En avant la zizique… et par ici les gros sous
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| En avant la zizique... et par ici les gros sous | |
| Auteur | Boris Vian |
|---|---|
| Genre | Essai |
| Éditeur | Le Livre contemporain |
| Date de parution | 1958 |
| Couverture | Piem |
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En avant la zizique... et par ici les gros sous est un essai de Boris Vian paru en 1958[1], et décryptant sur un ton mi-pédagogique, mi-pamphlétaire le fonctionnement du monde de la chanson[2].
Alors que Boris Vian exerce des fonctions de directeur artistique à la Société Phonographique Philips, d'abord pour le label Philips puis pour le label Fontana, il est sollicité par France Roche, qui travaillait alors aux éditions Amiot pour écrire un livre sur un sujet de son choix. Hésitant sur le sujet, mais ayant encaissé l'avance, Boris Vian sollicite un de ses anciens voisins de palier, le romancier Yves Gibeau, pour lancer une grande enquête sur la critique de variétés et rédiger ensemble l'ouvrage. Celui-ci envoie une série de questionnaires aux artistes les plus connus du music-hall, mais ne s'engage pas plus en avant dans la rédaction, et Boris Vian rédige donc seul le livre[2].
Contenu
Boris Vian défend dans cet essai sa haute opinion de la chanson de variété. Ayant écrit lui-même plus de 500 textes de chansons, et étant un critique « averti et perspicace », il y milite sans concession pour la bonne chanson, tout en dénonçant « les abus, les déviances, les pressions exercées, la vulgarité »[3].
Le livre décrit tour à tour le rôle de chaque intervenant dans la chaîne de production de la chanson : l'auteur versus le parolier, le compositeur versus le musiquier, l'interprète versus l'exécutant, l'accompagnateur, les éditeurs, les techniciens s'occupant de l'enregistrement, la radio et ses disc jockeys, le public et les critiques, et se décline en « théorèmes » qui émaillent les différents chapitres.
Ainsi, au chapitre 5 (« Les éditeurs », sous-titré « Tempo di piratissimo »), se trouve le « Troisième théorème de Vian », ainsi énoncé :
« Du fait qu'il dispose de deux organes récepteurs que l'on nomme les oreilles, l'éditeur s'estime qualifié pour juger le travail d'un organe producteur, le cerveau. Il devra d'abord démontrer qu'il possède un cerveau. »