Société des aquafortistes français
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En tant qu'association (Code pénal de 1810), le est fondée à Paris sous l'impulsion du graveur Auguste Laguillermie la « Société artistique des aqua-fortistes français », avec comme adresse le 117 boulevard Saint-Germain[1],[2].
Il existait précédemment une Société des aquafortistes (1862-1867), fondée par Alfred Cadart et Jules Luquet, qui n'a aucun lien[3]. En fait, contrairement à cette dernière, cette nouvelle société accueille en plus de graveurs produisant des images originales, ceux chargés de la reproduction de motifs existants[1].
Son comité initial est formé de vingt membres[1], des « aquafortistes », des amateurs et des collectionneurs, dont Albert Ardail, Alfred Beurdeley, Sarah Bernhardt, Brunet-Debaines, Henri Floury, Louis-Jules Hetzel, Alphonse Lemerre, Alexis Godillot, Georges Petit, Alfred Porcabeuf, Auguste Prost, Paul Renouard, Alfred-Fortuné Salmon, Charles Jules Waltner.
Les présidents successifs, outre Laguillermie, furent Émile Boilvin, Henri Émile Lefort, Théophile-Narcisse Chauvel, Augustin Mongin, Victor-Louis Focillon, Lucien Dautrey, sans compter Charles Courtry et Léopold Desbrosses, qui occupèrent les postes d'adjoints[1].
Le peintre Léopold Flameng joue un rôle important dès la première année, il permet à la Société de réaliser à partir de 1886, L'Album du Salon, sous la forme d'un portfolio luxueux contenant les toiles primées au Salon des artistes français traduites en eaux fortes[4]. Le premier éditeur est l'imprimerie Lahure ; puis les années suivantes, c'est Ludovic Baschet qui reprend l'affaire jusqu'en 1888 seulement, avec Émile Bergerat et Philippe Burty comme préfaciers successifs.
À la fin de 1896, elle comptait plus de 320 adhérents[5].