Tourisme en Géorgie

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Logo de l'administration nationale géorgienne du tourisme
La capitale de la Géorgie, Tbilissi, au coucher de soleil
La forteresse de Narikala, à Tbilissi
Batoumi, la capitale de l'Adjarie, au bord de la mer Noire
Koutaïssi, la capitale de l'Iméréthie
Telavi, la capitale de la Kakhétie

Le tourisme est une composante importante de l'économie de la Géorgie : elle a apporté une contribution au produit intérieur brut du pays de 6,7 % en 2015[1],[2], de 7,1 % en 2016[3], de 6,9 % en 2017[4] et de 7,6 % en 2018[5].

Selon les normes internationales le nombre de visiteurs en Géorgie est passé de 5,3 millions à 7,2 millions de 2016 à 2018, et le nombre de touristes (visiteurs restant plus d'une journée) de 3,2 millions à 4,7 millions[6],[7]. Pour l'année 2019, le nombre de visiteurs a dépassé 9,3 millions et celui des touristes, 5 millions[8].

Pour l’année 2020, la pandémie et la déclaration de l’état d’urgence arrêtent pratiquement toutes les activités touristiques[9]. Le , le Premier ministre annonce un plan anti-crise afin de pouvoir les relancer, à compter du pour le tourisme national et à compter du pour le tourisme international, en particulier avec l’ouverture de couloirs sanitaires et l’autorisation de vols internationaux[10].

Le pays bénéficie d’un patrimoine de plusieurs sites archéologiques et de nombreux sites médiévaux, ainsi que de centaines d’édifices religieux marquant deux millénaires de chrétienté. Ce patrimoine s’est enrichi d’éléments architecturaux contemporains ouvrant une période de cohabitation contrastée : « douze mille sites culturels »[11].

Aux formes traditionnelles de tourisme   stations balnéaires, thermales et montagnardes , se sont ajoutées récemment des formes plus recherchées au XXIe siècle comme la découverte d’un écosystème encore protégé, voire à l’opposé la pratique de sports extrêmes[12].

Le pays est en grande partie montagneux, et la répartition des lieux d'intérêt patrimonial (ou même sportif) est le résultat de siècles et de millénaires d'histoire culturelle, parfois dans des vallées encaissées difficiles d'accès (par la route) autrefois comme aujourd'hui.

Flux touristiques

La Géorgie accueille un nombre croissant de voyageurs : 5,3 millions en 2013, 5,5 millions en 2014, 6,3 millions en 2015, 6,7 millions en 2016, 7,9 millions en 2017 et 8,6 millions en 2018[7]. Certains de ces voyageurs sont des visiteurs (7 203 350 en 2018) et d'autres ne le sont pas (1 476 194 en 2018). L'évolution du nombre de visiteurs (visiteur d'une journée ou touristes de plusieurs jours) est la suivante :

Rang Pays 2016 Rang Pays 2017 Rang Pays 2018
1Drapeau de l'Arménie Arménieen augmentation 1,152,2341Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjanen augmentation 1,301,5561Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjanen augmentation 1,424,610
2Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjanen augmentation 1,075,8202Drapeau de l'Arménie Arménieen augmentation 1,287,1682Drapeau de la Russie Russieen augmentation 1,404,757
3Drapeau de la Turquie Turquieen augmentation 988,3123Drapeau de la Russie Russieen augmentation 1,135,0573Drapeau de l'Arménie Arménieen diminution 1,268,886
4Drapeau de la Russie Russieen augmentation 849,2654Drapeau de la Turquie Turquieen augmentation 1,007,2764Drapeau de la Turquie Turquieen augmentation 1,098,555
5Drapeau de la Géorgie Géorgieen augmentation 429,3435Drapeau de la Géorgie Géorgieen augmentation 456,1325Drapeau de la Géorgie Géorgieen augmentation 476,389
6Drapeau de l'Iran Iranen augmentation 129,9336Drapeau de l'Iran Iranen augmentation 282,5496Drapeau de l'Iran Iranen augmentation 291,070
7Drapeau de l'Ukraine Ukraineen augmentation 151,6307Drapeau de l'Ukraine Ukraineen augmentation 169,8627Drapeau de l'Ukraine Ukraineen augmentation 177,058
8Drapeau d’Israël Israëlen augmentation 85,3988Drapeau d’Israël Israëlen augmentation 115,0408Drapeau d’Israël Israëlen augmentation 156,922
9Drapeau de la Pologne Pologneen augmentation 41,6099Drapeau de la Pologne Pologneen augmentation 48,9139Drapeau de la Pologne Pologneen augmentation 66,903
10Drapeau du Kazakhstan Kazakhstanen augmentation 40,89510Drapeau du Kazakhstan Kazakhstanen augmentation 47,24110Drapeau de l'Allemagne Allemagneen augmentation 64,486
Total des visiteurs 20165,392,816Total des visiteurs 20176,482,830Total des visiteurs 20187,203,350

Les visiteurs géorgiens comptabilisés sont les Géorgiens ne résidant pas sur le territoire national.

Les visiteurs français étaient dénombrés à 14 087 en 2015, à 15 044 en 2016[3], à 16 053 en 2017 et à 21 765 en 2018[13].

Ces statistiques ne comprennent pas les chiffres de l'Abkhazie et de la région de Tskhinvali (Ossétie du Sud).

Points d'entrée

Route

Carte routière de la Géorgie

76,5 % des voyageurs sont entrés en Géorgie par la route en 2017[14].

  • Arménie
    • Guguti/Tashir
    • Ninotsminda/Bavra
    • Sadakhlo/Bagratashen
  • Azerbaïdjan
    • Krasny Most (pont rouge, Tsiteli Khidi, Qırmızı Körpü)
    • Tsodna (Postbina), entre Lagodekhi et Balakən
  • Russie
    • Passe de Darial/Verkhniy Lars (Верхний Ларс), au nord de Kazbegi (Russie), partiellement rouverte
  • Turquie
    • Sarpi/Sarp
    • Vale/Posof Turquie, via Akhaltsikhé

Air

Aéroport de Tbilissi.

22,2 % des voyageurs sont entrés en Géorgie par les airs en 2017[14]. Les aéroports les plus utilisés sont :

Les aéroports de Mestia et d'Ambrolauri reçoivent moins de 1 % du trafic aérien national.

Les récents aménagements des infrastructures aéroportuaires de Tbilissi et de Batoumi devraient permettre de doubler, voire de tripler, les trafics actuels. Des aménagements d'aéroports régionaux sont en cours[15].

La compagnie Georgian Airways rétablit les vols directs bihebdomadaires entre Paris et Tbilissi à partir du [16]. La compagnie Wizz Air reliera trois fois par semaine, en vol direct, Beauvais à Koutaïssi à partir du printemps 2018[17]. Soukhoumi, relevant de l'Abkhazie, ne constitue plus un point d'entrée aérien vers la Géorgie.

Train

0,8 % des voyageurs sont entrés par le rail en 2017[14]

Mer (Mer Noire)

0,5 % des voyageurs sont entrés en Géorgie par la mer en 2017[14]. Les ports principaux de Géorgie sont Poti et Batoumi ; le port d'Anaklia, en eau profonde, est en cours de construction[18].

Soukhoumi, relevant de l'Abkhazie, ne constitue plus un point d'entrée maritime vers la Géorgie.

Tourisme

Tourisme balnéaire

La plage de Kobouléti

Le tourisme de loisirs a retrouvé une clientèle étrangère, après la période les années 1990 de la guerre civile : les stations balnéaires, petites comme Anaklia[Note 1], Grigoleti, Shekvetili, Kobouleti, Oureki ou grandes comme Batoumi proposent sur les bords de la mer Noire des plages de sable et un climat chaud[19].

Tourisme thermal

Géographiquement parsemé de sources, le territoire géorgien a donné naissance à plusieurs catégories de stations thermales, des plus grandes comme Bordjomi  préférée par les tsars russes  aux plus petites comme Tskhaltubo  dont la légende veut qu’elle fût fréquentée par Staline  (ou Manglissi, Akhtala (Kakhétie), Sairme, Nounissi (Iméréthie), Oureki (Gourie), Grigoleti (Gourie)), ou des moyennes comme Abastoumani (Samtskhé-Djavakhétie), voire en milieu urbain comme les bains sulfureux de Tbilissi, Abanotoubani[20].

Tourisme gastronomique

Une table géorgienne selon Pirosmani (1862-1918)

Si les vins géorgiens ont retrouvé une vinification à l'ancienne et ont donné naissance à de multiples lieux de dégustation, en Kakhétie en particulier, la cuisine géorgienne, méditerranéenne et variée selon les régions, est en soi un objet de curiosité tant les saveurs y sont diverses[21].

L'art de la table, avec un protocole de toasts, de musique, de danses et de chants traditionnels, orchestré par un chef de table et ordonnateur des toasts  le Tamada , constitue une coutume ancestrale que l'UNESCO a inscrite le à sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité[22].

Tourisme culturel

La richesse du patrimoine géorgien en matière de sites archéologiques (Armazi, Dmanissi, Dzalissi…), de bâtiments religieux (églises, cathédrales, monastères…) et de bâtiments militaires (forteresses, tours…) a conduit l’UNESCO à inscrire dans ses différentes listes dix-neuf d’entre eux[23].Ils se complètent de maisons traditionnelles agrémentées de balcons dans les villes (vieux Tbilissi en particulier), et de différentes architectures d’habitat rural dans les provinces. Ce patrimoine constitue l’élément fondamental du développement du tourisme en Géorgie ; il témoigne aussi des influences grecque, perse, ottomane et russe qui ont marqué l’histoire de ce pays.

La naissance au début des années 2000 d’une architecture contemporaine (Pont de la paix à Tbilissi, Parlement à Koutaïssi…) correspond à un objectif de modernisation du pays, elle tente de préserver néanmoins les architectures historiques, vitrines indispensables au tourisme[24].

La réhabilitation des différents musées, entreprise ces dernières années (Musée national géorgien, Centre national des manuscrits…) favorise le développement du tourisme culturel[25].

Parmi les trois éléments de la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité inscrits par l’UNESCO concernant la Géorgie, deux sont toujours pratiqués aujourd'hui,

Tourisme écologique

Le parc national de Mtirala

41 % du territoire de la Géorgie est couvert de forêts, 25 % du territoire de la Géorgie se trouvant dans les parcs nationaux, en particulier ceux d'Algeti, de Bordjomi-Kharagaouli, de Kolheti, de Lagodekhi, de Tbilissi et de Vashlovani[27].

Les aires protégées de la Géorgie offrent divers services, notamment excursions en bateau, observations des oiseaux, visites éco-éducatives[28], randonnées pédestres, équitation, vélo[29], tours[30], pêche sportive[31].

La Géorgie abrite environ 5 601 espèces d'animaux, dont 648 espèces de vertébrés (plus de 1 % des espèces présentes dans le monde entier) et un grand nombre de ces espèces sont endémiques[32].

En 2016, 311 471 citoyens étrangers et 423 203 citoyens géorgiens ont visité les aires protégées de Géorgie[33].

  • écotourisme, agrotourisme,

Tourisme sportif

En janvier 2018, s'est ouverte à Goudaouri une École du Tourisme d'Aventure (Adventure Tourism School in Gudauri) [34].

Randonnée

Le trekking encadré est possible presque partout, hors des zones déconseillées pour activités séparatistes.

Des randonnées à cheval sont organisées dans les zones montagneuses, par exemple en Touchétie et dans différentes zones naturelles protégées.

Escalade

L’existence de sommets montagneux à plus de 5 000 mètres d’altitude, comme le mont Chkhara, favorise l’organisation d’expéditions dans le Grand Caucase géorgien et l’escalade en haute montagne[35]. Un alpinisme moins extrême peut être pratiqué en Svanétie, ou dans les autres régions de la Géorgie, voire de la randonnée, à pied ou à cheval (Touchétie en particulier).

Sports d’hiver

La station de ski de Goudaouri.

Les stations de sports d’hiver, principalement Goudaouri avec 60 kilomètres de piste (1990 à 3 279 mètres) et 11 remontées mécaniques[36], Goderzi, Bakouriani, Mestia (Svanétie) disposent désormais d’équipements modernes, et les infrastructures hôtelières s’étoffent[37],[38].

Parapente

Le parapente est une des valeurs sûres de toutes les zones montagneuses[39].

Pêche

Statistiques

Durée des séjours

Le nombre de visiteurs de moins d'une journée et ceux de plus d'une journée (ces derniers étant classifiés en touristes selon les normes internationales) ont évolué de la manière suivante depuis 4 années[7]:

Durée 2015 2016 2017 2018
Une journée2 244 3362 095 5412 413 4762 446 530
Plus d'une journée3 011 6633 297 2754 069 3544 756 820
Une journée et plus5 255 9995 392 8166 482 8307 203 350

Capacité hôtelière par région

L'hôtel Marriott, à Tbilissi.

Les régions de Tbilissi et de Batoumi concentrent plus de la moitié de la capacité hôtelière de la Géorgie et le nombre de lits a évolué entre 2015 et 2018 de la manière suivante[40]:

Régions 2015 2017 2018
Tbilissi13 21817 95621 144
Adjarie11 29312 12626 019
Samtskhé-Djavakhétie7 8609 75010 250
Mtskheta-Mtianeti2 8875 2905 261
Mingrélie-et-Haute-Svanétie2 7595 2277 446
Iméréthie4 1454 9545 358
Gourie2 9984 5644 652
Kakhétie4 3493 6144 099
Ratcha-Letchkhoumie et Basse Svanétie1 1381 4231 458
Basse Kartlie539554562
Kartlie intérieure218485523

Économie du tourisme

Le tourisme international est en croissance rapide. En 2015, cette activité employait 158 500 personnes, fournissant des revenus de 1,94 milliard de dollars, soit 8,3 % de plus qu’en 2014[1]. En 2018, elle représentait 3,2 milliards de dollars[41].

Les dépenses des visiteurs étrangers ont eu un impact déterminant sur la balance des paiements, et environ 61,4 % des revenus de l'exportation de services de la Géorgie proviennent du tourisme[1].

Infos pratiques

Carte de la Géorgie, y compris les territoires qui ne sont plus contrôlés par le gouvernement géorgien

Visa d'entrée

Pour les séjours de moins de 12 mois, les personnes ayant la nationalité d’un État membre de l’Union européenne peuvent voyager avec une pièce d'identité (passeport ou carte d’identité nationale) en cours de validité : elles sont exemptées de visa[42].

Guides francophones

La plupart des guides géorgiens proposent leurs services en anglais, ou en russe, peu d’entre eux parlent français : l’Association des guides de Géorgie mentionnait sur son site, en 2016, 5 guides sur 123 pratiquant la langue française.

Parallèlement à l’emploi de ces guides, les agences géorgiennes font appel à du personnel francophone pour les groupes francophones. De leur côté, les voyagistes français utilisent souvent les services d’accompagnateurs français  au départ de Paris  qui connaissent la Géorgie et assurent la liaison avec le personnel géorgien.

Conseils aux voyageurs

Le ministère français des Affaires étrangères donne plusieurs conseils aux ressortissants français voyageant en Géorgie, en matière de sécurité (ne pas se rendre en Abkhazie et en Ossétie du Sud), d'entrée de médicaments, de risque sismique et d'expédition en montagne[43].


Liste de sites culturels et patrimoniaux par région

Notes et références

Voir aussi

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