Il établit ainsi des comptoirs sur la côte de Madagascar. En 1819, Sylvain Roux poursuit la mission qui lui a été confiée par le gouvernement français afin de rétablir une présence française sur la côte orientale de Madagascar. Après avoir exploré plusieurs points du littoral, il s’appuie sur les alliances conclues avec certains chefs Betsimisaraka de la région de Tintingue et de Foulpointe.
Dans ce contexte, il ramène en France deux jeunes représentants de ces lignages, Bérova, fils d’un chef local, et Mandi-Tsara, petit-fils du chef Tsifanin, afin de convaincre le gouvernement français de soutenir l’établissement d’une base française dans la région[5].
En 1829, le roi des HovasRadama Ier détruit les comptoirs installés sur la côte de Madagascar[6].
Sylvain Roux meurt d'une fièvre le 2 avril 1823. Bertrand Hercule Blevec lui succède[7].
↑Raymond Decary, «Les débuts de la colonisation agricole à l'île Sainte-Marie de Madagascar», Revue de botanique appliquée et d'agriculture coloniale, vol.17e année, nos192-193, , p.610-618 (DOI10.3406/jatba.1937.5775, www.persee.fr/doc/jatba_0370-3681_1937_num_17_192_5775, consulté le )
↑Ministère de la Marine et des Colonies. Direction des colonies, Précis sur les établissements français formés à Madagascar, Paris, Imprimerie royale, , p.7 (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2015)
↑ANOM, Service géographique, Madagascar, 234, s.f. Lettre de Roux à Decaen, Tamatave, 23 novembre 1807.
↑Alfred Grandidier, Histoire et géographie de Madagascar, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne)
↑Jules Rouch, Époque contemporaine, tome IV de Histoire Universelle des Explorations publiée sous la direction de L.-H. Parias, Paris, Nouvelle Librairie de France, 1957, p.187
↑Raymond Decary, Bertrand Hercule Blevec, successeur de Sylvain Boux à Sainte- Marie de Madagascar (1823-1830), in Outre-Mers. Revue d'histoire no136, 1951, p.385-426.
Raymond Decary, L'Établissement de Sainte-Marie de Madagascar sous la Restauration et le rôle de Sylvain Roux, Paris, Société d'Éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1937.