CDC Habitat
filiale de la Caisse des dépôts et consignations
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CDC Habitat, anciennement Groupe SNI (Société nationale immobilière), est une filiale de la Caisse des dépôts et consignations ayant pour mission principale la gestion du patrimoine immobilier public. En 2025, l'entreprise gère 554 000 logements, en faisant le premier bailleur de France[5].
2005 : transformation en groupe SNI et prise de contrôle de 13 ESH
2018 : Le groupe SNI devient CDC Habitat
| CDC Habitat | |
| Création | 1961 |
|---|---|
| Dates clés | 2004 : intégration au groupe Caisse des dépôts et consignations 2005 : transformation en groupe SNI et prise de contrôle de 13 ESH 2018 : Le groupe SNI devient CDC Habitat |
| Forme juridique | Société anonyme d'économie mixte |
| Slogan | Solide et inventif, avec chacun de vous. |
| Siège social | Paris |
| Direction | Anne-Sophie Grave (présidente du directoire)[1], Clément Lecuivre (directeur général) [2] |
| Actionnaires | Caisse des dépôts et consignations : 100 % |
| Activité | Location de logements |
| Société mère | Caisse des dépôts et consignations[3] |
| Effectif | 1 483 en 2018 (effectif moyen annuel déclaré) |
| SIREN | 470 801 168 |
| Site web | www.cdc-habitat.com |
| Chiffre d'affaires | 616 000 000 e en 2018[4] |
| Résultat net | 69 000 000 € en 2018 |
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En 2005, le groupe SNI se transforme en opérateur immobilier global. Il propose sur l’ensemble du territoire français une offre large : logements très sociaux, sociaux, intermédiaires et libres, foyers et résidences, accession à la propriété.
Histoire
Le groupe SNI (Société nationale immobilière) tire son origine de la Société de gestion immobilière des armées (Sogima)[6], structure créée en 1961 pour répondre aux besoins de logements des armées[7].
De 1970 à 1975, la Sogima diversifie ses activités en devenant le bailleur de référence des grands réservataires publics (ministère de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice). Puis, en 1976, la Sogima prend le nom de Société nationale immobilière (SNI)[8].
En , André Yché est nommé président du conseil d'administration de la SNI[9].
En 2004, la SNI devient une filiale de la Caisse des dépôts et consignations[10].
En 2008, le groupe lance son Plan stratégique énergétique[11].
En 2014, le groupe annonce un plan de restructuration dans le secteur des habitatios à loyer moderé ainsi que la construction de 30 000 logements sociaux et intermédiaires[12],[13].

Janvier 2014 : la nomination de Thomas Le Drian, fils du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, fait polémique et suscite des accusations de népotisme[15],[16],[17]. Il est nommé après un court passage chez KPMG et à seulement 29 ans directeur de cabinet du Président du directoire du Groupe SNI après avoir été chargé de mission pour Jean-Pierre Jouyet, réputé proche de Jean-Yves Le Drian, au sein de ce dernier organisme entre 2012 et 2014. Six mois auparavant, André Yché, président du directoire du Groupe SNI, était décoré par Jean-Yves le Drian au sein des locaux du ministère de la Défense[16]. Peu avant, Thomas Devedjian, fils du ministre Patrick Devedjian, démissionnait d'un poste obtenu alors que son père était le ministre de tutelle de l'entreprise[17].
En juillet 2014, la SNI (à l'initiative de sa maison mère la Caisse des Dépôts) lance le Fonds de logement intermédiaire (FLI). Parmi les investisseurs, nous trouvons : CNP Assurances, BNP Paribas Cardif, Aviva France, Malakoff Médéric, EDF Invest, l’ERAFP, et SMABTP[18],[19],[20].
En , le groupe SNI lance Grand Paris Habitat, qui regoupe les équipes de développement et de maîtrise d'ouvrage d'Osica et Efidis[21],[22].
En , la SNI remporte l'appel d'offres de l’État pour créer 13 000 logements intermédiaires. La gestion de ce fonds d'1 milliard d'euros a été confiée au groupement constitué de la SNI et de sa filiale AMPERE Gestion SAS[8].
Juin 2015 : le groupe SNI devient l'actionnaire majoritaire d'Adoma[23].
En , la Banque européenne d'investissement signe un prêt de 500 millions d’euros destiné à financer le programme de relance de la construction[24].
En , le groupe SNI signe une convention avec la préfecture de la région Île-de-France qui vise la construction de 8 000 logements sociaux sur la période 2016-2018 et 15 000 logements intermédiaires au cours des cinq prochaines années[25].
Fin 2017, le groupe SNI devient actionnaire majoritaire (ou actionnaire de référence) des six Société Immobilière des Outre Mer (SIDOM), qui détiennent entre 30 et 100% (à Mayotte) du parc locatif social des départements d'outre mer (DOM), soit environ 70 000 logements sociaux[26].
En , le groupe SNI change de nom et devient CDC Habitat[27],[28].
En , CDC habitat créé un méga fond pour vendre 8 000 de ses logements pour une valeur de 2,5 milliards d'euros[29].
En 2025, avec Nexity et Eiffage immobilier, CDC attaque en justice la Solideo 2024[30].
Identités visuelles
- Logo du groupe SNI de 2005 à janvier 2018.
- Logo de CDC Habitat depuis janvier 2018.
Polémiques
La filiale de la Caisse des dépôts a fait face, à plusieurs reprises, à des accusations de népotisme[31] notamment lors de l'embauche de Thomas Le Drian ou celle de Manuel Flam, membre du directoire, directeur général chargé des filiales de logement social (ESH) et très social (ADOMA) en 2014[32],[33],[34].
Un rapport de la Cour des comptes remis en 2013 juge que la SNI était prise dans un conflit d'intérêts lors de la vente, en 2009, de 30 000 habitations par la société Icade. Dans cette affaire, la Cour considère que la SNI s'est retrouvée en situation de « conflit d'intérêts » et a lésé les organismes HLM qu'elle était censée appuyer[31].
Le , CDC Habitat informe la maire d'Aubervilliers, Meriem Derkaoui, de son refus d'accepter la proposition du conseil municipal de baptiser du nom de Maurice Audin une nouvelle résidence étudiante située sur la commune. Un refus justifié par le choix de vouloir « s’astreindre à des noms dépolitisés et consensuels »[35],[36]. Meriem Derkaoui s'est alors indignée des différences de traitement pratiquées par CDC Habitat. L'appellation de la « résidence Maurice Denis » située dans la ville du Raincy, du nom d’un peintre antidreyfusard, proche de l'Action française et promu par le régime de Vichy, en serait un exemple[37]. En , l'État français reconnaissait officiellement sa responsabilité dans la disparition de Maurice Audin. L'occasion pour Meriem Derkaoui de rappeler dans un communiqué la décision inadmissible et de réitérer son engagement à nommer une résidence étudiante Maurice Audin[38].
Filiales
Annexes
Bibliographie
- André Yché, Logement, habitat & cohésion sociale, éditions Mollat, 2011, 133 p. (ISBN 2-35877-001-9)
- Frédéric Thiveaud, La Caisse des dépôts, Que sais-je ?, édition PUF, 2015, 125 p.
- André Yché, Logement, Nouvelle donne, édition Economica, 2015, 89 p.
Article connexe
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à la vie publique :
- Ressource relative aux organisations :
- "Entreprise CDC Habitat - Sni à Paris (75013)" - frise chronologique des évolutions de l'organisme depuis 2009 sur le site du Figaro Économie