Série blême (Vian)
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| Série blême | |
| Auteur | Boris Vian |
|---|---|
| Genre | tragédie |
| Nb. d'actes | Trois |
| Dates d'écriture | 1952 ou 1954 |
| Éditeur | Christian Bourgois |
| Date de parution | 1970 |
| Date de création en français | |
| Lieu de création en français | |
| Metteur en scène | Georges Vitaly |
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Série blême est une pièce de théâtre de Boris Vian écrite en 1952 selon les sources[1], ou en 1954[2]. Mais ce n'est qu'en 1970 que la pièce a été publiée chez Christian Bourgois. Elle a été jouée pour la première fois en 1974, à Nantes[3].
Cette pièce en trois actes est une tragédie en alexandrins dont il existe trois versions. La première est rédigée en prose dans un style châtié. La seconde, en alexandrins propres à « décourager Corneille ou Racine de poursuivre leur carrière (...) et enfin la version définitive, également en alexandrins avec la translation du rôle principal (James Monroe) en un argot d'une absolue perfection[4]. »
Le personnage principal est un assassin qui va perpétrer environ une douzaine de meurtres par asphyxie, pendaison, explosifs, poison, poignard, arrachage de langue et toute cruauté possible. Ce Monroe, qui est le frère de Marilyn Monroe, ressemble aux personnages de la Série noire à laquelle Boris Vian a beaucoup collaboré. Mais celui-ci en rajoute car « quand le rideau tombe, quarante autres personnes vont y passer[2]. »
L'assassin et le langage des personnages
James Monroe est un écrivain, auteur de la Série noire, qui va chercher le repos dans un chalet de montagne. Mais un avion vient s'écraser non loin de son refuge et les survivants viennent troubler sa tranquillité, de sorte qu'il les occit les uns après les autres : guides, soldats, pilote.
Un des survivants nommé porte le nom de Coccyx, et un autre nommé Titan, a perdu son pantalon. Il demande à James : « Monsieur, pour le falzar - Pourriez-vous m'indiquer le plus proche bazar- Ma bestiole se gèle[5] », à quoi James répond : « Je vais vous dégauchir des tas de beaux bénouzes- Mais gorgeonnons d'abord au blaze à la Pérouse (femme décédée)[5]. »