Tour de France 1949

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Tour de France 1949
Généralités
Course
Compétition
Étapes
21
Date
Distance
4 808 km
Pays traversé(s)
Lieu de départ
Lieu d'arrivée
Partants
120Voir et modifier les données sur Wikidata
Vitesse moyenne
32,121 km/h
Résultats
Vainqueur
Deuxième
Troisième
Meilleur grimpeur
Meilleure équipe

Le Tour de France 1949 est la 36e édition du Tour de France, course cycliste qui s'est déroulée du au sur 21 étapes pour un total de 4 808 km[1]. La course est remportée par l'Italien Fausto Coppi, qui signe son premier succès dans l'épreuve et devient le premier coureur de l'histoire à réaliser le doublé Tour d'Italie-Tour de France la même année.

Malgré un retard important en début de course, il s'impose grâce à ses victoires dans les deux étapes de contre-la-montre individuel et ses performances dans les Alpes, devançant son compatriote Gino Bartali de 10 min 55 s au classement général final.

Fausto Coppi s'adjuge également le classement de la montagne, tandis que l'Italie gagne le classement par équipes. Cette édition emprunte les routes de cinq pays (France, Belgique, Suisse, Italie et Espagne), marquant notamment le premier passage de l'histoire du Tour en territoire espagnol lors de l'étape de Saint-Sébastien.

Le Tour de France s'élance de Paris et effectue le tour de l'Hexagone dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Trois villes accueillent l'épreuve pour la première fois en début de parcours : Boulogne-sur-Mer, Rouen et Saint-Malo[2]. La course s’arrête aussi pour la première fois en Espagne, à Saint-Sébastien[3], et traverse la Belgique, la Suisse, ainsi que l'Italie. Dans les Alpes, quatre cols sont empruntés pour la toute première fois par les coureurs : le col du Grand-Saint-Bernard, le col du Mont-Cenis, le col de Montgenèvre et le col du Petit-Saint-Bernard[2],[4].

Organisation

L’organisation du Tour de France est assurée par la Société du Parc des Princes, à laquelle elle a été attribuée en juin 1947.

Jacques Goddet, directeur général du journal L’Équipe, et Émilien Amaury, cofondateur du Parisien libéré, en sont les principaux actionnaires. Jacques Goddet demeure directeur général du Tour de France jusqu’en 1987, assisté de Félix Lévitan, journaliste au Parisien libéré, qui joue un rôle croissant dans l’organisation de l’épreuve.

Selon Goddet, l'organisation du Tour de France 1949 a coûté 70 millions de francs français[5].

Participation

L'équipe belge à Paris (collection KOERS. Musée de la Course Cycliste)

Le Tour de France est disputé par des équipes nationales et régionales[6]. Sur les 120 coureurs qui prennent le départ, 55 rallient l'arrivée à Paris. Le plateau[7] se compose de sept équipes nationales : la France, la Belgique et l'Italie (12 coureurs chacune), ainsi que la Suisse, le Luxembourg, les Pays-Bas et l'Espagne (6 coureurs chacune). S'y ajoutent deux formations de jeunes (cadets italiens et aiglons belges) et quatre équipes régionales françaises de 12 coureurs.

Vainqueur du Tour d'Italie, Fausto Coppi participe à son premier Tour de France. Sa présence a été incertaine en raison de sa rivalité avec Gino Bartali, les deux champions exigeant le statut de leader unique. Un accord sur leurs « droits et devoirs » respectifs est finalement signé à Chiavari sous l'égide du sélectionneur Alfredo Binda.

Au sein de l'équipe de France, Georges Cuvelier remplace Maurice Archambaud comme directeur technique. La sélection nationale écarte Jean Robic, vainqueur de l'édition 1947, qui est intégré à l'équipe régionale Ouest-Nord en raison de tensions internes avec les autres membres de la formation tricolore[8].

Déroulement de la course

Cette édition est marquée par le premier doublé historique Giro d'Italia (Tour d'Italie) - Tour de France réalisé par Fausto Coppi. Après un début de course catastrophique qui faillit le pousser à l'abandon, l'Italien survole la fin de l'épreuve, notamment lors des contre-la-montre et des étapes alpestres. La domination italienne est totale : les douze coureurs de la Squadra terminent l'épreuve à Paris, tandis que les sélections française et belge perdent respectivement cinq et six coureurs[9]. La rivalité entre Coppi et Gino Bartali, vainqueur sortant, tourne à l'avantage du « Campionissimo ».

Les étapes marquantes témoignent de ce renversement de situation entre la révélation de Jacques Marinelli, la crise de Coppi et l'irrésistible remontée des Italiens.

Roger Lambrecht battant Jacques Marinelli à l'arrivée de l'étape Reims-Bruxelles.

Premières étapes

Marinelli maillot jaune, Coppi retardé

  • 5e étape : entre Rouen et Saint-Malo, Marinelli est déséquilibré en essayant de saisir une canette et entraîne Fausto Coppi dans sa chute. Il est alors retardé par un changement de vélo laborieux (il doit attendre sept minutes pour être dépanné). Bien qu'attendu dans un premier temps par ses équipiers, dont Bartali, Coppi perd encore du temps et concède plus de 18 minutes. Ce dernier accuse désormais un retard de près de 37 minutes au classement général. Désabusé, il songe à l'abandon avant d'être remobilisé par son directeur technique Alfredo Binda[12]. Marinelli, arrivé quatrième à Saint-Malo, dans le même temps que le vainqueur Ferdi Kübler, compte désormais une demi-heure d'avance au classement général[13];
Passage du peloton dans une ville du Guipuscoa.

Magni passe les Pyrénées en jaune

  • 10e étape : de Saint-Sébastien à Pau, une échappée de quatre coureurs prend 20 minutes d'avance sur le peloton. Fiorenzo Magni (équipe des cadets italiens) remporte l'étape et dépossède Marinelli du maillot jaune. L'équipe de France est décimée par les abandons, dont celui de Louison Bobet.
  • 11e étape : La grande étape pyrénéenne entre Pau et Luchon est marquée par une succession d'attaques et d'incidents mécaniques. Coppi s'échappe dans l'Aubisque, mais une crevaison dans la descente permet à Bartali, Robic et aux frères Lazaridès de revenir. Malgré son passage en tête au Tourmalet et à l'Aspin, Coppi est freiné par une nouvelle crevaison dans le col de Peyresourde. Jean Robic en profite pour s'imposer à Luchon, en devançant au sprint Lucien Lazaridès.
  • Bien que le plan de collaboration entre Coppi et Bartali ait échoué, la démonstration de force du « Campionissimo » impressionne les observateurs. Fiorenzo Magni, bien que distancé de 16 minutes, conserve son maillot jaune[14],[8].
Apo Lazarides et Lucien Teisseire lors de la journée de repos à Toulouse.

Coppi et Bartali dominent dans les Alpes

  • 16e étape : lors de la première étape alpestre entre Cannes et Briançon, le duo Coppi-Bartali passe à l'offensive. Les deux champions collaborent et Coppi laisse la victoire d'étape à Bartali le jour de ses 35 ans. . Ce dernier s'empare du maillot jaune.
  • 17e étape : dans l'ascension du col du Petit-Saint-Bernard vers Aoste, Coppi et Bartali s'échappent à nouveau. Après une crevaison de Bartali dans la descente, Coppi file vers la victoire et s'empare définitivement du maillot jaune.

Dernières étapes

  • 20e étape : le contre-la-montre individuel entre Colmar et Nancy (137 km) tourne à la démonstration. Coppi écrase la concurrence, reléguant Bartali à 7 minutes et mettant hors délais 20 coureurs (qui seront finalement repêchés).
  • 21e étape : Rik Van Steenbergen remporte le sprint final au Parc des Princes. Fausto Coppi triomphe au classement général avec 10 min 55 s d'avance sur Gino Bartali et 25 min 13 s sur Jacques Marinelli, qui parvient à conserver sa place sur le podium.

La vitesse moyenne de ce Tour est de 32,121 km/h.


Particularités

  • Doublé Giro-Tour : Fausto Coppi est le premier coureur de l'histoire à réaliser le doublé Tour d'Italie-Tour de France la même année. Cette performance a été réitérée par sept autres coureurs depuis : Jacques Anquetil en 1964, Eddy Merckx en 1970, 1972 et 1974, Bernard Hinault en 1982 et 1985, Stephen Roche en 1987, Miguel Indurain en 1992 et 1993, Marco Pantani en 1998 et Tadej Pogačar en 2024.
  • Domination italienne : pour la première fois, une équipe complète (Italie) termine l'épreuve avec ses douze coureurs à Paris. À l'inverse, les sélections française et belge perdent respectivement cinq et six coureurs[9].
  • Abandons par nation : aucun coureur espagnol ne participe à l'étape arrivant à Saint-Sébastien, le dernier coureur espagnol en course ayant abandonné dès la 6e étape. De même, aucun coureur néerlandais ne rallie l'arrivée finale.
  • Hécatombe chez les tricolores : lors de la 10e étape, l'équipe de France est lourdement affaiblie par l'abandon simultané de cinq coureurs, dont les leaders Louison Bobet et Guy Lapébie.
  • Prophétie de Speicher et Magne : à la suite de la démonstration de force de Fausto Coppi lors de la 11e étape (Pau-Luchon), les anciens vainqueurs Georges Speicher et Antonin Magne déclarent : « à Paris il arrivera dans un fauteuil[15] ! »
  • Accident d'Apo Lazaridès : lors de l'ascension du col de Peyresourde (11e étape), Apo Lazaridès, alors en tête avec son frère Lucien et Jean Robic, est renversé par une voiture de presse du journal Miroir-Sprint. Malgré un vélo brisé et un retard de six minutes à l'arrivée, il parvient à terminer l'étape en 7e position.
  • Première de Van Steenbergen. il s'agit de la première participation au Tour de France de Rik Van Steenbergen. À 24 ans, le futur triple champion du monde signe une entrée remarquée en remportant deux étapes, dont la prestigieuse arrivée finale au Parc des Princes.
  • Il s'agit de la première participation au Tour de France de Rik Van Steenbergen. À 24 ans, le futur triple champion du monde signe une entrée remarquée en remportant deux étapes, dont la prestigieuse arrivée finale au Parc des Princes
  • Identité et longévité de Cerami : le Belge d'origine sicilienne Pino Cerami dispute ici son premier Tour sous licence italienne. Il devra attendre 1956 pour être naturalisé belge et 1963 pour devenir, à 41 ans, le vainqueur d'étape le plus âgé de l'histoire de l'épreuve.

Étapes

Étape[16],[17],[18],[19] Date Villes étapes Distance (km) Vainqueur d’étape Leader du classement général
1re étapejeu. 30 juinParis - Livry-GarganReims
Étape de plaine
182 Marcel Dussault Marcel Dussault
2e étapeven. 1er juilletReims Bruxelles (BEL)
Étape de plaine
273 Roger Lambrecht Roger Lambrecht
3e étapesam. 2 juillet Bruxelles (BEL)Boulogne-sur-Mer
Étape de plaine
211 Norbert Callens Norbert Callens
4e étapedim. 3 juilletBoulogne-sur-MerRouen
Étape de plaine
185 Lucien Teisseire Jacques Marinelli
5e étapelun. 4 juilletRouenSaint-Malo
Étape de plaine
293 Ferdi Kübler Jacques Marinelli
6e étapemar. 5 juilletSaint-MaloLes Sables-d'Olonne
Étape de plaine
305 Adolphe Deledda Jacques Marinelli
mer. 6 juilletLes Sables-d'Olonne
Jour de repos
Journée de repos no 1
7e étapejeu. 7 juilletLes Sables-d'OlonneLa Rochelle
Contre-la-montre individuel
92 Fausto Coppi Jacques Marinelli
8e étapeven. 8 juilletLa RochelleBordeaux
Étape de plaine
262 Guy Lapébie Jacques Marinelli
9e étapesam. 9 juilletBordeaux Saint-Sébastien (ESP)
Étape de plaine
228 Louis Caput Jacques Marinelli
10e étapedim. 10 juillet Saint-Sébastien (ESP)Pau
Étape de plaine
192 Fiorenzo Magni Fiorenzo Magni
lun. 11 juilletPau
Jour de repos
Journée de repos no 2
11e étapemar. 12 juilletPauLuchon
Étape de montagne
193 Jean Robic Fiorenzo Magni
12e étapemer. 13 juilletLuchonToulouse
Étape de plaine
134 Rik Van Steenbergen Fiorenzo Magni
13e étapejeu. 14 juilletToulouseNîmes
Étape de plaine
289 Émile Idée Fiorenzo Magni
14e étapeven. 15 juilletNîmesMarseille
Étape de plaine
199 Jean Goldschmit Fiorenzo Magni
15e étapesam. 16 juilletMarseilleCannes
Étape de plaine
215 Désiré Keteleer Fiorenzo Magni
dim. 17 juilletCannes
Jour de repos
Journée de repos no 3
16e étapelun. 18 juilletCannesBriançon
Étape de montagne
275 Gino Bartali Gino Bartali
17e étapemar. 19 juilletBriançon Aoste (ITA)
Étape de montagne
257 Fausto Coppi Fausto Coppi
mer. 20 juillet Aoste (ITA)
Jour de repos
Journée de repos no 4
18e étapejeu. 21 juillet Aoste (ITA) Lausanne (SUI)
Étape de montagne
265 Vincenzo Rossello Fausto Coppi
19e étapeven. 22 juillet Lausanne (SUI)Colmar
Étape de montagne
283 Raphaël Géminiani Fausto Coppi
20e étapesam. 23 juilletColmarNancy
Contre-la-montre individuel en montagne
137 Fausto Coppi Fausto Coppi
21e étapedim. 24 juilletNancyParis - Parc des Princes
Étape de plaine
340 Rik Van Steenbergen Fausto Coppi

Classements

Classement général final

Classement général[20]
  Coureur Pays Équipe Temps
1er Fausto Coppi Leader du classement général Drapeau de l'Italie Italie Italie en 149 h 40 min 49 s
2e Gino Bartali Drapeau de l'Italie Italie Italie + 10 min 55 s
3e Jacques Marinelli Drapeau de la France France Île-de-France + 25 min 13 s
4e Jean Robic Drapeau de la France France Ouest-Nord + 34 min 28 s
5e Marcel Dupont Drapeau de la Belgique Belgique Aiglons belges + 38 min 59 s
6e Fiorenzo Magni Drapeau de l'Italie Italie Cadets italiens + 42 min 10 s
7e Stan Ockers Drapeau de la Belgique Belgique Belgique + 44 min 35 s
8e Jean Goldschmit Drapeau du Luxembourg Luxembourg Luxembourg + 47 min 24 s
9e Apo Lazaridès Drapeau de la France France France + 52 min 28 s
10e Pierre Cogan Drapeau de la France France Ouest-Nord + 1 h 8 min 55 s
11e Roger Lambrecht Drapeau de la Belgique Belgique Belgique + 1 h 17 min 21 s
12e Gino Sciardis Drapeau de l'Italie Italie Italie + 1 h 22 min 1 s
13e Jean Kirchen Drapeau du Luxembourg Luxembourg Luxembourg + 1 h 28 min 14 s
14e Lucien Teisseire Drapeau de la France France France + 1 h 34 min 56 s
15e Bim Diederich Drapeau du Luxembourg Luxembourg Luxembourg + 1 h 35 min 54 s
16e Robert Chapatte Drapeau de la France France France + 1 h 38 min 40 s
17e Serafino Biagioni Drapeau de l'Italie Italie Italie + 1 h 38 min 47 s
18e Nello Lauredi Drapeau de la France France Sud-Est + 1 h 43 min 22 s
19e Georges Aeschlimann Drapeau de la Suisse Suisse Suisse + 1 h 47 min 52 s
20e Pierre Tacca Drapeau de la France France Île-de-France + 1 h 48 min 1 s
21e Marcel De Mulder Drapeau de la Belgique Belgique Aiglons belges + 1 h 49 min 16 s
22e Jean-Marie Goasmat Drapeau de la France France Ouest-Nord + 2 h 0 min 14 s
23e André Brulé Drapeau de la France France Île-de-France + 2 h 1 min 18 s
24e Bruno Pasquini Drapeau de l'Italie Italie Italie + 2 h 8 min 44 s
25e Raphaël Géminiani Drapeau de la France France France + 2 h 10 min 9 s

Classements annexes finals

Prix du meilleur grimpeur

Les points du prix du meilleur grimpeur sont attribués aux sommets répertoriés, selon ce barème : 10 points pour le premier aux sommets de catégorie 1, les plus difficiles, 5 points au premier en catégorie 2 et 3 points au premier en catégorie 3.

Classement du Prix du meilleur grimpeur[21]
  Coureur Pays Équipe Point(s)
1er Fausto Coppi Leader du classement général Drapeau de l'Italie Italie Italie 81 points
2e Gino Bartali Drapeau de l'Italie Italie Italie 68 pts
3e Jean Robic Drapeau de la France France Ouest-Nord 62 pts
4e Apo Lazaridès Drapeau de la France France France 47 pts
5e Lucien Lazaridès Drapeau de la France France France 29 pts
6e Stan Ockers Drapeau de la Belgique Belgique Belgique 22 pts
7e Pierre Tacca
Jacques Marinelli
Drapeau de la France France
Drapeau de la France France
Île-de-France
Île-de-France
16 pts
9e Raphaël Géminiani
André Brulé
Drapeau de la France France
Drapeau de la France France
France
Île-de-France
14 pts

Challenge international

Le classement du challenge international est établi en additionnant le temps au classement général des trois meilleurs coureurs de chaque équipe. Les cadets italiens et la Suisse ne comptant que deux coureurs à l'arrivée ne figurent pas au classement.

Classement du Challenge international[21],[23]
  Équipe Pays Temps
1re Italie Drapeau de l'Italie Italie en 450 h 35 min 23 s
2e Ouest-Nord Drapeau de la France France + 2 h 10 min 21 s
3e Luxembourg Drapeau du Luxembourg Luxembourg + 2 h 18 min 16 s
4e France Drapeau de la France France + 2 h 33 min 8 s
5e Île-de-France Drapeau de la France France + 2 h 41 min 36 s
6e Belgique Drapeau de la Belgique Belgique + 3 h 0 min 13 s
7e Aiglons belges Drapeau de la Belgique Belgique + 3 h 21 min 25 s
8e Sud-Est Drapeau de la France France + 5 h 49 min 25 s
9e Centre - Sud-Ouest Drapeau de la France France + 8 h 15 min 30 s

Évolution des classements

Évolution des leaders des classements par étape[24]
Étape Vainqueur Classement général
Leader du classement général
Classement de la montagne Challenge international
1 Marcel Dussault Marcel Dussault Non décerné Belgique
2 Roger Lambrecht Roger Lambrecht
3 Norbert Callens Norbert Callens
4 Lucien Teisseire Jacques Marinelli France
5 Ferdinand Kübler Île-de-France
6 Adolphe Deledda
7 Fausto Coppi
8 Guy Lapébie
9 Louis Caput
10 Fiorenzo Magni Fiorenzo Magni
11 Jean Robic Fausto Coppi Italie
12 Rik Van Steenbergen
13 Emile Idée
14 Jean Goldschmit
15 Désiré Keteleer Île-de-France
16 Gino Bartali Gino Bartali Italie
17 Fausto Coppi Fausto Coppi
18 Vincenzo Rossello
19 Raphaël Géminiani
20 Fausto Coppi
21 Rik Van Steenbergen
Classements finals Fausto Coppi Fausto Coppi Italie

Liste des coureurs

Notes et références

Voir aussi

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