Syndrome de désengagement cognitif

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Le syndrome de désengagement cognitif (SDC) ou rythme cognitif lent, plus anciennement connu sous le terme anglo-saxon de sluggish cognitive tempo[1] est un syndrome caractérisé par une lenteur de la pensée et un détachement vis-à-vis de l'environnement de la personne affectée.

Ce syndrome est souvent présenté par de nombreux spécialistes comme distinct d’un trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité classique car les individus atteints présentent une activité mentale ralentie accompagnée de rêveries fréquentes et intenses[2].

Le syndrome de désengagement cognitif se caractérise par « une lenteur de la pensée et du comportement, une diminution de la vigilance, une rêverie excessive et une tendance à être absorbé dans ses propres pensées »[3],[4].

Le SDC induit un manque d’énergie globale entraînant des mouvements ralentis.

Le sluggish cognitive tempo est caractérisé par au moins sept symptômes[5] :

  • rêverie excessive : déconnexion de l'individu par rapport à de son environnement ;
  • brouillard mental : esprit confus ou embrouillé ;
  • lenteur de traitement : temps supérieur à la moyenne pour traiter une information ;
  • hypoactivité physique : manque d’énergie globale entraînant des mouvements ralentis ;
  • regard dans le vide : regard perdu, ignorant la proximité des autres personnes ;
  • difficulté à rester alerte : tendance à la somnolence dans des situations passives ;
  • initiation difficile : difficulté à démarrer une action par manque d’élan interne.

Des études relatent que le « SCT est associé à un risque de retrait social 2,5 fois plus élevé que le TDAH seul, en raison de la passivité et des difficultés de traitement en temps réel lors des conversation. (Becker, S.P. & Barkley, R.A. -2018) » mais aussi que « le chevauchement symptomatique entre le SCT et le TDAH de type Inattentif (TDAH-I) est d’environ 43 %. Cela signifie que bien qu’ils soient liés, plus de la moitié de leurs symptômes ne se recouvrent pas, ce qui plaide pour une distinction (Willoughby, M. T., et al.-2020). »

Prévalence

Selon un site médical francophone, le rythme cognitif lent toucherait environ 2 à 5% de la population française. Cette pathologie neurologique se caractérise par une lenteur de traitement de l'information, des difficultés de concentration et une tendance à la rêverie excessive. Toujours selon ce site[6], « contrairement au TDAH, le rythme cognitif lent présente des symptômes spécifiques qui nécessitent une approche diagnostique et thérapeutique adaptée. »

Reconnaissance par le corps médical

Il existe de nombreux textes publiés dans diverses revues ou ouvrages écrit par des psychologues dont Maëva Roulin, spécialiste des troubles du neurodéveloppement mais celle-ci reconnait dans un ouvrage publié en 2024 que seule la TDAH est mentionnée dans le manuel diagnostique DSM-V et que pour l'instant les porteurs de ce trouble du rythme cognitif n'est pas reconnu comme étant un groupe différent. Elle avance cependant que ces troubles font l'objet d'études relativement récentes permettent de faire avancer la recherche dans le sens d'« une entité distincte de la TDAH » et que ce trouble peut également être présent dans d'autres pathologies comme le trouble du spectre de l'autisme[7].

Conséquences

Notes et références

Annexes

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