Streif

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Streif
Image illustrative de l’article Streif
Le départ de la piste depuis la cabane de départ.
Administration
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Localité Kitzbühel
Massif Alpes de Kitzbühel (Alpes)
Coordonnées 47° 25′ 27″ nord, 12° 21′ 55″ est
Discipline Ski alpin (Descente, Super-G)
Événements Coupe du monde de ski alpin
Descente
Altitude de départ 1665 m
Altitude d'arrivée 803 m
Dénivelé 862 m
Longueur 3312 m
Géolocalisation sur la carte : Autriche
(Voir situation sur carte : Autriche)
Streif

La Streif est une piste de ski alpin située à Kitzbühel dans les Alpes autrichiennes, dans le Tyrol, connue pour accueillir chaque année la descente des réputées Courses du Hahnenkamm (Hahnenkammrennen) et d'autres épreuves comptant pour la Coupe du monde de ski alpin.

Elle est considérée par les skieurs professionnels et par les amateurs comme la descente la plus difficile, la plus technique, la plus dangereuse mais surtout la plus prestigieuse au monde[1] même si elle est moins rapide et moins longue que celle de Wengen ; sa technicité la distingue de Garmisch-Partenkirchen ou Val Gardena[2].

Présentation et caractéristiques

La Streif offre une descente vertigineuse, devenue mythique par les prestations et les exploits des grands champions qui l'ont remporté, à travers la montagne Hahnenkamm. Pirmin Zurbriggen fait partie des skieurs qui ont plusieurs fois répété qu'une victoire sur la Streif ou au Lauberhorn a davantage d'importance pour eux qu'un titre olympique ou mondial[3]. Connue pour être le cauchemar des skieurs par son caractère impitoyable, elle a souvent été le théâtre de spectaculaires chutes, ne permettant aucune erreur de ski[4]. Deux décennies après la première descente, un tiers des skieurs au départ n'étaient pas arrivés au bout : « Dans les autres descentes, on se chambre un peu, mais à Kitzbühel, le silence règne, on regarde tous nos skis, la tension est palpable », précise Luc Alphand[4]. 100 000 spectateurs sont présents[1].

La course démarre à 1 665 m d'altitude pour s'achever, après un peu plus de 3 kilomètres de course, à 800 mètres d'altitude. Le départ se fait sur une pente à 85 %, le départ le plus raide de la Coupe du monde de ski, « c'est comme plonger dans le cratère d'un volcan en éruption » indique Didier Cuche[4]. De nos jours, six secondes après le départ, les skieurs arrivent déjà à une centaine de km/h[4]. La pente permet aux skieurs de se livrer à des sauts en aveugle dont la longueur dépasse les 70 mètres. La vitesse moyenne enregistrée lors des descentes disputées dans les années 2000 est de 105,73 km/h avec des pointes de vitesse atteintes dans la compression du Zielschuss à plus de 140 km/h. La vitesse moyenne était de 88,44 km/h dans les années 1960.

  • longueur totale : 3312 m
  • pente moyenne : 27 %
  • pente maximale : 85 %
  • pente minimale : 2 %
  • dénivelé : 862 m
Haut de la Mausefalle.

La piste est divisée en portions portant chacun un nom : après seulement quelques secondes de course, la Mausefalle souricière » en allemand) est la partie la plus raide du parcours (plus de 85%) et constitue le premier saut, et le plus long, dont la réception se fait dans la compression terriblement éprouvante physiquement ; le Karusell est un exigeant virage à 180° qui précède le Steilhang (littéralement « la pente raide ») après lequel il faut s'engager sur un étroit chemin qui débouche sur le Brückenschuss et le Gschöss, une longue partie de glisse ; le parcours plonge ensuite dans l’Alte Schneise, une portion en dévers qui amène au Seidlalmsprung, un saut ; il faut ensuite enchaîner plusieurs virages difficiles avant et après le Lärchenschuss dans lequel il faut conserver une grande vitesse avant d'aborder l'Oberhausberg une portion tournante où la piste remonte un peu ; l’Hausbergkante est un nouveau saut, suivi par la Traverse (ou Hausberg Querfahrt), une portion en dévers qui amène au sommet du schuss final ; la dernière difficulté est le Zielsprung, un saut précédé par une compression qui peut projeter les coureurs en arrière s'il ne maintiennent pas une position compacte lors du saut[5].

Plan de la Streif.

Le parcours a connu plusieurs modifications dans son histoire[5], comme la création du Seidlalmsprung en 1994, l'ajout progressif de quelques virages pour ralentir les coureurs avant quelques passages dangereux et le rabotage du Zielsprung où plusieurs skieurs se sont grièvement blessés (dont les Suisses Daniel Albrecht en 2009 et Urs Kryenbühl en 2021). En 2022, la trajectoire au niveau de l’Hausbergkante et la zone de réception du saut ont été modifiées pour obliger les skieurs à effectuer un virage plus important avant de s'engager dans la Traverse[6].

Historique

Coupe du monde

Références

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