Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse

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Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse
illustration de Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse

Création
Dates-clés  : l'exploitation est déléguée au Grand Central Belge

Forme juridique société anonyme
Siège social Walcourt
Drapeau de la Belgique Belgique

La Société du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse est une société anonyme belge, à capitaux anglais, créée en 1845 pour reprendre la concession d'un réseau de lignes de chemin de fer dans l'Entre-Sambre-et-Meuse.

Origine

En 1834, De Puidt et consorts[1] présente un projet d'un chemin de fer dans l'Entre-Sambre-et-Meuse disposant d'un double plan incliné et des embranchements à traction chevaline pour desservir les sites miniers. La ligne principale débute à Châtelet pour rejoindre Mariembourg et aller en direction de la France à Virieux-sur-Meuse. À la suite d'une enquête favorable de 1835, ce chemin de fer est déclaré d'utilité publique par un arrêté royal du . La société anonyme concessionnaire, le [2], commence les travaux, puis abandonne du fait d'une importante crise industrielle. Cette société est dissoute en 1839[3].

Sous des pressions locales le Département des travaux publics de l'État, le , confie à l'ingénieur Magis, l'étude d'un tracé définitif. Sur un axe proche du précédent il prévoit : une ligne à voie unique, longue de 64 km, entre Marchienne et Vireux ; quinze gares intermédiaires ; et quatre courts embranchements[3].

Création

Des capitalistes anglais et belges créent une société pour réaliser ce chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse et négocier une « concession de péages » et la « garantie d'un minimum d'intérêt »[4]. La société mandate les ingénieurs William Cubitt[5] et Sopwith pour se rendre sur place afin d'évaluer la technique du projet et son potentiel commercial. Ils livrent leurs expertises dans deux mémoires imprimés en [6]. Ce même mois d'avril George Stephenson vient en Belgique à ce sujet, il rencontre les ingénieurs et a un entretien privé avec le roi Léopold[3]. Les discussions reprennent à Bruxelles entre des délégués de la société des représentants du gouvernement et des ingénieurs de l'État[7].

Après une longue période de négociation la concession est attribué à messieurs Richards et Fearon. Elle comprend : la plus grande section, située en territoire belge, par la loi du et les km situés en territoire français accordé par une ordonnance royale du [8]. Les concessionnaires créent la société anonyme du chemin de fer de l'Entre-Sambre-et-Meuse le , elle est approuvée par l'arrêté royal du . Le siège est fixé à Walcourt (Jardinet-lez-Walcourt) dans la province de Namur[9].

Exploitation

Une nouvelle convention est signée le approuvée par arrêté royal du (Moniteur du ), entre le Gouvernement et la compagnie. Elle précise notamment que le gouvernement garantit pendant un terme de cinquante ans, un minimum d'intérêt annuel de 4 pour cent sur le capital de cinq millions de francs affecté à la construction des sections de Walcourt à Saint-Lambert, de Saint-Lambert à Florennes, de Froidmont à Philippeville et de Mariembourg à Couvin, ayant ensemble 24 kilomètres et 395 mètres de longueur. Par cette convention l'arrêté royal du , qui accordait à la compagnie la concession de lignes accessoires est rapporté[8].

L'exploitation intégrale de ces chemins de fer, comprenant ensemble 105,250 kilomètres, a commencé à la fin de l'année 1855. Pour l'année 1856, l'État a payé, pour la garantie d'intérêt, la somme de 167 409,32 francs[8].

Délégation de l'exploitation au Grand Central Belge

Le , la Société du Chemin de fer de L’Entre-Sambre-et-Meuse, à capitaux anglais, fusionne l'exploitation de sa ligne avec le consortium formé en 1863 par les Chemins de fer de l'Est belge et la Société anonyme des chemins de fer d'Anvers à Rotterdam. Pour gérer l'exploitation de ce réseau, ces sociétés créent un « syndicat d'exploitation » dénommé le Grand Central Belge[10].

Les lignes gérées par le Grand Central Belge sont rachetées par les Chemins de fer de l'État belge en 1897[11].

Réseau

À l'époque de la société

Le tronc principal de ce chemin de fer a son point de départ à Marchienne-au-Pont et à Charleroi : il passe par Mariembourg et aboutit à Vireux, en traversant la frontière franco-belge à deux kilomètres de cette dernière ville : il s'étend sur 63 kilomètres. Un embranchement va de Walcourt à Morialmé, et y joint le chemin de fer de Morialmé à Châtelineau. Un troisième embranchement se confond avec le deuxième jusqu'à Fairoul, se dirige sur Froidmont où il se divise en deux parties, l'une allant au nord-est jusqu'à Florennes, l'autre au sud jusqu'à Philippeville. Un quatrième part de Mariembourg et se termine à Couvin[8].

Numérotation Infrabel

Gares

Notes et références

Voir aussi

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