Syriana

film sorti en 2005 From Wikipedia, the free encyclopedia

Syriana est un thriller américain réalisé par Stephen Gaghan et sorti en 2005. Le scénario est librement adapté des mémoires La Chute de la CIA (See No Evil) de Robert Baer.

Réalisation Stephen Gaghan
Scénario Stephen Gaghan
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Syriana
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Réalisation Stephen Gaghan
Scénario Stephen Gaghan
Musique Alexandre Desplat
Acteurs principaux George Clooney
Matt Damon
Jeffrey Wright
William Hurt
Chris Cooper
Sociétés de production 4M
Section Eight
FilmWorks
MID Foundation
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller
Durée 122 minutes
Sortie 2005

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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À la manière de son scénario du film Traffic, le cinéaste a constitué l'intrigue de Syriana avec un entrelacement de plusieurs histoires indépendantes qui décrivent un thème global. Elle se concentre précisément sur l'influence de l'industrie pétrolière, à travers les destins croisés d'un agent de la CIA (George Clooney), d'un expert en ressources énergétiques (Matt Damon), d'un mandataire (Jeffrey Wright), et d'un jeune ouvrier pakistanais sans emploi (Mazhar Munir) dans un émirat du golfe Persique.

Le film reçoit des critiques positives et la performance de George Clooney (également producteur du film.) est saluée par la critique. Il remporte notamment l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle, ainsi que des nominations aux BAFTA, aux Critics' Choice Movie Awards et aux Screen Actors Guild Awards. Stephen Gaghan est quant à lui nommé aux Oscars et aux Writers Guild of America Awards pour son scénario. Le film engrange 50,8 millions de dollars au box-office américain et 43,2 millions de dollars à l'international, pour un total de 94 millions de dollars.

Synopsis

Le géant de l'énergie Connex gère et contrôle d'importants gisements de pétrole dans un pays dirigé par la famille al-Subaai. Cependant, le ministre des Affaires étrangères, fils de l'émir au pouvoir, le prince Nasir (Alexander Siddig), passe un accord autorisant une compagnie chinoise à effectuer des forages dans son pays. Ces autorisations remettent en cause les intérêts de l'industrie pétrolière américaine et du gouvernement américain.

Dans le même temps, une petite compagnie pétrolière du nom de Killen parvient à obtenir l'exclusivité des droits de forage au Kazakhstan. Connex, qui a perdu ses marchés, a besoin des gisements du pétrole kazakh. Connex fusionne avec Killen pour compenser les pertes, et devient ainsi le cinquième groupe pétrolier mondial. Cependant, des enquêteurs anti-trust du ministère de la Justice américain soupçonnent cette fusion d'être entachée de corruption. Le cabinet juridique de Washington dirigé par Dean Whiting (Christopher Plummer) est chargé d'éclaircir l'affaire, et l'enquête est confiée à Bennett Holiday (Jeffrey Wright).

Fiche technique

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Distribution

Version française

Version québécoise

Source et légende : Version française (V. F.) sur Voxofilm[1]
Source et légende : Version québécoise (V. Q.) sur Doublage Québec[2]

Production

  • Le tournage a débuté le et s'est déroulé à Annapolis, Baltimore, Washington et White Marsh aux États-Unis, Casablanca au Maroc, Dubaï aux Émirats arabes unis, en Égypte et à Genève en Suisse.
  • L'actrice Greta Scacchi avait interprété le rôle de la femme de Bob Barnes (George Clooney) et de la mère de Robby Barnes (Max Minghella), mais il fut coupé au montage.
  • Robert Baer, l'auteur de La Chute de la CIA, sur lequel est basé le film, fait une petite apparition en tant qu'agent de sécurité de la CIA.
  • L'actrice Michelle Monaghan s'était initialement vu proposer un rôle important, mais lors de projections test, le public trouva le film trop long. Comme son rôle concernait une intrigue parallèle, les scènes en question furent supprimées du scénario.
  • George Clooney a été grièvement blessé à la colonne vertébrale lors du tournage de la scène de torture. L'acteur avait dû prendre plus de 15 kg en un mois afin d'interpréter ce rôle. Sa blessure lui occasionna d'immenses maux de tête et des pertes de mémoire. Il a dû interrompre la promotion d'Ocean's Twelve. Il a pu malgré tout participer à l'avant-première de celui-ci à Los Angeles même s'il se déplaçait alors avec beaucoup de difficultés. Après la soirée, il fut hospitalisé et opéré en urgence une première fois, puis une seconde le jour de Noël. Clooney déclara plus tard que ce gain de poids fut « une belle bêtise » (en anglais : « pretty stupid »). Même s'il a ensuite avoué aller de mieux en mieux, il a malgré tout dû porter régulièrement un corset. Julia Roberts l'interviewa en pour les besoins d'une émission spéciale Oscars d'Oprah Winfrey. Il lui avoua que les deux dernières années avaient été particulièrement longues du point de vue de sa santé et qu'il a eu l'impression de vieillir de dix ans d'un seul coup. Il a également avoué qu'il ne reprendrait plus autant de poids en si peu de temps pour les besoins d'un rôle. L'acteur souffrit tellement à cette époque qu'il a avoué en 2011 avoir quelquefois songé au suicide[réf. nécessaire].
  • Harrison Ford était initialement pressenti pour jouer le rôle de Bob Barnes (joué par George Clooney), mais il refusa le rôle, décision qu'il regrettera plus tard (dans une interview donnée au magazine Empire Magazine, numéro de ). Harrison Ford avait déjà refusé le rôle (finalement tenu par Michael Douglas) dans Traffic, précédent film écrit par Stephen Gaghan.

Bande originale

Accueil

Distinctions

Autour du film

  • Le titre même du film est controversé. Selon Stephen Gaghan, réalisateur et scénariste du film, Syriana serait le nom de code d'un « hypothétique remodelage politique du Moyen-Orient[3] » par les tacticiens (think tanks) de Washington. L'objectif de Syriana étant d'aboutir à configuration idéale d'un Grand Moyen-Orient pour les intérêts (pétroliers) américains[4].
  • Le film a essuyé un grand nombre de critiques pour le message politique qu'il véhicule (la plupart de ces critiques viennent de proches du Parti républicain). Selon Max Boot, journaliste néoconservateur qui juge le film « favorable au terrorisme », « le nom Syriana est le nom historique d'un projet de Grande Syrie, qui regroupe autour de ce pays le Liban, la Palestine et la Transjordanie[5] ».
  • Pax Syriana est également le surnom donné à la domination du Liban par la Syrie de la fin de guerre du Liban à l'assassinat de Rafik Hariri[6].
  • Largement inspiré des ouvrages de Robert Baer, ex-agent de la CIA, le film a été perçu par les néoconservateurs comme de la « propagande anti CIA ». Ainsi, le journaliste néoconservateur Charles Krauthammer juge que Oussama ben Laden n'aurait pas mieux réalisé ce film « pathologiquement anti-américain[7] ». Il a été reproché au réalisateur de donner un visage humain aux terroristes.

Notes et références

Annexes

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