Un radical barbu

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AuteurBoris Vian
Genrecomédie
Nb. d'actes1 acte et huit scènes
Dates d'écriture1950
Un radical barbu
Auteur Boris Vian
Genre comédie
Nb. d'actes 1 acte et huit scènes
Dates d'écriture 1950
Lieu de parution Paris
Éditeur inédit

Un radical barbu est une pièce de théâtre comique en un acte et huit scènes écrite par Boris Vian en 1950. Jamais jouée et restée inédite, elle est présentée par D'Déé et Christelle Gonzalo dans le tome IX des Œuvres de Boris Vian paru en 2003.

Le décor

Les consignes sont rédigées brièvement par l'auteur : « Porte ouverte à droite. On lit Chambre des députés. Salle entraînement. Une salle de massage et réunion avant le match : table de massage, buvette faite avec deux caisses et une planche, mur nu, cabine de douche avec un rideau- Au fond, pancarte Hémicycle[1]. »

Costumes

  • Manager et tenancière : cuirs (entraînement)
  • les autres : tenue de Boxe

Pièce ou saynète?

Lorsque le texte a été écrit, Boris Vian ne lui a donné aucun titre[2]. Le titre donné dans l'édition des œuvres complète est choisi parmi les personnages (Un radical barbu) qui est le plus spectaculaire. Le texte de la pièce aurait pu faire partie des Petits spectacles, mais sa longueur (huit scènes) l'apparente davantage à une forme théâtrale qu'à un sketch[3]. D'Déé la qualifie pourtant de « saynète parlementaire », la chambre des députés étant devenue un « ring (wagnérien?) où les règles parlementaires sont changées[4]. »

Le contexte

Boris Vian qui détestait les politiques ne se prive pas de les tourner en ridicule en inventant une Chambre des députés où l'orateur monte à la tribune, puis descend dans l'hémicycle pour « défendre son point de vue à coups de poing » contre son opposant. Les règles veulent que celui qui reste debout l'emporte et le Journal Officiel en prend note. Le vaincu retourne au vestiaire, fouille dans les placards pour trouver d'autres idées, placard dont il a eu du mal à sortir lui-même[4].

Dans ce contexte de grande instabilité gouvernementale où à partir de 1947, « chaque président du conseil a dû renégocier sans cesse la survie des cabinet ministériels, l'assemble nationale est donc le lieu de tous les combats[5]. » Boris était encore « violemment pro-civil », comme il le dira plus tard aux appelés du contingent qui contestent l'anti-militarisme de sa chanson Le Déserteur[6]. Cette satire de la machinerie politique situe sa position politique à savoir : aucune précisément comme le souligne Nicole Bertolt dans l'avant propos à la réédition en Livre de poche du Traité de civisme.

« Alors, qui était Boris Vian ?Un chercheur ingénieur avant d'être un écrivain ? Un touche-à-tout? Un apolitique? un artisto-anarchiste ou anarcho-aristocrate? Un trublion se fichant de tout et de tout le monde? Une personnalité sulfureuse ou un incompris?[7]. »

Développement de l'action

Bibliographie

Notes et références

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