Toto Bissainthe
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Toto |
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Milena Sandler, Soukëyna Bada |
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Marie Clotilde Bissainthe dite Toto Bissainthe est une chanteuse, compositrice et comédienne haïtienne, née en 1934 à Cap-Haïtien et morte le à Haïti. Son style, mélange novateur de musique traditionnelle et d'arrangements contemporains de textes modernes, rend hommage aux vies, aux difficultés et à la spiritualité du peuple haïtien, en particulier à la classe ouvrière et paysanne[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16],[17],[18],[19],[20],[21].
Enfance et formation
Née en 1934 à Cap-Haïtien, dans le nord de l'île d'Haïti, elle quitte son pays natal pendant l'adolescence pour poursuivre des études à New-York. Puis en 1953, alors qu'elle a tout juste 19 ans, elle s'installe en France[22]. Après avoir voulu devenir infirmière, elle s'inscrit aux Beaux-Arts puis travaille quelque temps comme décoratrice[23].
Carrière
C'est à Paris qu'elle commence une carrière théâtrale en 1956. Avec trois autres jeunes comédiens, elle forme la première troupe de théâtre d'acteurs noirs. Lorsqu'ils sont rejoints par Robert Liensol[24], cette troupe devient officiellement la compagne Les Griots, en 1958[22]. Pendant plusieurs années, Toto Bissainthe est une des figures de cette compagnie fondée par l'acteur guadeloupéen Robert Liensol. Parmi les pièces importantes qu'elle interprète au théâtre, on peut citer Le Tableau de Ionesco en 1962 ou Huis-Clos de Jean-Paul Sartre où elle partage l'affiche avec Sarah Maldoror, Samba Ababakar et Timité Bassori[23].
Elle est révélée au grand public en 1973 avec un spectacle présenté à La Vieille Grille à Paris. Toto Bissainthe connaît alors beaucoup de succès, à la fois comme chanteuse et compositrice
Artiste en exil durant la majeure partie de son existence, Toto Bissainthe a vécu trente ans en France et n'a pu retourner à Haïti qu'après le départ du dictateur Jean-Claude Duvalier, en 1986. Cependant, elle connut là-bas de multiples déceptions, en constatant les problèmes politiques et les querelles intestines qui affectaient Haïti, sa terre natale qu'elle aurait tant souhaité aider à rebâtir.
Elle meurt le des suites d'un cancer du foie[25].
Distinctions
Un parc au coin de la rue Hutchison et l'avenue Van Horne à Montréal porte son nom depuis 1996[26].
Une rétrospective de sa musique a été publiée par Créon Music en 2006[réf. nécessaire].
Discographie
- Toto à New York (Chango, 1975)
- Toto chante Haïti (Arion, 1977, Prix de la chanson TF1 en 1978, réimpression 1989)
- Haïti Chanté - Chant du Monde (réimpression, 1995)
- Coda (réimpression, 1996)
- World Network Vol. 43: Haiti (with Ti Koka) (World Network, 1999)
- Rétrospective (Créon Music, 2006)
Filmographie
- 1959 : Les Tripes au soleil de Claude Bernard-Aubert
- 1963 : Le théâtre de la jeunesse : La case de l'oncle Tom, série télévisée.
- 1966 : La Noire de... Ousmane Sembene
- 1967 : Bajazet de Racine, réalisation Michel Mitrani
- 1974 : L'homme au contrat, série télévisée
- 1978 : En l'autre bord de Jérôme Kanapa
- 1979 : West Indies de Med Hondo
- 1984 : Toto Bissainthe de Sarah Maldoror (5 min - documentaire)
- 1988 : Haitian Corner de Raoul Peck
- 1989 : An Alé de Irène Lichtenstein
- 1993 : L'Homme sur les quais de Raoul Peck