Système de retraite au Royaume-Uni

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Âge effectif moyen de départ à la retraite pour les hommes, de 1970 à 2018.

Le système de retraite au Royaume-Uni est l'un des plus anciens et des plus complexes parmi les systèmes de retraite en Europe. Il fut développé par des entrepreneurs sous forme de fonds de pension dès les tout débuts de la révolution industrielle. Le système de retraite par capitalisation y étant historiquement dominant depuis un siècle, l'essentiel du fardeau des retraites repose sur les épaules des salariés et des employeurs du secteur privé[1], via des assurances-privées[2].

Les fonds de pension sont à l’origine créés par les employeurs, qui voient ainsi le moyen de s’attacher la main-d’œuvre, dans un contexte de faiblesse ou même d'inexistence du régime public de sécurité sociale. Fort logiquement, les considérations financières de l’entreprise l’emportent bien souvent sur l’impératif de protection dans la gestion des fonds.

L’histoire du trust d'entreprise fait qu'il gagne peu à peu une forme d’autonomie. Traditionnellement, le bénéficiaire salarié détenait un droit portant sur la substance des biens gérés, la réparation de dommages pouvant prendre la forme d’une restitution à l’identique des biens. Le droit du bénéficiaire va progressivement se définir non pas à l’égard des biens mais de la personne du trustee, relation fiduciaire qui va connaître un virage en 1830, avec la « prudent man rule ». Cette règle stipule que le devoir du trustee n’est pas une exigence de résultat mais de moyen, celui-ci devant se comporter de manière « prudente »[3]. L’ERISA va revitaliser cette règle, en définissant comme « prudent », donc respectueux de ses devoirs fiduciaires, celui qui gère les actifs selon les canons de la profession, qui tendent – depuis les années 1970 – à se rapprocher de la théorie moderne du portefeuille.

Résultat des réformes des 30 dernières années

Trois piliers

Références

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