Valenciennes, et commandait au maréchal de Luxembourg de faire investir Saint-Omer.
Dans les premiers jours de mars, le maréchal d'Humières envoyait une troupe se saisir de Nieurlet, de Saint-Momelin et de Clairmarais villages voisins de Saint-Omer, et le 4 mars, le château d'Arques avec sa garnison, composée d'environ 70 hommes, tombait aux mains des Français [1] qui brûlaient ensuite les moulins de la Madeleine.
Le 9 mars, la redoute du Zest, et la position de la Madeleine furent enlevées par les troupes Françaises, les Espagnols laissant quelques pièces d'artillerie qu'ils n'avaient pas eu le temps d'emmener.
Pendant ce temps, Louis XIV avait pris d'assaut Valenciennes le 17 mars, et allait entreprendre le siège de Cambrai.
L'attaque reprit bientôt vers le nord, et les 27 et 28, les Espagnols durent encore abandonner la redoute élevée près de Nieurlet, puis celle du Grand large.
Après la prise de Valenciennes, le roi levait le camp le 21 mars, et le même jour, il donnait au duc d'Orléans, le commandement de 14 escadrons et de 20 bataillons qu'il détachait de son armée pour les envoyer devant Saint-Omer. Sa Majesté avait choisi, pour servir sous Son Altesse, le maréchal d'Humières, pour lieutenants généraux, le prince de Soubise, le marquis de la Trousse et le comte du Plessis, pour maréchaux de camp, MM. de la Motte, d'Albret, le chevalier de Sourdis et Stoupp, pour brigadiers de cavalerie, le marquis de Gournay et M. de Bordages, pour brigadiers d'infanterie, MM. d'Aubarède, Ximenès, Souvray et Phiffer, pour major général, M. de Montmont, pour premier ingénieur, M.de Choisi, le marquis de la Frézelière commandait l'artillerie, et l'intendant de l'armée était M. Robert.
Après avoir quitté l'armée royale au camp de l'abbaye d'Haspres, Monsieur, avec environ 20 000 hommes, alla camper le 22 mars à Lewarde, près Douai, la droite vers Montigny, la gauche près de Cantin, le 23 à Lens, la droite au canal au-dessus de Noyelles, la gauche à Avion, le 25 à Beuvry, la droite à Gorre, la gauche à Verquigneul, le 26 à Lillers, la droite au-dessus de cette ville, la gauche vers le village de Cottes, le 27, il faisait passer la Lys à son armée, et campait au-delà d'Aire, la droite au canal de Neufossé, la gauche au-dessus de Glomenghem[2], et arrivait le 28 à Blendecques, à 4 kilomètres de Saint-Omer, où il établissait son quartier général.

Ordre de bataille

Le 29 mars, Philippe d'Orléans visita tous les postes, et distribua les quartiers [3] :

Le siège

Notes et références

Bibliographie

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