Le projet Tchap est lancé en 2017, avec une phase de prototypage entre 2017 et 2018[3]. L'application se base sur un fork du logiciel libre, Element, qui permet des communications chiffrées en s'appuyant sur le protocole Matrix[4], mais en excluant les fonctions d'appels audio, d'appel vidéo et l'ouverture à la fédération. Le nom du service est choisi en hommage à Claude Chappe, inventeur du sémaphore.[réf.nécessaire]
L'entreprise Thales a déjà développé une solution logicielle reposant sur les mêmes bases, appelée Citadel. Henri Verdier, alors directeur de la DINSIC, affirme en qu'il existe «un accord de coopération et d'interopérabilité avec Thales» et qu'il «serait dommage de se tirer dans les pattes alors qu'on part de la même souche». D'autres agences étatiques, comme l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), contribuent également au projet. La tentative de rapprochement entre la DINSIC et Thales pour unifier Tchap et Citadel a échoué.
Livraison et déploiement
La première version de l'application est publiée le sur Google Play et sur l'App Store. Le service est disponible sur ordinateur, tablette et smartphone[5].
Tchap est intégrée dans la plateforme collaborative Resana, proposée par la direction interministérielle du Numérique (DINUM) à tous les agents de l'État et qui regroupe des outils d'édition de documents en ligne et de gestion des tâches[6],[7].