Thomas Chaucer
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| Thomas Chaucer | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président de la Chambre des communes d'Angleterre | |
| – (4 ans, 1 mois et 24 jours) |
|
| Monarque | Henri IV |
| Prédécesseur | John Tiptoft |
| Successeur | incertain |
| – incertain (1415) | |
| Monarque | Henri V |
| Prédécesseur | Walter Hungerford |
| Successeur | Richard Redman |
| – incertain (1421) | |
| Monarque | Henri V |
| Prédécesseur | Roger Hunt |
| Successeur | Richard Baynard |
| Député de l'Oxfordshire à la Chambre des communes | |
| – (1 an, 10 mois et 5 jours) |
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| Prédécesseur | Thomas Barantyn |
| Successeur | Peter Bessels |
| – (7 ans, 3 mois et 8 jours) |
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| Prédécesseur | John Drayton |
| Successeur | William Lisle |
| – incertain (1415) | |
| Prédécesseur | William Lisle |
| Successeur | Thomas Stonor |
| – incertain (1421) | |
| Prédécesseur | John Danvers |
| Successeur | John Danvers |
| – | |
| – (5 ans, 1 mois et 2 jours) |
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| Membre de la Cour du Roi | |
| – avril (?) 1427 | |
| Monarque | Henri VI |
| Gouvernement | gouvernement de la régence d'Henri VI |
| Biographie | |
| Date de naissance | v. 1367 |
| Date de décès | |
| Lieu de décès | Ewelme |
| Nationalité | anglais |
| Père | Geoffrey Chaucer |
| Conjoint | Maud Burghersh (v.1395-1434) |
| Enfants | Alice Chaucer |
| Entourage | Henri Beaufort (cousin) |
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Thomas Chaucer, né vers 1367 et mort à Ewelme le [1], est un diplomate et homme politique anglais. Un proche de la maison de Lancastre, il est le président de la Chambre des communes du Parlement d'Angleterre à cinq reprises entre 1407 et 1421, un record « inégalé jusqu'au XVIIIe siècle ». Il est « l'une des figures prééminentes de l'Angleterre du début du XVe siècle »[1].
Il est le fils de Geoffrey Chaucer (considéré comme « le père de la littérature anglaise ») et de Philippa Roet, sœur de Katherine Swynford, troisième épouse de Jean de Gand, le puissant duc de Lancastre. Thomas Chaucer se met au service de ce dernier et l'accompagne en Espagne en 1386. Vers 1390, Jean de Gand le nomme constable à son château de Knaresborough. Vers 1395 il épouse Maud Burghersh, un mariage qui l'enrichit de nombreux manoirs et de terres. Dès son accession au trône en 1399, le roi Henri IV le fait par ailleurs constable du château de Wallingford, et le prince Henri, prince de Galles, le fait intendant des Chiltern Hundreds, une région administrative du Buckinghamshire. En 1400, il est nommé shérif de l'Oxfordshire et du Berkshire[1].
Carrière parlementaire sous Henri IV
Il est élu une première fois député de l'Oxfordshire au parlement de 1401 (bien que l'élection d'un shérif à la Chambre soit en principe illégale), et réélu en 1402. En 1406, son cousin Henri Beaufort, évêque de Winchester, le fait constable du château de Taunton. Thomas Chaucer n'est pas membres des deux parlements de 1404, mais est de retour à la Chambre des communes pour celui de 1406. Il y « forme un point focal pour les partisans de l'évêque à la Chambre des communes, utilisant ses talents [de député] pour promouvoir les intérêts du prince de Galles, dont Beaufort est désormais un proche allié dans l'espoir d'asseoir un meilleur contrôle sur les affaires du gouvernement ». Réélu au parlement de 1407, Chaucer y est choisi par les députés comme président (speaker) de la Chambre. Cette première présidence s'avère difficile : Chaucer fait face aux tentatives de la Chambre des Lords de brider l'indépendance des communes en matière de vote des impôts. Sous sa présidence, la Chambre des communes obtient du roi Henri IV qu'il n'annonce plus de nouveaux impôts avant d'avoir reçu le consentement des députés. Les députés acceptent in fine l'impôt demandé par le monarque, mais informent le roi qu'ils ne lui octroieront pas ensuite de fonds supplémentaires avant 1410[1].
Le parlement n'est donc convoqué à nouveau qu'en 1410. Thomas Chaucer y est une nouvelle fois élu député, puis président de la Chambre. Le roi accueille cette élection avec quelque réticence, reconnaissant en Chaucer, et dans le bloc important de députés qui le soutiennent, des partisans d'une influence accrue du jeune prince Henri sur les affaires du royaume. Par ailleurs, les communes refusent certaines des demandes financières du roi. Chaucer est à nouveau speaker du parlement de 1411, où le bloc de députés favorables au prince est amoindri mais davantage véhément, pressant le roi d'abdiquer en faveur de ce dernier. Les relations entre Henri IV et la Chambre des communes sont tendues : Le roi avertit personnellement Thomas Chaucer de ne pas outrepasser ses prérogatives, et les députés, anxieux, demandent au monarque de reconnaître explicitement leur loyauté envers la Couronne[1].
Carrière parlementaire sous Henri V
Les archives, incomplètes, n'indiquent pas si Chaucer est le député de l'Oxfordshire au parlement de , mais cela est très probable. Henri IV décède en mars, le prince Henri devenant alors le roi Henri V. Un nouveau parlement est convoqué en mai, et Chaucer y représente son comté. Le nouveau monarque, qui brigue également la Couronne de France, dépêche Thomas Chaucer négocier à cet effet le soutien de Guillaume, comte de Hollande. Il prend ensuite également part à la mission diplomatique anglaise qui obtient la signature d'une alliance avec Jean Ier de Bourgogne. Thomas Chaucer est de retour en Angleterre pour se faire élire au parlement de , où il est élu président de la Chambre des communes pour la quatrième fois. Ce parlement préfère rechercher une solution diplomatique au désaccord franco-anglais, et éviter la guerre, mais soutient néanmoins la revendication d'Henri V envers la Couronne de France, et lui accorde un budget important en vue de la réalisation de cette ambition[1].
La guerre de Cent Ans reprend ; Henri V mène avec succès l'assaut anglais contre Honfleur. Malgré son intention initiale, Thomas Chaucer, malade, ne participe pas à cette campagne. Il accompagne toutefois les armées du roi en France en , et prend part aux négociations qui aboutissent à une trêve avec les Français. Il s'emploie par ailleurs à réconcilier son cousin l'évêque Beaufort avec le roi qui, soucieux de l'autonomie de l'Église en Angleterre, l'a contraint de refuser le titre de cardinal octroyé par le pape Martin V sans son accord. Chaucer prend part aux négociations qui amènent à la signature du traité de Troyes de 1420, faisant d'Henri V l'héritier de la Couronne de France. Il siège au parlement de , et est à nouveau élu speaker. Sous sa présidence, les députés, bien que réticents, accordent de nouveaux fonds au roi ; ils ratifient par ailleurs le traité de Troyes[1].