Tanàmasoandro
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Tanàmasoandro, souvent Tanà-masoandro (en français : « Ville-Soleil »), est une nouvelle ville en construction, située à 30 kilomètres à l'ouest d'Antananarivo, à proximité de la ville d'Imerintsiatosika. Elle est destinée à être la nouvelle capitale administrative de Madagascar en 2028, qui sera reliée par une voie rapide (en complément de l'actuelle RN 1)[1]. À terme, la ville doit compter 200 000 habitants[2].
| Tanamasoandro | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Province | Antananarivo | ||
| Région | Itasy | ||
| District | Arivonimamo | ||
| Démographie | |||
| Population | 10 hab. (2025) | ||
| Densité | 1 hab./km2 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 19° 00′ 45″ sud, 47° 18′ 18″ est | ||
| Altitude | 1 300 m |
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| Superficie | 982 ha = 9,82 km2 | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Madagascar
Géolocalisation sur la carte : Madagascar
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| modifier |
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Historique
Contexte
Le déficit d'infrastructures ainsi que l'accroissement très rapide de la population à Antananarivo devient problématique dès la fin des années 2010. Elle se retrouve ainsi engorgée et très polluée[3].
Premier projet avorté
Durant sa campagne électorale en 2018, le président Andry Rajoelina promet de déplacer la capitale vers une ville nouvelle à Ambohitrimanjaka, dans la banlieue nord-ouest d'Antananarivo.
Dans les mois suivant l'annonce officielle du projet, les habitants d'Ambohitrimanjaka refusent de céder leurs terres rizicoles aux autorités en dépit des indemnisations qui leur sont proposées[4]. Cette contestation, durant plusieurs mois, mis en sommeil le projet de nouvelle capitale.
Déplacement du projet
En , soit plus de deux ans après la date l'annonce du chef du Président de la République, l'État malgache décide de déplacer le projet dans la région Itasy, à l'emplacement d'une ancienne base de la NASA[5], à la périphérie sud de la ville d'Imerintsiatosika.
Chantier
Prévu initialement en , les travaux commencent en 2021 avec la construction d'une prison de haute sécurité ainsi que de logements sociaux. Par ailleurs, les bâtiments administratifs devraient être achevés d'ici 2023[6].
À la suite des manifestations de septembre et octobre 2025 ayant entrainé la chute du régime initiateur du projet, le chantier est à l'arrêt. Les terrains ont été réinvestis par les agriculteurs expropriés qui les remettent en culture. L'artère principale déja bitumée sert d'aire de séchage du riz paddy. La cité de « Trano mora » avec ses 320 logements déjà construits reste inoccupée et laissée à l'abandon. Le nouveau ministère de l'aménagement du territoire et des services fonciers chargé du projet attend des instructions de l'État sur l'avenir de celui-ci. La plupart des agriculteurs assurent qu'ils libèreront les lieux dès que les pouvoirs publics auront pris la décision de reprendre le chantier[7].