Theresa Scavenius est l'arrière petite-fille de Fergus Roger Scavenius, le frère d'Erik Scavenius, Premier ministre du Danemark de 1942 à 1943[1]. Elle obtient en 2009 un diplôme en sciences politiques à l'université de Copenhague. En 2017, elle devient professeure à l'université d'Aalborg[2].
Elle se lance en politique en rejoignant le Parti social-libéral en 2016. En , elle en brigue la vice-présidence, mais perd l'élection interne contre Bitten Schjødts Kjær[3].
En , elle annonce briguer la succession d'Uffe Elbæk comme leader de L'Alternative[1]. Lors de l'élection interne du , elle est battue au troisième tour de scrutin par Josephine Fock[6]. En désaccord avec le leadership de cette dernière, elle annonce son départ du parti le [7].
En , elle créé propre parti écologiste, Momentum[8]. En , elle annonce sa candidature sous ccette étiquette aux élections municipales du à Copenhague[9]. Sa liste remporte 1,0% des voix lors du scrutin, et elle n'est pas élue au conseil municipal[10]. Après ce résultat, elle annonce en la mise en sommeil du parti pour une durée indéterminée[11].
En , elle annonce rejoindre de nouveau L'Alternative et se présenter sous la bannière du parti aux élections législatives anticipées du [12]. Elle emporte alors un siège de députée au Folketing lors du scrutin, à l'issue duquel elle devient la porte-parole de son groupe parlementaire pour plusieurs thématiques, dont le climat, la politique étrangère et la défense[13],[14].
Le , elle est exclue du groupe parlementaire de L'Alternative, mais pas du parti lui-même, qui lui reproche de créer un climat de travail toxique et d'endommager les relations avec les autres groupes politiques[15]. Le , elle annonce quitter le parti[16].
En , elle annonce la création d'un nouveau parti, les Démocrates verts[17].
En , dans le contexte de la crise du Groenland, elle assigne en justice la Première ministre Mette Frederiksen, le ministre des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen et le ministre de la Défense Troels Lund Poulsen dans l'objectif de faire reconnaître comme anticonstitutionnel un accord conclu en 2023 par le gouvernement avec les États-Unis qui donne à l'armée américaine un accès à trois bases aériennes danoises dans le Jutland[18].
Quelques jours après la convocation le par la Première ministre Mette Frederiksen d'élections législatives anticipées le , Scavenius admet que son parti, les Démocrates verts, ne pourra pas se présenter aux élections, faute d'avoir recueilli les 20195 signatures nécessaires. Elle annonce alors tenter d'être réélue en tant que candidate indépendante[19]. Candidate dans la circonscription de Copenhague, elle n'obtient alors que 1 749 votes personnels, ce qui ne lui permet pas d'être réélue[20].