Syndrome de l'île de Pâques

From Wikipedia, the free encyclopedia

Image satellitale de l'île de Pâques.

Le « syndrome de l'île de Pâques » (en anglais : Easter Island Syndrome) est un concept imaginé par Michel Domenichini-Ramiaramanana en 1983 dans ses études et rapports édités dans le cadre des missions soutenues financièrement par l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), et présentés au cours des séminaires du Centre de documentation et de recherche sur l'Asie du Sud-Est et le monde insulindien (Cedrasemi). Plus tard, en 2006, ce concept a été repris par Jared Diamond dans son ouvrage Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (2006), une réflexion sur le phénomène général dit « écocide ». Dans les deux cas, le nom du concept a été donné en référence à la théorie attribuant la déforestation de l'île de Pâques à ses premiers habitants d'origine austronésienne, dont la civilisation se serait effondrée à une date supposée antérieure à la découverte de l'île par les Européens[1].

Michel Domenichini-Ramiaramanana, en évoquant un trait culturel commun aux peuples austronésiens, à savoir la culture sur brûlis, reprenait les études et l'ouvrage de l'ethnologue Georges Condominas intitulé Nous avons mangé la forêt. Ainsi Domenichini-Ramiaramanana considère que les premiers habitants d'origine austronésienne de l'île de Pâques auraient « mangé leur forêt » dont la disparition aurait provoqué les conflits évoqués par la tradition orale de l'île, et fait péricliter ce peuple, contrairement au peuple malgache également austronésien par la langue et grand « mangeur de forêt », mais vivant sur une île beaucoup plus grande, Madagascar, où il reste encore des lambeaux de la forêt originelle.

Selon les modélisations de J. F. Richard, il existe un rapport à risque entre une civilisation et son environnement, si elle l'exploite jusqu'à l'épuisement des ressources. Par ces modèles, J. F. Richard montre que les choix futurs de l'humanité auront à éviter le piège de la déstabilisation et de la destruction de l'environnement, comme le souligne aussi James Lovelock en formulant son hypothèse Gaïa. À cet effet, Richard préconise une approche géonomique qu'il définit par le sigle « RTQM » pour « réseau de traitement des questions mondiales ».

Critique

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI