Système de retraite en Belgique
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Le système de retraite en Belgique est un régime public de retraite par répartition.
Des pensions facultatives complémentaires existent, elles sont alors assurées à la fois par des fonds de pension professionnels et des contrats individuel de capitalisation.
Réforme de 1997
La réforme de 1997, étalée dans le temps jusqu'en 2009, a principalement aligné la situation des femmes sur celles des hommes, en égalisant l'âge légal de départ à la retraite. Auparavant, il était de 65 ans pour les hommes, et de 60 ans pour les femmes, chaque année comptant pour une fraction de carrière de 1/45e pour les hommes, de 1/40e pour les femmes. Depuis la réforme, le seuil de 65 ans a été généralisé aux femmes.
La réforme de l'âge légal de départ à la retraite, à première vue abrupte, masque cependant un aménagement qui en réduit la portée. De nombreuses périodes non contributives sont assimilées ou prises en compte, chacune selon des conditions légales spécifiques) : chômage, prépension conventionnelle, certaines périodes d’interruption de carrière, incapacité de travail, repos d’accouchement, vacances annuelles, service militaire, grève reconnue, détention préventive, périodes d’études régularisées[3].
La réforme a aussi institué un montant minimum de la pension de retraite pour une carrière complète, selon la situation familiale (14 629,39 euros par an pour un ménage et 11 707,19 euros par an pour une personne isolée. La Belgique dispose aussi d'un montant maximum, dans un souci de justice sociale. Par exemple, pour un salarié exerçant son droit à pension en 2008 et dont les salaires de référence étaient supérieurs aux plafonds, la pension sera plafonnée à 20 017,36 euros par an pour une personne isolée[4].
Théorie des quatre piliers
Le système de retraite belge est basé sur quatre piliers. Chacun de ces piliers a ses propres modes de fonctionnement[5].
Premier pilier
Ce premier pilier reprend les pensions légales déboursées par la Sécurité Sociale. Celles-ci sont financées par les cotisations sociales prélevées auprès des employeurs sur le salaire des travailleurs. Les pensions sont basées sur le principe de la retraite par répartition[6],[5].
Deuxième pilier
Il s'agit des pensions complémentaires financées par des cotisations patronales extralégales versées auprès d'assurances-groupes et/ou de fonds de pension[6],[5]. L'employeur conclut ici un contrat : les primes versées peuvent être complétées par une cotisation des travailleurs qui peuvent ainsi se constituer un patrimoine complémentaire[5].
Troisième pilier
Ce troisième pilier représente les pensions complémentaires individuelles (fonds de pension, assurance vie, etc.)[6].
Quatrième pilier
Un quatrième pilier, non officiel, est constitué du patrimoine que l'on constitue soi-même pour ensuite en tirer profit : le financement de sa propre maison, l'achat d'une résidence secondaire, les propriétés dont des revenus locatifs sont tirés, la valeur de sa propre entreprise, les plans de stock-options de ceux qui travaillent dans une multinationale, les comptes d'épargne, les portefeuilles de titres contenant actions et obligations, etc.[5]