Thermes gallo-romains de Mackwiller
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chemin du Bain-Romain |
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Les thermes gallo-romains de Mackwiller constituent un complexe thermal antique situé à Mackwiller, dans le département français du Bas-Rhin (région Grand Est).
Le site auquel appartiennent les thermes, partiellement fouillés au XIXe siècle, ainsi que d'autres monuments antiques, est sans doute celui d'une grande villa qui s'étend sous la ville contemporaine de Mackwiller.
Les vestiges sont classés au titre des monuments historiques depuis 1930.
Cette construction est située rue de l'École à Mackwiller, en limite sud-est du centre-bourg urbanisé.
Le complexe thermal, tout comme un mausolée, un mithraeum et un autre bâtiment antique non identifié proches, sont probablement liés à une villa fastueuse, sans doute localisée sous les habitations du village contemporain, mais qui n'a pas été reconnue[1].
Le site de Mackwiller est rattaché, sous le Haut-Empire, au territoire des Médiomatriques (province de Gaule belgique).
Historique
Jean-Daniel Schoepflin mentionne pour la première fois des tombeaux qu'il qualifie d'antiques près de Mackwiller dans Alsatia illustrata[2].
Le site est découvert en 1859 par Jean-Pierre Eugène Ringel, un pasteur qui identifie les ruines comme celles de thermes et en livre une description précise ; les fouilles cessent en 1864, lorsque Ringel quitte l'Alsace[3] pour Montbéliard[4]. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, les vestiges, mal entretenus et insuffisamment surveillés, se dégradent progressivement sous l'effet des pillages et de l'exposition aux intempéries[1].
Des travaux de consolidation des thermes se déroulent entre 1906 et 1911 — le département du Bas-Rhin est alors rattaché au Reich allemand — ; ils donnent lieu à la réalisation de plans assez semblables à celui de Ringel, à l'exception des parties détruites dans l'intervalle. Depuis, l'évolution du complexe est peu documentée[1].
L'édifice fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1930[5].
Depuis les années 1950, les études s'attachent plus particulièrement à tenter de reconstituer l'environnement antique des thermes, mithraeum et sanctuaire (mis au jour par Jean-Jacques Hatt[6],[7]), villa.
