Tourisme en Grèce

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Oia, île de Santorin dans les Cyclades.

Le tourisme en Grèce est un pilier de l'économie nationale. La Grèce fait partie, au même titre que la France, l'Italie et l'Espagne, des destinations les plus touristiques en Europe depuis les années 1960 et 1970. La richesse de sa culture et l'héritage historique du pays ainsi que sa géographie et son climat méditerranéen expliquent que la Grèce compte quelque 19 sites recensés au patrimoine mondial par l'UNESCO[1].

En 2024, la Grèce a accueilli 40 millions de visiteurs (33 millions en 2023 et 33 millions de visiteurs en 2018 avant la pandémie), faisant du pays l'un des plus visités d'Europe et du monde[2],[3]. Les lieux les plus visités sont la ville d'Athènes, les îles cycladiques (Santorin, Mykonos) ainsi que Hydra, le Dodécanèse (Rhodes), la Crète (Héraklion, La Canée) et Corfou.


Le tourisme en Grèce prend des formes multiples, eu égard à sa diversité culturelle et géographique : tourisme culturel (visite des sites antiques comme le Parthénon ou le sanctuaire d'Apollon à Delphes), tourisme balnéaire (notamment dans les Cyclades, les îles Ioniennes et le Dodécanèse), tourisme montagnard (mont Parnasse, mont Pélion), tourisme rural (à travers la Grèce continentale : Édesse, Kalambáka et la Thessalie), et depuis quelques années maintenant le tourisme religieux (mont Athos, Météores). En outre, la Grèce est historiquement une destination prisée des touristes homosexuels et LGBT, avec Mykonos, Lesbos et Skiathos. De manière générale, la politique grecque en matière de tourisme est très ouverte et favorable aux communautés LGBT.

La Grèce est un pays d'Europe du Sud, au climat méditerranéen : doux en hiver, et chaud en été[4]. Le pays est divisé entre une partie continentale (Péloponnèse, Macédoine, Épire) et une partie insulaire (Dodécanèse, Crète, Égée). La Grèce continentale est essentiellement montagneuse (mont Cyllène, mont Olympe, Pinde). Le climat contribue à rendre le pays très attrayant et façonne durablement le « mode de vie grec » : siestes, vie nocturne animée, repas frais à base de légumes et fruits très variés (comme le tzatzíki), comparable à celui des espagnols, des italiens ou du Levant[5],[6].

Attrait culturel

L'École d'Athènes par Raphaël représente les plus éminents philosophes de l'Hellade antique.

La Grèce attire par son passé antique mais elle dispose aussi d'un passé byzantin, ottoman et moderne. C'est l'héritage grec qui permet de construire une nouvelle Grèce au XIXe siècle grâce à l'action de Lord Byron, Chateaubriand, Jean-Gabriel Eynard et Catherine II. La redécouverte en Occident de ce glorieux legs fascine et suscite l'admiration : c'est le philhellénisme, l'« amour de ce qui est grec ». La Grèce est aussi bien Socrate, Sappho et Hypatie que Níkos Kazantzákis, Mélina Mercouri que Costa-Gavras.

Photo de l'Académie d'Athènes, vue de nuit.

Visiteurs

Nombre de visiteurs

En 2009, la Grèce accueille 19,3 millions de touristes, un chiffre en augmentation par rapport aux 17,7 millions de touristes que le pays accueillait un an avant, en 2008. La plupart des touristes sont des ressortissants européens (12,7 millions), suivi des touristes venus des Amériques (0,56 million), d'Asie (0,52 million), d'Océanie (0,1 million) et d'Afrique (0,06 million). Pour l'année 2007, ce sont les Britanniques qui ont visité le plus le pays (2,61 millions au total, une augmentation de 15 % sur les années précédentes). Également, les Allemands figurent en deuxième position avec 2,3 millions de touristes[7],[8]. Cette croissance constante, bien que bénéfique économiquement, génère une forte concentration touristique sur certaines îles[9], en particulier à Santorin et Mykonos.

En 2009, la région la plus visitée du pays est la Macédoine-Centrale avec la Chalcidique, le mont Olympe, le site antique de Pella (ville natale d'Alexandre le Grand) et Thessalonique. La Macédoine grecque a accueilli en 2009 3,6 millions de touristes. Les régions les plus visitées sont ensuite l'Attique (avec quelque 2,6 millions de visiteurs grâce à Athènes, les sites de Marathon et d'Éleusis célèbres pour ses mystères) et le Péloponnèse (1,8 million, avec entre autres les sites de Delphes et Sparte, et le mont Cyllène).[réf. souhaitée]

Visiteurs par nationalité

La Macédoine du Nord, pays voisin, a le plus haut chiffre de touristes[10] visitant la Grèce en 2015[11],[12]. Ce classement s'explique par les liens géographiques proches (les Bulgares et les Macédoniens sont frontaliers) et des liens culturels étroits (Royaume-Uni, France).[pas clair]

Non-résidents les plus nombreux selon leur nationalité, chiffres de 2015
Rang Pays Non-résidents
1 Macédoine du Nord 3 023 059
2 Allemagne 2 810 350
3 Royaume-Uni 2 397 169
4 Bulgarie 1 900 642
5 France 1 522 100
6 Italie 1 355 327
7 Turquie 1 153 046
8 Pologne 754 402
9 États-Unis d'Amérique 750 250
10 Serbie 727 831

Politique culturelle

Le gouvernement hellénique soutient activement le tourisme qui représente le quart de son produit national brut.

La Chine est devenue ces dernières années un partenaire très important avec qui Athènes à de très bons rapports. En 2010, le ministre du Tourisme Aris Spiliotopoulos annonce l'ouverture d'un office national du tourisme à Shanghai pour la fin de l'année. Il existe d'ores et déjà un site à Pékin[13].

Poids Économique

Différents types de tourisme

Bibliographie

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