Bataille de Saint-Lothain (1673)

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Date 25 Février 1673
Issue Victoire des loyalistes
Bataille de Saint-Lothain
Description de cette image, également commentée ci-après
La cure et le cimetière : théâtre des combats.
Informations générales
Date 25 Février 1673
Lieu

Saint-Lothain

Comté de Bourgogne
Issue Victoire des loyalistes
Belligérants
Rebelles comtois
Volontaires de Bresse
Comté de Bourgogne
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Commandants
Claude de Bauffremont de Listenois
Jean-François de Lavier
Claude Prost de Lacuzon
Jean-François de Massiet
Forces en présence
300 fantassins
100 miliciens
entre 400 et 600 hommes
Pertes
200 morts
100 prisonniers
Inconnues

Guerre de Hollande

Batailles

Coordonnées 46° 49′ 34″ nord, 5° 38′ 43″ est
Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté
(Voir situation sur carte : Franche-Comté)
Bataille de Saint-Lothain
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Bataille de Saint-Lothain

La bataille de Saint-Lothain est la première bataille de la guerre de Hollande sur le sol comtois. Elle oppose les rebelles comtois pro-français de Claude de Bauffremont aux troupes comtoises loyalistes et espagnoles[1] du célèbre Lacuzon[2].

L'événement se déroule en pleine guerre de Hollande (1672-1678) mais celle-ci n'est pas encore arrivée dans le comté de Bourgogne : elle se rapproche. Le gouverneur don Geronimo de Quinones reçoit l'ordre de Madrid d’interdire tout poste à haute responsabilité aux Comtois. En effet lors de la guerre de Dévolution, le comté de Bourgogne, fatigué et usé par la guerre précédente, n'avait pas opposé une grande résistance aux Français. L'Espagne doute de la fidélité des Comtois, doute qui sera démenti plus tard par une attitude de résistance parfois même désespérée comme à Faucogney[3].

En réaction à cette interdiction, le marquis de Listenois, qui est partisan d'une annexion française, fomente un coup d'état pour prendre le pouvoir[4]. Le complot est organisé dans une auberge de Besançon, mais celui-ci est ébruité et les conjurés doivent s'enfuir[1]. Le marquis de Listenois doit fuir avec les officiers et aristocrates qui l'accompagnent dans l'actuel Jura, pour espérer ensuite gagner la France via la Bresse. Mais à Lons-le-Saunier il parvient à rallier la population et à se constituer un groupe de combattants d'environ 400 hommes, dont une bonne partie sont des paysans en armes. La Comté s'ébranle à la nouvelle du coup d'état manqué ; certains secteurs comme Dole, Conliège ou Courlaoux s'insurgent contre leur garnison espagnole, d'autres au contraire, comme Besançon, s'indignent de la tentative de complot. Le le gouverneur du comté publie un appel au peuple l'invitant à lutter contre le marquis de Listenois et une partie de la noblesse qui s'est révoltée. Cette déclaration fédère alors la population qui décide de soutenir son gouverneur et la cause espagnole[1].

Le capitaine Lacuzon, partisan d'une Comté espagnole, est alors en poste au château de Sainte-Anne. Il recrute à tout-va pour grossir les rangs de son bataillon. Il est résolu à combattre et à stopper l'armée rebelle. Il est rejoint par un régiment de cavalerie espagnole commandée par un officier des Pays-Bas, le colonel Jean-François de Massiet. Lacuzon et de Massiet se mettent alors en marche pour Poligny et cherchent en tout hâte à rattraper les rebelles. Le , un nouvel édit du gouverneur somme les conjurés de se séparer sous peine d'être attaqués. Affolé par l’édit prononcé contre lui, le marquis de Listenois fait retraite vers la France. Mais, apprenant très vite qu'il était poursuivi, il décide de faire volte-face pour affronter ses poursuivants en les prenant de vitesse.

La bataille

Les conséquences

Notes et références

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