Stargate
franchise de science-fiction
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Stargate ou La Porte des étoiles (au Québec) est une franchise de science-fiction composée de plusieurs univers fictifs distincts notamment le film Stargate, la porte des étoiles et la série télévisée Stargate SG-1 (elle-même inspirée du film).
Planet opera,
Space opera
Dean Devlin
| Genre(s) |
Science-fiction militaire, Planet opera, Space opera |
|---|---|
| Auteur(s) |
Roland Emmerich Dean Devlin |
| Année de création | 1994 |
| Pays d’origine |
|
| Langue d’origine | Anglais |
| Support d’origine | Film |
| Thème(s) | Voyage dans l'espace et le temps |
| Autre(s) support(s) |
Le film introduit une porte des étoiles qui relie la Terre à Abydos (une autre planète de la Galaxie). La série télévisée Stargate SG-1 et ses spin-offs introduisent un réseau de portes des étoiles à travers les galaxies.
La principale caractéristique de cette franchise est l'exploration, la rencontre avec des peuples extraterrestres dont certains se montrent hostiles et dont les technologies sont à différents stades d'évolution.
L'action de Stargate se situe à notre époque (contemporain à l'année de production des différents films). L'existence de la porte des étoiles n'est connue que d'une infime partie de la population terrestre.
La franchise met l'accent également sur comment survivre dans des situations extrême.
Après l'annulation de la saison 3 de Stargate Universe, la franchise connaît un coup d'arrêt.
Début 2018, la plateforme Stargate Command (depuis arrêtée) diffuse une création originale, sous le format Web-série, Stargate Origins. Elle retrace les pas de la jeune Catherine Langford à la découverte du fonctionnement de la porte des étoiles.
La franchise a également sorti une série animation intitulée Stargate infinity en 2002.
Le film
Le film est sorti en 1994 et 1995.
En 1928, des archéologues découvrent des vestiges égyptiens révélant une machine ouvrant un passage vers une autre planète[1]. Plus de soixante ans après, Daniel Jackson (James Spader) parvient à trouver les coordonnées nécessaires pour l'actionner[1]. Le colonel O'Neil (Kurt Russell) est à la tête de l'équipe composée de scientifiques et de soldats américains, ils franchissent ensemble cette porte des étoiles, et découvrent un monde désertique nommé Abydos et dont les habitants sont sous la coupe d'un extraterrestre Râ. Après s'être battus pour l'indépendance d'Abydos et l'élimination de la Râ, le colonel retourne sur Terre sans Jackson, épris de la jeune Sha'uri (Mili Avital).
Les deux films suivants envisagés, à l'origine prévus comme une trilogie, n'ont jamais pu être réalisés en raison de la récupération des droits par la MGM, qui lança la série télévisée Stargate SG-1 inspirée du film[2].
Le film est aussi sorti sous forme de roman[3]. Puis entre 1996 et 1999, Bill McCay rédige cinq livres en anglais[4] qui présentent la suite possible de l'intrigue à partir des notes des deux scénaristes.
La série télévisée et ses spin-offs
Bien que prenant part après les événements du film, la série Stargate SG-1 ne s'appuie pas tout à fait sur le récit initial[5]. Un nouvel ennemi du nom d'Apophis fait erruption au SGC grâce à la porte des étoiles et enlève une jeune militaire. Le nouveau général du SGC, George Hammond, fait donc appel comme son prédécesseur au colonel Jack O'Neill (alors à la retraite) et à son équipe pour secourir l'otage. Ils retrouveront Daniel Jackson sur Abydos, qui les informe que la porte peut leur permettre d'atteindre bien plus de mondes qu'il ne l'avait imaginé au départ. Des équipes d'explorations composées de militaires et scientifiques sont alors formées afin de trouver des technologies capables de vaincre les Goa'ulds. Au gré de leurs expéditions, l'équipe principale SG-1 réussit à se faire des alliés comme les Asgards, la Tok'ra et les Jaffas libres. Parallèlement, ils recherchent des informations sur une civilisation disparue appelée les Anciens, les fondateurs de la mythique cité perdue Atlantis qu'ils finiront par trouver dans la galaxie de Pégase et qui lancera la nouvelle série Stargate Atlantis. Cette découverte s'accompagne d'un nouvel ennemi, qui se nourrit de l'énergie vitale des humains : les Wraiths. Lors de la saison 9 de Stargate SG-1, de nouveaux ennemis font leur apparition dans la Voie Lactée, les Oris, qui tentent d'imposer leur religion, Origine. Leur puissance est telle que de nombreux peuples se soumettent pour éviter d'être annihilés. La série Stargate SG1 sera suivie ensuite de deux téléfilms Stargate L'Arche de la vérité et Stargate : Continuum. Une fois toutes ces menaces éliminées, les scientifiques se concentrent sur l'étude du 9e chevron de la porte des étoiles (Stargate Universe). Ils réussissent à l'utiliser en extrême urgence, pour fuir une attaque de leur base. Ils se retrouvent malheureusement bloqués sur le Destinée, un vaisseau des Anciens, à des milliards d'années lumières de la Terre[6].
La série animée
Une série animée inspirée de la série intitulée Stargate Infinity est sortie en 2002. L'action a lieu dans un futur proche[7].
La Web-série
Une préquelle intitulée Stargate Origins au format web-série inspirée du film est sortie en 2018. Elle suit l'histoire de la jeune Catherine Langford, fille de l'égyptologue ayant découvert la porte des étoiles en 1928 à Gizeh[8].
Informations
La Porte des étoiles
C'est un appareil de transport interstellaire qui apparaît pour la première fois dans le film Stargate, la porte des étoiles et qui est l'élément central de de franchise Stargate.
Dans la série Stargate SG-1, ces portes ont été créées par un peuple appelé « les Anciens ». Présents pendant des millions d'années, ils ont atteint un haut niveau de technologie bien avant l'apparition de l'Homme. Ces portes sont faites d'un minerai appelé le naqahdah. Elles servent à manipuler l'espace-temps, principalement pour créer des trous de ver[Note 1] qui permettent de voyager rapidement dans l'espace-temps. Elles sont aussi appelées « stargate » en version originale, ou « chappa'ai » dans la langue fictive Goa'uld. Certains peuples de cet univers l'appellent « anneau des dieux », « cercle des ancêtres », « anneau ancestral », « portail » ou « astria porta » en ancien.
Distribution et personnages
Le film Stargate, la porte des étoiles introduit plusieurs personnages principaux dont le colonel O'Neil, qui dirige l'équipe principale d'exploration, interprété par Kurt Russell[9] ; et le Dr Daniel Jackson, un jeune égyptologue, interprété par James Spader[10], la jeune habitante Sha'uri épris de Daniel interprètée par Mili Avital.
Dans les séries inspirées du film, les rôles de O'Neill et de Daniel sont interprétés par Richard Dean Anderson[9] et Michael Shanks[10]. Pour la première série Stargate SG-1, de nouveaux personnages sont créés, Amanda Tapping joue le rôle du capitaine Samantha Carter et Christopher Judge celui de Teal'c, un jaffa rebelle qui décide de rejoindre la Terre. D'autres personnages sont créés par la suite, comme Jonas Quinn dans la saison 6, joué par l'acteur Corin Nemec pendant une saison en remplacement du Dr Daniel Jackson (Michael Shanks)[11], le lieutenant-colonel Cameron Mitchell (Ben Browder) et Vala Mal Doran (Claudia Black) sont introduits pour lancer une nouvelle ère dans la série à partir de la saison 9.
La deuxième série Stargate Atlantis explore aussi de nouveaux mondes. Pour ce spin-off à Stargate SG-1, Torri Higginson incarne le docteur Elizabeth Weir qui commande l'expédition sur Atlantis. David Hewlett incarne Rodney McKay, un brillant astrophysicien qui avait fait quelques apparitions dans Stargate SG-1[12],. Joe Flanigan joue le rôle du major John Sheppard. Rainbow Sun Francks interprète le lieutenant Aiden Ford. Pour compléter cette équipe d'exploration Teyla Emmagan (Rachel Luttrell) et Ronon Dex (Jason Momoa), deux personnages étrangers à la Terre. Amanda Tapping et son rôle Samantha Carter est présente dans la saison 4 et prend le commandement de la cité en remplacement du Dr Weir[Épisode 1]. Elle est remplacée au début de la saison 5 par Richard Woolsey, interprété par l'acteur Robert Picardo[Épisode 2],[13].
Pour Stargate Universe, c'est Robert Carlyle qui est choisi pour le premier rôle, celui du Dr Nicholas Rush[14]. Les créateurs de la série voulaient un acteur de ce « calibre » pour incarner un personnage « fort »[14]. De nombreux autres acteurs ont rejoint ce casting très fourni en personnages principaux et récurrents[15] : Justin Louis (Colonel Everett Young), David Blue (Eli Wallace), Brian J. Smith (Lieutenant Matthew Scott), Jamil Walker Smith (Sergent Ronald Greer), Elyse Levesque (Chloe Armstrong), Alaina Huffman (Tamara Johansen) et Ming-Na (Camile Wray). Tous ces personnages se retrouveront bloqués ensemble sur le Destinée sans possibilité de retour sur Terre.
Projets annulés
- Stargate 2, suite envisagée par les créateurs en 1996 et en 2006[16]
- Stargate : Révolution et Stargate : Extinction, nouveaux téléfilms envisagés annulés en avril 2011 [17]
- Nouveau projet de suite au film de 1994. En , Roland Emmerich annonce vouloir une suite sous forme de trilogie au film de 1994[18]. Le , la MGM et la Warner Bros annoncent officiellement un accord avec Roland Emmerich et Dean Devlin, pour créer une trilogie basée sur le film de 1994[19]. Début , le journal The Hollywood Reporter annonce que les scénaristes du premier film devraient être Nicolas Wright et James Woods[20]. Les deux co-créateurs du film original participeront aussi : Dean Devlin sera le producteur et Roland Emmerich le réalisateur[21],[22]. En 2016, Dean Devlin, interrogé par le magazine Variety, affirme que 22 ans après le premier film, le nouveau président de la MGM Jonathan Glickman souhaite relancer la franchise à partir du film de 1994 et permettre à Dean Devlin et Roland Emmerich de réaliser les suites qu'ils avaient envisagées par le passé[23]. Le projet des deux cinéastes est bien de créer une nouvelle trilogie s'appuyant sur l'histoire du film original. Devlin précise que les acteurs du film original étant à présent trop âgés ne pourront pas jouer un rôle de premier plan[24]. Le projet de trilogie serait une suite au film de 1994. Le projet finalement n'aboutit pas[25].
- Projet de nouvelle série télévisée basée sur la Timeline de Stargate SG-1. Scénario de Martin Gero. Annulé en juin 2026[26]
Jeux

Dès la sortie en salle du premier film, l'univers de Stargate est associé à des jeux vidéo. Stargate est une adaptation de ce film sur Mega Drive et Super Nintendo sorti en 1995 et édité par Acclaim[27]. Il y a aussi un flipper Stargate, jeu d'arcade produit en 3 600 exemplaires par Gottlieb et sorti la même année[28].
En 2003, Stargate SG-1 est un jeu de rôle officiel de la série en anglais utilisant le système Spycraft, publié par AEG[29]. Son développement a été arrêté après le non-renouvellement de la licence[29]. Toujours à l'époque des séries d'autres jeux auraient dû sortir : Stargate SG-1: The Alliance devait être un jeu vidéo de tir à la première personne (FPS) . L'éditeur JoWooD en avait acquis les droits en 2004 et avait chargé le studio Perception de la réalisation. Après des résultats non-satisfaisants et un conflit juridique entre les deux entreprises, le développement est confié à Namco qui finira aussi par abandonner en raison des coûts trop importants[30]. Quant à Stargate Worlds cela devait être un MMORPG (Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur) qui a aussi été annulé[31] et son éditeur Cheyenne Mountain a fait faillite[32]. Finalement, seul Stargate Resistance voit le jour. C'est un jeu de tir à la troisième personne sorti le grâce aux développements de Stargate Worlds. Le joueur y incarne soit un goa'uld soit un membre du SGC[33]. Annoncé en , Stargate : Timekeepers est le prochain jeu de la franchise prévu pour 2022, ce sera un jeu de stratégie en temps réel (RTS) édité par le studio britannique Slitherine et développé par le polonais Creative Forge[34].
Sur mobile, Stargate SG-1: Unleashed est une série de jeux sur smartphone dont le premier épisode est sorti le [35],[36]. De même Stargate Command est l'application officielle de l'univers Stargate éditée par la même société Arkalis Interactive, elle est disponible sur Google Play et l'App Store à partir du [37].
Côté jeux de société, Stargate SG-1 : La Vengeance d'Apophis (sorti en 2001) est un jeu de plateau français édité par Tilsit dont Didier Jacobée est l'auteur[38]. En 2004, toujours sur l'univers de Stargate SG-1, Fleet Games sort un jeu de stratégie disponible uniquement en Amérique du Nord[39]. Stargate Online TCG est un jeu de cartes sorti uniquement en anglais le [40], il existait à la fois une version papier, mais aussi jusqu'au une version en ligne[41].
Stargate SG-3000 est une attraction du parc Space Centre de Brême (Allemagne) sur le thème de Stargate qui a également été reprise aux États-Unis par plusieurs parcs de la chaîne Six Flags[42],[43].
Réception et impact culturel
Critiques et distinctions
Les premières critiques sur le film qui lance la franchise ne sont pas tendres : le scénario et les dialogues sont jugés faibles[44], il est reproché un usage important des effets spéciaux[45] et un trop grand nombre de clichés avec notamment l'histoire d'amour entre Daniel Jackson et Sha'uri[46] et un militarisme primaire avec l'armée américaine qui débarque pour sauver un peuple opprimé et illettré[45]. Malgré cela, Stargate remporte la récompense du meilleur film de science-fiction lors de la 21e cérémonie des Saturn Awards en 1995[47].
En 2007, Stargate SG-1 devient la plus longue série de science-fiction produite sans interruption[48], c'est l’épisode Aux mains des rebelles, le 203e de la série, qui permet de battre le record établi par X-Files avec 202 épisodes. Au total, avec la fin de la 10e et dernière saison, la série cumule 214 épisodes. Ce record sera battu plus tard par Smallville avec 218 épisodes.
De manière générale, les trois séries télévisées de la franchise sont régulièrement nommées ou récompensées lors de cérémonies dédiés à la science-fiction (Saturn Awards[49] et Prix Hugo[50]), aux effets spéciaux (VES Award[51]), aux productions canadiennes (Leo Awards[52], Constellation Awards[53] et Prix Gemini[54]) ou américaines (Emmy Awards[55] et CableACE Awards[56]).
Communauté relative à Stargate SG-1 et ses spin-offs

La notoriété de Stargate SG-1 et de ses spin-offs se confirme par le développement de réunions de fans dans le monde. Certaines conventions sont spécifiquement dédiées à l'univers fictif tel que la Gatecon au Canada ou les évènements Chevron par Massive Event en Angleterre[57]. D'autres manifestations plus générales permettent aux fans de se retrouver comme le Comic-Con qui a lieu chaque année à San Diego en Californie. À ces occasions, de nombreuses nouveautés ont été présentées (bandes-annonces des deux téléfilms, pilote de Stargate Universe…) par les producteurs et les fans pouvaient échanger avec les acteurs qui étaient présents. C'est également un moyen pour les cosplayers de montrer leurs uniformes militaires ou costumes d’extraterrestre réalisées à l'effigie des séries. En France, on retrouve quelques événements ponctuels telles que la French City Con (trois éditions entre 2002 et 2004)[58], la Stargate Convention en [59], certains stands lors de la Japan Expo, le salon Paris Manga[60], le salon Migennes Collector[61] ou encore dans les pôles Science-Fiction du Toulouse Game Show[62]. On y retrouve le même concept de décors de porte des étoiles et d'expositions d'objets (props), de costumes et de décors originaux de la série (proposé par Props Memorabilia[63] par exemple), de fans costumés, la présence d'acteurs[58],[62] mais aussi de doubleurs[59].
Les sites internet reflètent également l’activité de la communauté. Joseph Mallozzi, producteur et scénariste de Stargate, rédige de nombreux articles sur son blogue et répond régulièrement à certaines questions postées en commentaire[64]. Le site anglophone GateWorld est considéré comme l'un des plus importants notamment grâce à un partenariat avec la MGM. Le site dispose d'une grande base de données sur la franchise et même d'une chaine vidéo qui diffuse de nombreux reportages inédits. Le producteur Joseph Mallozzi salue même le travail réalisé sur son blogue qu'il considère comme le premier site de fans sur Internet[65], à un tel point que les scénaristes eux-mêmes sont redirigés vers le site pour vérifier leurs informations[66].
Exposition
Le Musée royal de Mariemont en Belgique accueille du au une exposition intitulée « De Stargate aux Comics. Les dieux égyptiens dans la culture geek », celle-ci est consacrée à l'évolution du traitement de la culture égyptienne antique dans la culture populaire. Elle regroupe notamment plusieurs objets du film Stargate[67].
Reprise d'éléments de Stargate
L'épisode des Simpsons, Notre Homer qui êtes un dieu rend un hommage à Stargate SG-1 : on voit Richard Dean Anderson participant à une convention Stargate Sg-1 et le fait qu'Homer se fasse passer pour un dieu auprès de la population aborigène est une référence aux Goa'ulds[68]. Dans Imaginationland : Épisode 2, la série South Park reprend le concept de porte des étoiles qui permet le passage du monde réel à Imaginationland, un monde permettant de contrôler tous les univers fictifs créés par les humains[69]. Kurt Russell, l'acteur jouant le rôle du colonel O'Neil dans le film y est parodié en soldat s’apprêtant à traverser cette porte[69].
En France, un épisode de la saison 2 de Kaamelott est intitulé Stargate[70], dans lequel la Dame du Lac ouvre, à l'intérieur du château, une porte du Chaos, d'apparence similaire à une porte des étoiles et qui laisse passer « les pires créatures de l'Univers ». Alors qu'Arthur et Lancelot s'attendent au pire, Perceval traverse la porte : une autre porte similaire est apparue dans la cour du château.
Certains jeux vidéo reprennent le concept de « porte » comme dans Dofus (MMORPG) où les zaaps, au graphisme fortement inspiré de celui des portes des étoiles, servent à se faire transporter dans diverses zones de la carte[71].
L'astéroïde (99942) Apophis a été nommé ainsi, car les deux codécouvreurs Roy Tucker et David Tholen sont des fans de Stargate SG-1, Apophis étant l'un des ennemis les plus importants de la série[72].
Inspirations
L'hypothèse sur laquelle se fonde le scénario du film s'inspire de l'ovnilogie des anciens astronautes, selon laquelle des extraterrestres auraient influencé le développement des civilisations anciennes dont les Égyptiens[73]. Le principe de civilisations extraterrestres étant venues sur Terre pour mettre en esclavage les humains et s'étant fait passer pour des dieux est issue des théories de Zecharia Sitchin.
Clin d'œils à d'autres œuvres de fiction dans Stargate SG-1
De multiples allusions y sont également faites par les personnages, l'action des épisodes étant contemporaine. Par exemple, lors d'un interrogatoire, le colonel O'Neill prétend être le capitaine James T. Kirk avant de se rétracter et de préférer Luke Skywalker[Épisode 3]. Plus tard il a aussi voulu baptiser le Prométhée en Enterprise, célèbre vaisseau de Star Trek[Épisode 4]. De nombreux acteurs de Star Trek ont été invités ou ont joué un personnage récurrent dans la série Stargate : John Billingsley, Robert Picardo, Connor Trinneer, Marina Sirtis, Jolene Blalock, etc.
Le scénario de certains épisodes reprend également celui de films comme l'impact d'un astéroïde dans Armageddon[Épisode 5]. Richard Dean Anderson est fan de Les Simpson, son personnage O'Neill y faisant de multiples allusions au cours de la série[68]. L'acteur qui double Homer Simpson en VO (Dan Castellaneta) joue dans l'épisode Rien à Perdre (Citizen Joe) de la saison 8.
Mythologie et religion relatifs à Stargate SG-1
Dans l'univers fictif de Stargate SG-1, les extraterrestres, notamment les Goa'ulds, les Asgards ou les Anciens, empruntent le nom des dieux de différentes mythologies. Les références constantes aux mythologies égyptienne, nordique, grecque ou arthurienne ne relèvent pas uniquement de l'habillage narratif. Elles fournissent au spectateur des repères familiers permettant d'aborder des sociétés extraterrestres autrement étrangères, fonction assurée dans le récit par le personnage de Daniel Jackson[74],[75].
- Légendes arthuriennes
- L'île d'Avalon servant de dernier refuge : les cavernes d'Avalon au Royaume-Uni.
- La ville Camelot : la planète Camelot.
- Merlin l'Enchanteur : l'Ancien Merlin.
- La fée Morgane : l'Ancienne Morgane.
- Mythologie africaine
- Le dieu Olokun : le Goa'uld Olokun.
- Mythologie aztèque
- La déesse Chalchiuhtlicue : le Goa'uld Chalchiutlicué.
- Le dieu Quetzalcóatl : le géant des brumes Quetzalcoatl.
- L'ancienne ville des Toltèques Tula : la planète Tollan.
- Mythologie carthaginoise
- Le dieu Ba'al Hammon, le Goa'uld Ba'al.
- Mythologie celtique
- Le dieu Cumhal : le Goa'uld Camulus.
- Le dieu Grannos : le Goa'uld Granus.
- L'archipel du Royaume-Uni Hébrides : la planète Hébrida.
- La déesse Morrigan : le Goa'uld Morrigan.
- Mythologie chinoise
- Le général Yu le Grand : le Goa'uld Yu.
- Mythologie égyptienne
- L'ancienne ville d'Égypte antique Abydos : la planète Abydos.
- La déesse Amemet : le Goa'uld Amonet.
- Le dieu Anubis : le Goa'uld Anubis.
- Le dieu Apophis : le Goa'uld Apophis.
- La déesse Bastet : le Goa'uld Bastet.
- L'ancienne ville d'Égypte antique Boubastis : la planète Bubastis.
- Le dieu Harsiesis (une forme d'Horus) : l'enfant Harsiésis Shifu.
- La déesse Hathor : la reine Goa'uld Hathor.
- L'ancienne ville d'Égypte antique Héliopolis : la planète Héliopolis.
- Le dieu Horus : le Goa'uld Heru-ur.
- Le vizir Imhotep, le Goa'uld Imhotep.
- La déesse Isis : le Goa'uld Isis.
- Le dieu Khonsou : le Tok'ra Khonsu.
- Le dieu Montou : le Goa'uld Montou
- Le dieu Nefertoum : le Goa'uld Nephertum.
- La déesse Nout : le Goa'uld Nout.
- Le dieu Osiris : le Goa'uld Osiris.
- Le pharaon Ounas : la race des Unas
- La déesse Qadesh : le Goa'uld Qetesh.
- Le dieu Râ : le Goa'uld suprême Râ.
- La déesse Sekhmet : le Goa'uld Sekhmet.
- La déesse Serket : le Goa'uld Selkhet.
- Le dieu Seth : le Goa'uld Seth.
- Le dieu Sobek : le Goa'uld Sobek.
- Le dieu Sokaris : le Goa'uld Sokar.
- Le dieu Thot : le Goa'uld Thot.
- Mythologie grecque
- Ancienne ville de la Grèce antique Argos : la planète Argos.
- Le dieu Arès : le Goa'uld Arès.
- Le continent de l'Atlantide : la cité des Anciens Atlantis.
- La déesse Athéna : le Goa'uld Athéna.
- Le dieu Bynarr : le Goa'uld Bynarr.
- Le Titan Cronos : le Goa'uld Cronos.
- Le monde de l'Érèbe : la planète Erebus servant de camp de travaux forcés pour Ba'al.
- Le dieu Nérée : le Goa'uld Nérus.
- Le héros Pélops : le Goa'uld Pélops.
- Le roi Pyrrhus : le Goa'uld Pyrus.
- Le monde du Tartare : la planète volcanique Tartarus servant de base au Goa'uld Anubis.
- Le dieu Thanatos : le Goa'uld Thanos.
- Le génie vengeur Zaren : le Tok'ra Zaren.
- Mythologie japonaise
- La déesse du soleil Amaterasu : le Goa'uld Amaterasu.
- Mythologie nordique
- La cité d'Asgard : le peuple des Asgards.
- Le dieu Ægir : l'Asgard Aegir.
- La déesse Freyr : l'Asgard Freyr.
- Le dieu Heimdall : l'Asgard Heimdall.
- Le dieu Hermód : l'Asgard Hermiod.
- Le dieu Kvasir : l'Asgard Kvasir.
- Le dieu Loki : l'Asgard Loki.
- Le dieu Thor : l'Asgard Thor.
- Le nain Galar : la planète Galar.
- Mythologie phénicienne
- La déesse Tanit : le Goa'uld Tanith.
- Le dieu Baal : le Goa'uld Ba'al.
- Le dieu Mot : le Goa'uld Mot.
- Le dieu Moloch : le Goa'uld Moloc.
- Le roi Téglath-Phalasar Ier : le Goa'uld Tilgath.
- Mythologie slave
- Le dieu Svarog : le Goa'uld Svarog.
Analyse
La franchise Stargate repose, par son film d'origine, sur un socle pseudoscientifique valorisant notamment la théorie des anciens astronautes d'Erich von Däniken. Roland Emmerich reconnait croire en cette théorie et fait de Daniel Jackson l'archétype de l'archéologue alternatif rejeté qui se dévoile durant le film comme un avant-gardiste. Les interprétations traditionnelles de l'égyptologie volent en éclat pour laisser place au narratif[76].
Dans une étude publiée en 2025, Natalia I. Petrovskaia propose d'interpréter la franchise Stargate à travers le prisme de l’echtra, un genre narratif de la littérature médiévale irlandaise caractérisé par le passage d’un protagoniste humain vers un Autre Monde surnaturel. Selon cette lecture, Stargate se distingue d'autres franchises de science-fiction spatiale par l'effacement du voyage lui-même grâce au réseau des portes des étoiles, le récit se concentrant principalement sur la découverte et l'exploration d'autres mondes. L'auteur considère ainsi que les planètes visitées dans la franchise remplissent une fonction comparable à celle des Autres Mondes des récits d’echtrai[74].
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Kathleen Ritter (trad. de l'anglais), Stargate SG-1 : Le guide en images, Paris, Tournon, , 143 p. (ISBN 978-2-35144-033-9, présentation en ligne).
- (en) Brad Wright et Robert Cooper, Stargate SG-1 : A Celebration of 10 Years, , 151 p. (présentation en ligne).
- (en) Thomasina Gibson, Natalie Barnes et Sharon Gosling, Stargate SG-1 The Illustrated Companion, vol. 1 à 6, 2002-2007.
- (en) Sharon Gosling, Stargate Atlantis The Illustrated Companion, vol. 1 à 5, 2005-2009.
Liens externes
- (en) Gateworld
- Stargate Fusion