Toponymie des voies de Montrouge

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Panneau de signalisation routière du type Michelin à l'entrée de la ville de Montrouge.

Cet article retrace la toponymie des voies de la commune de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine.

La toponymie reflète l'hommage du conseil municipal, à un moment de son histoire, envers des acteurs locaux, nationaux ou des évènements. Elle laisse aussi en doute des héritages de noms de rues dont l'histoire a des difficultés à se rappeler.

Dans les limites actuelles du territoire de Montrouge, les plus anciennes dénominations connues sont celles qui indiquent les axes de direction des voies, le lieu de provenance ou point de départ ou bien celui de la destination ou du point d'aboutissement. Ce sont couramment les noms de bourgs ou villages limitrophes, ou — lorsqu'il s'agit de grands chemins ou grandes routes — celles de destinations plus lointaines. Les anciennes voies de moindre importance, quand elles sont nommées, portent fréquemment le nom d'un monument ou d'un lieu marquant auquel elles mènent.

Le Grand-Montrouge sur le plan de Roussel en 1731.
L'ancienne route de Châtillon, actuellement avenue Pierre-Brossolette, carte postale, vers 1900.
Ancienne rue de Bagneux, actuellement avenue Henri-Ginoux, prise de la Grande-rue, actuellement rue Gabriel-Péri, carte postale, vers 1900.
L'ancienne route d'Orléans, actuellement avenue Aristide-Briand, carte postale, vers 1900.
L'ancienne rue du Manège, carte postale, vers 1900.
La rue Louis-Rolland, ainsi dénommée en 1894[1] en hommage à l'ancien maire de Montrouge, accueillit le premier bureau de poste du Grand-Montrouge (ancien no 54[2]). Carte postale oblitérée en 1904.

Le plan de Roussel (1730) désigne les principaux chemins orientés nord-sud comme suit :

Grand chemin de Chevreuse passant dans Châtillon : une voie située à quelque distance à l'ouest du Grand-Montrouge. Ce chemin se poursuit à travers champs, en direction du nord, jusqu'au Petit-Montrouge où il aboutit au carrefour de la Croix-des-Sages.
Ultérieurement route de Châtillon, il correspond à Montrouge à l'actuelle avenue Pierre-Brossolette, en limite de Malakoff, et à Paris à l'avenue Jean-Moulin, quartier du Petit-Montrouge dans le 14e arrondissement.
Chemin venant de Châtillon : une voie située à l'est de la précédente, sur laquelle elle débouche à la hauteur (mais à une certaine distance) du « Parc de Montrouge ».
C'est l'actuelle avenue de la Marne.
Chemin venant de Bagneux et de Fontenay-aux-Roses : un autre chemin de campagne situé entre les précédents et le « parc de Montrouge », qui forme à l'approche du chemin de Gentilly-à-Vanves (voir ci-dessous), indiquée mais non nommée, une fourche à deux branches. La branche occidentale aboutit sur cette dernière rue, tandis que la branche orientale la franchit pour rejoindre le grand chemin de Chevreuse.
Ultérieurement rue de Fontenay, il est actuellement nommé rue Maurice-Arnoux.
Chemin venant de Bagneux, une voie qui rejoint l'angle sud-est du « parc de Montrouge », longe celui-ci sur toute sa longueur jusqu'à son angle nord-est, se déporte ensuite légèrement vers l'ouest puis reprend sa trajectoire rectiligne vers le nord. Laissant l' « Orme de Montrouge » sur sa droite, il aboutit à la « Croix de Montrouge » sur la grande route d'Orléans, indiquée ci-dessous.
Ultérieurement dénommé rue de Bagneux, il correspond à l'actuelle avenue Henri-Ginoux.
Grande route d'Orléans voir avenue Aristide-Briand.

Le plan Roussel n'indique aucun nom pour les chemins orientés est-ouest. Le plus important parmi ces chemins est alors connu sous le nom de

Chemin de Gentilly-à -Vanves. Reliant ces deux paroisses entre elles en passant par Montrouge, c'est en 1730 le seul chemin qui traverse le village d'un bout à l'autre, d'est en ouest. La majeure partie des maisons montrougiennes y est établie de part et d'autre du château de Montrouge et de l'église paroissiale Saint-Jacques de Montrouge.
Ce chemin recevra plus tard, dans les anciennes limites de la commune le nom de Grande-Rue et au delà de la route d'Orléans, sur le territoire de Gentilly, celui de chemin de la Princesse. La première de ces deux voies est aujourd'hui la rue Gabriel-Péri, la seconde - située sur des terrains cédées après 1872 par Gentilly à Montrouge - est l'actuelle rue Barbès.

Voir aussi : rue d'Arcueil, rue d'Arpajon, rue de Gentilly...

Les toponymes d'usage

Certains toponymes et odonymes se sont spontanément imposés, à Montrouge comme ailleurs. Hormis la rue principale, l'ancienne Grande-Rue (renommée rue Gabriel-Péri), la plupart d'entre eux font ou faisaient référence à un lieu spécifique ou à un monument remarquable desservi par la voie, tels l'impasse de l'Église, la rue du Château (partie de l'actuelle avenue de la République), l'avenue et la place du Parc (renommées respectivement avenue de Verdun et place du 8-Mai-1945), la rue du Petit-Parc (renommée rue Victor-Hugo), la rue du Marché (renommée rue d'Estienne-d'Orves), le passage du Manège et la rue du Reposoir (partie de l'actuel boulevard Romain-Rolland). L'ancienne avenue de la Gare est devenue l'avenue Jean-Jaurès.

Les noms de certaines voies de Montrouge rappellent que les cultures horticoles et maraîchères étaient autrefois omniprésentes à Montrouge. Au nord de l'avenue Verdier et perpendiculaires à celle-ci, l'ancien passage des Maraîchers a disparu et la villa des Jardins voisine est fortement dégradée. Un peu plus au sud, parallèle à cette même avenue persiste la villa des Fleurs. La villa des Vergers a survécu en dépit de la proximité des boulevards Romain-Rolland et du périphérique.

Les toponymes de décision

Pour approfondir

Notes et références

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