Tourisme en Nouvelle-Calédonie
From Wikipedia, the free encyclopedia

La Nouvelle-Calédonie a connu pendant longtemps, et encore aujourd'hui sous certains aspects, une activité touristique assez marginale malgré des atouts indéniables liés à la diversité de ses paysages (forêts denses humides de la côte est et de la Chaîne centrale, forêt sèche et savanes des collines de la côte ouest, maquis minier du Grand Sud, topographie torturée des îles Loyauté, plages de sable fin et blanc de l'île des Pins ou d'Ouvéa), à l'importance de ses lagons (délimités par la seconde plus longue barrière de corail du monde après la Grande barrière de corail le long de l'Australie et classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2008), à son climat favorable (tropical humide tempéré par les influences océaniques) ou à son fort aspect multiculturel.
Le développement du tourisme est assez récent (essentiellement depuis les années 1980, en l'absence auparavant d'une politique de mise en valeur liée à l'importance prioritaire donné à l'exploitation minière durant les années 1960 et 1970 dites du « boom du nickel ») et est encore assez irrégulier, même s'il a tendance à se stabiliser voire à croître légèrement (mais continuellement) depuis 2005. Ceci est surtout dû à un déficit d'image (lié à la comparaison avec la Polynésie française, terre d'attraction touristique majeure dans la région depuis la fin du XIXe siècle, mais aussi aux aléas de son histoire tels que les Évènements politiques des années 1980) ainsi qu'au coût important de la destination (avec des tarifs aériens parmi les plus chers du monde, un billet hors-saison Paris-Nouméa atteignant facilement les 1 500 voire les 3 000 €, à quoi s'ajoutent au sol une vie relativement chère,34 % plus chère qu'en Métropole dans une économie insulaire dépendant en grande partie pour sa consommation des importations et disposant de lourdes barrières douanières, et un coût salarial plus important que dans les îles voisines)[1].
Touristes hors croisiéristes
Le secteur employait en 2007 4 765 personnes et, selon les prévisions de l'Institut de la statistique et des études économiques local, 4 909 en 2008, soit entre 4,6 et 5 % de la population active totale, et produisait un chiffre d'affaires estimé à 53,663 milliards de francs CFP en 2006 (soit 449,7 millions d'euros) et une valeur ajoutée de 22,009 milliards de francs pacifiques (184,4 millions d'euros), soit environ 4 % du PIB du territoire[2].
Le tourisme calédonien avait commencé à se développer au début des années 1980, atteignant son niveau record pour la décennie en 1984 avec 91 000 touristes. Seulement, les événements politiques opposant partisans et opposants de l'indépendance de 1984 à 1988 ont fortement handicapé le secteur touristique jusqu'au début des années 1990. Depuis lors, le tourisme a connu deux nouvelles crises : en 1998 et 1999, à la suite de la crise asiatique, et en 2001 ou en 2003-2004 dans un contexte de crise généralisée du tourisme international à la suite des attentats du 11 septembre 2001 puis à ceux de Bali de 2002. En 2004, le nombre de visiteurs a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Le tourisme hors croisière a faiblement repris entre 2005 et 2008, ayant retrouvé son niveau de 2002 mais étant encore loin de son record de 2000. Après deux mauvaises années, liées à une mauvaise conjoncture internationale, en 2009 et 2010, le tourisme néo-calédonien connaît une année record en 2011 grâce à une nette progression des visiteurs métropolitains et du fait de l'organisation des XIVe Jeux du Pacifique.
Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre encore du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales. Toutefois, de nouvelles lignes ont été ouvertes récemment par la compagnie locale Aircalin, dont une vers la Corée du Sud en partenariat avec Korean Air en 2008.
| 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 91 121 | 105 137 | 103 835 | 99 735 | 109 587 | 100 515 | 103 933 | 101 983 | 99 515 | 100 651 | 100 491 | 103 363 | 103 672 | 99 379 | 98 562 | 111 875 |
Origines géographiques
Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de la France métropolitaine, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. Toutefois, la fréquentation japonaise, qui n'avait cessé d'augmenter au début des années 2000 au point de dépasser celle des métropolitains de 2004 à 2006 en atteignant un niveau record en 2005 avec 31 486 touristes, connaît depuis ces dernières années une légère baisse dans un contexte de chute du yen, dont le taux par rapport au dollar et à l'euro est plus faible désormais que celui du franc CFP ce qui rend alors la Nouvelle-Calédonie moins compétitive, et de forte crise économique, financière et sociale qui touche actuellement fortement l'archipel nippon, surtout depuis la crise mondiale de 2008 et 2009. Leur nombre est tombé en 2009 à 18 926 personnes, soit le plus bas depuis les années 1980, en 2010 à 17 134 et à 18 455 en 2011.
En revanche, le nombre de touristes venus de métropole, qui globalement stagne entre 29 000 et 30 000 visiteurs depuis une dizaine d'années mais qui a connu deux années maigres en 2004 (27 358) et 2005 (27 727), est reparti à la hausse et a atteint 31 474 touristes hors croisière en 2008, bénéficiant notamment de la mise en place d'une nouvelle rotation de la compagnie internationale néo-calédonienne, Aircalin, vers Séoul en juin 2008 et du développement des accords commerciaux avec des compagnies à plus faibles coûts (Cathay Pacific, Finnair, par exemple) qui a permis de baisser le prix du billet Paris-Nouméa tout du moins sur une partie du trajet. Ce nombre semblait pouvoir encore augmenter à partir de 2009 avec l'ouverture d'une ligne directe Paris-Nouméa via Saint-Denis de La Réunion et Sydney en partage de code entre Aircalin et Air Austral en mai 2009. Ainsi, entre janvier et août 2009, 19 203 touristes français de métropole ont débarqué sur le territoire, alors que pour la même période en 2008 ils étaient 17 771[5]. Néanmoins, les chiffres pour l'ensemble de l'année 2009 traduisent une baisse du nombre de Métropolitains venus en Nouvelle-Calédonie, comme de l'ensemble des touristes en général dans un contexte de crise mondiale, à 27 335 visiteurs. En 2010, cette baisse se confirme en tombant à 24 960, soit la plus faible arrivée de touristes métropolitains depuis 1995, avant que les touristes métropolitains ne reviennent en force en 2011, établissant un nouveau record de fréquentation, avec 34 647 visiteurs.
Le tourisme de proximité, australien ou néo-zélandais, a bénéficié d'une croissance spectaculaire entre 2006 et 2007 (passant, pour les deux pays confondus, de 21 705 à 25 827 visiteurs) et dépassant même pour la première fois depuis 1980 celui japonais (avec 26 609 personnes) en 2008. L'Australie pourrait d'ailleurs rapidement devenir à elle-seule le second pôle d'origine des touristes visitant la Nouvelle-Calédonie, d'autant que le chiffre des touristes australiens est l'un des seuls à ne pas baisser en 2009, avec 18 567 personnes contre 18 185 l'année précédente. Les touristes australiens dépassent les Japonais en 2010 tout en succombant à la baisse généralisée du nombre de visiteurs, avec 17 551 personnes venues en Nouvelle-Calédonie. Ce nombre continue à baisser en 2011, malgré pourtant cette année-là un regain d'activité pour le tourisme néo-calédonien, pour retomber à 17 040 personnes. La part des autres insulaires du Pacifique, essentiellement des autres territoires français d'Océanie (Polynésie française et Wallis-et-Futuna), reste également forte : ils étaient 12 400 en 2005, 14 873 en 2008 et 14 306 en 2009.
De plus, de nouveaux marchés pourraient se développer à l'avenir. En Asie tout d'abord, notamment la Corée du Sud depuis l'ouverture de la ligne Séoul-Nouméa d'Aircalin, mais cela reste encore aujourd'hui marginal malgré une forte hausse (1 477 en 2005, 2 871 en 2008 et surtout 4 763 en 2009), l'Europe (en dehors de la seule France métropolitaine, 2 541 touristes en 2005[3], 4 317 en 2009[4]).
Voici les arrivées de touristes, hors croisiéristes, par zone géographique et pays de résidence en 2009, sur 99 379 au total[4] :
- Océanie : 39 524 (39,77 % du total des touristes) dont :
Australie : 18 567 (3, 18,68 %)
Nouvelle-Zélande : 6 651 (4, 6,69 %)- Autres territoires ou pays d'Océanie (surtout Polynésie française et Wallis-et-Futuna) : 14 306 (14,4 %)
- Europe : 31 692 (31,89 %) dont :
France métropolitaine : 27 375 (1, 27,55 %)- Autres pays européens : 4 317 (4,34 %)
- Asie : 23 689 (23,84 %) dont :
- Amérique : 2 518 (2,53 %) dont :
États-Unis : 895 (0,9 %)- Autres pays américains (dont surtout Guyane et Antilles françaises) : 1 623 (1,63 %)
- Afrique (dont surtout la Réunion) : 1 980 (1,99 %)
Type de tourisme et durée du séjour
Une large majorité de ces touristes viennent pour les vacances, toutefois le tourisme familial ou amical reste assez important (13 737 visiteurs en 2005, essentiellement des Métropolitains, des Wallisiens et des Polynésiens français), de même que pour le tourisme d'affaire ou professionnel (12 255 en 2005). La durée moyenne des séjours est ainsi de 20 jours environ en 2008 (avec une tendance à la hausse, elle était encore de 16,8 en 2005[3]), mais celle des Métropolitains par exemple est nettement plus élevée (33 jours en moyenne), du fait justement qu'il s'agit là surtout d'un tourisme familial ou amical de personnes visitant leur proche et n'ayant pas, tout du moins pour l'essentiel de leur séjour, à se soucier de la question de leur hébergement (la dépense moyenne dans ce domaine des métropolitains est d'ailleurs inférieure à celle des autres touristes pour l'ensemble de la durée de leur séjour : elle est de 42 304 F CFP par personne en 2008, soit 5 000 francs de moins que la moyenne de l'ensemble des touristes et un rapport d'environ 1 282 F CFP, ou 1 euro, par jour) et qui en profitent pour découvrir tout l'archipel. Étant ceux qui restent largement le plus longtemps, ils sont également les touristes dépensant le plus pour la durée totale de leur séjour (151 583 F CFP en moyenne en 2008, hors transport aérien international, par touriste, soit quelque 1 270,3 euros) mais ceux déboursant le moins pour une seule journée (environ 4 600 F CFP, ou 40 euros)[6].
Les Japonais quant à eux sont ceux qui restent le moins longtemps, avec en moyenne entre 5 et 6 jours passés sur le territoire (beaucoup de Japonais viennent se marier et en lune de miel)[4]. Mais, particulièrement regardants en matière de qualité du service, ils sont ceux qui vont dépenser le plus dans l'hébergement (en moyenne en 2008, pour la totalité de leur séjour et par touriste, 58 408 F CFP soit 10 000 francs de plus que l'ensemble des touristes[6], tandis qu'ils constituent 31 % des nuitées dans les hôtels 3 étoiles et plus, seulement 9 % dans les 2 étoiles et 0,6 % dans les 1 étoile[7]), et venant dans l'optique d'un voyage inoubliable, ils sont également ceux qui achètent le plus de souvenirs (dépensant en moyenne par séjour et par touriste 22 338 F CFP, soit près du double de la moyenne de l'ensemble des visiteurs étrangers en Nouvelle-Calédonie). Tout poste de dépense confondu, ils sont ceux qui vont débourser le plus par jour avec, en moyenne, par touriste, environ 21 000 F CFP (environ 176 euros, hors transport aérien international)[6].
Quoi qu'il en soit, cette durée des séjours est assez longue. Ainsi, si le tourisme calédonien est nettement moins développé que celui de la Polynésie française (avec deux fois moins de touristes par an environ, et même si ce retard commence à se réduire), le temps qu'un touriste passe en moyenne en Nouvelle-Calédonie est plus élevé (il était, en comparaison, de 13,2 jours en Polynésie en 2005[3]). Ils dépensent toutefois nettement moins que dans cette autre destination du Pacifique : un touriste en Nouvelle-Calédonie va débourser (tout poste de dépense confondu, hors transport aérien international) quelque 6 000 F CFP, un autre en Polynésie française va en moyenne dépenser plus du double (15 865 F CFP en 2005)[6],[8]. Cela s'explique par un tourisme plus familial en Nouvelle-Calédonie et moins de grosses infrastructures de luxe ou à fortes valeurs ajoutés que dans l'archipel polynésien.
Tourisme de croisière

Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime australienne P & O Cruises a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté. Il faut ainsi ajouter aux chiffres cités ci-dessus ceux des croisiéristes faisant escale en Nouvelle-Calédonie, nombre en constante augmentation et désormais plus importante que celle des touristes « traditionnels » (non croisiéristes) :
| Année | 1996 | 1997 | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Passagers | 45 665 | 31 700 | 21 351 | 48 701 | 48 579 | 50 671 | 54 925 | 64 273 | 77 115 | 81 215 | 118 898 | 121 393 | 173 208 | 131 231 | 203 879 | 210 919 |
| Paquebots | 65 | 40 | 23 | 60 | 59 | 39 | 44 | 57 | 64 | 60 | 87 | 83 | 99 | 79 | 115 | 121 |
Origines géographiques
Les croisiéristes sont essentiellement australiens (78,43 % en 2008), puis néo-zélandais (7,59 %), et en quasi-totalité anglo-saxon (s'ajoutent ainsi en 2008 2,87 % de Britanniques et 1,93 % d'Américains).
Voici les arrivées de croisiéristes par pays de résidence en 2008, sur 173 208 au total[10] :
Australie : 135 847 (78,43 % du total)
Nouvelle-Zélande : 13 152 (7,59 %)
Royaume-Uni : 4 971 (2,87 %)
États-Unis : 3 338 (1,93 %)- Autres pays : 15 900 (9,18 %)
Un séjour court et ponctuel
Ce tourisme particulier implique des durées de séjour particulièrement courtes (pas plus de deux jours par escale), des sites visités localisés (les escales des grands paquebots étant actuellement Nouméa, Hienghène, Poum, Ouvéa, Lifou, l'île des Pins et l'îlot Casy) et aucune rentrée d'argent pour l'industrie hôtelière (les visiteurs étant logés sur leur navire de croisière). Il permet néanmoins de faire vivre de nombreuses activités telles que les commerces de souvenir et d'artisanat, les musées, centres culturels, monuments et autres infrastructures de loisirs (tel que l'aquarium des lagons ou le parc zoologique et forestier de Nouméa) ou encore les tours organisés (comme celui des « Petits trains touristiques » de Nouméa). La haute saison d'accueil des bateaux de croisière s'étale durant toute la saison chaude, d'octobre à février, avec plus de 10 paquebots par mois en 2008 (jusqu'à 15 en décembre)[10].
Estimations pour 2015 : 300 000 croisiéristes; et pour 2016 : 400 000[11]
Politiques et aménagements touristiques
Les acteurs institutionnels
La politique du développement et de mise en valeur touristique du territoire relève essentiellement de la compétence des trois Provinces de la Nouvelle-Calédonie. Chacune se dote alors des moyens économiques et de promotion pour accomplir cette tâche :
- Province Sud : les actions provinciales représentent en 2009 1,409 milliard de F CFP (11,8 millions d'euros environ), soit 2,7 % du budget primitif 2009 de la collectivité[12] :
- le GIE « Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud » (NCTPS), chargé de la promotion touristique de la destination Province Sud mais aussi de l'ensemble du Territoire sur les marchés extérieurs, en partenariat avec les professionnels du secteur. Il est l'héritier du GIE « Nouvelle-Calédonie Tourisme » fondé le en unissant les trois Provinces et les professionnels du secteur à l'origine. Ayant dû faire face en 2000 à l'annulation par le tribunal administratif de Nouméa des fonds de concours de la Nouvelle-Calédonie destinés notamment au financement de la promotion de la Nouvelle-Calédonie à l’extérieur (et qui représentaient jusqu'alors 75 % de ses ressources) et de la défection des Provinces Nord et Îles Loyauté, ce premier groupement est dissout le et mis en liquidation judiciaire le . La Province Sud reprend alors en main l'ancienne structure existante, et l'actuel GIE NCTPS est fondé. La Province finance l'essentiel du budget du groupement (99,8 % en 2006) qui s'élève en 2007 à 1,03 milliard de F CFP (environ 8,6 millions d'euros)[13].
- l'Office de tourisme de Nouméa et de la Province Sud : dont la mission est « l'accueil des visiteurs (touristes et croisiéristes), l'information du grand public, et l'animation touristique », en partenariat entre la ville de Nouméa et la Province Sud, qui en est le contributeur le plus important[14].
- par le biais de sa société de financement et de développement PromoSud, la Province participe au capital de plusieurs entreprises du secteur, notamment la Société des Hôtels de Nouméa SA (gestion de l'hôtel cinq étoiles Le Méridien et, indirectement, le casino attenant à Nouméa, 87,8 %), avec un portefeuille d'actions de quelque 6,5 milliards de F CFP (environ 54,5 millions d'euros)[15].
- Province Nord :
- le GIE « Tourisme Province Nord » sert agence d'information aux touristes et de promotion de la province. Son budget s'élevait en 2007 à 85 millions de Francs pacifique (717 300 euros)[13].
- la Société financière et de développement de la Province Nord (Sofinor) à travers son pôle « Tourisme et Hôtellerie » qui représente 10 % de son chiffre d'affaires. À travers son label « Grands Hôtels de Nouvelle-Calédonie », il s'agit du premier groupe hôtelier du territoire avec près de 400 chambres, 850 lits et plus de 200 employés répartis dans 5 hôtels (dont deux à Nouméa : l'hôtel 3 étoiles Surf Novotel et l'hôtel deux étoiles Ibis Beaurivage, et trois 3 étoiles en Province Nord : le Koniambo de Koné, le Novotel Malabou Beach de Poum et le Club Méditerranée Koulnoué Village de Hienghène). Elle a également créé l'agence de voyages et de tourisme Mirage Voyages[16].
- Province des îles Loyauté :
- le GIE « Destination Îles Loyauté » (DIL) : agence officielle de promotion et d'information touristiques de la province, disposant de deux points d'accueil et d'information à Nouméa[17]. Son budget en 2007 était de 149 millions de Francs pacifique (1,25 million d'euros)[13].
- la Société d'orientation et de développement des îles Loyauté (SODIL), équivalent de PromoSud et de la Sofinor. Elle gère notamment l'hôtel 4 étoiles Paradis d'Ouvéa, les 3 étoiles Drehu-Village (Lifou) et Nengone-Village (Maré) et le 1 étoile Oasis de Kiamu (Lifou)[18].
Afin d'élaborer des politiques concertées, les trois provinces se sont réunies avec les acteurs du secteur en novembre 2004 lors d'Assises du Tourisme à la suite desquelles elles ont confié au cabinet d'audit KPMG l'élaboration d'un Plan décennal de développement touristique concerté de la Nouvelle-Calédonie (PDTC-NC), publié en 2005 et commencé à être appliqué en 2006[19].
Promotion
- Slogans
Certains slogans touristiques ont été développés pour promouvoir certaines destinations néo-calédoniennes. Mais elle reste surtout connu localement :
- Nouvelle-Calédonie : « le plus beau lagon du monde »[20], « Terre originelle »[21].
- Île des Pins ou Ouvéa : « l'île la plus proche du Paradis »[22].
- Île des Pins : « Le joyau du Pacifique »[23].
- Lifou : « L'île aux multiples visages »[24].
- Maré : « L'île qui parle à votre cœur »[25], « Le paradis n'est pas loin, venez nous voir à Maré ».
- Province Nord : « Province aux cent visages »[23].
- Ambassadeurs
Certains organes de promotion touristique néo-calédonienne ont désigné des personnalités comme ambassadrices afin de défendre tout ou partie de la destination sur des marchés donnés :
- Nouvelle-Calédonie : Christian Karembeu, footballeur kanak ayant contribué à la victoire de la France lors de la Coupe du monde 1998 et du championnat d’Europe des Nations 2000. Il est choisi en 2006 par le GIE Nouvelle-Calédonie Tourisme Point Sud pour se servir de sa notoriété nationale voire internationale pour promouvoir la destination[26]. Pour ce faire, il a notamment posé pour le calendrier Nouvelle-Calédonie 2008 le mettant en scène au milieu de paysages du territoire dans des photographies d'art prises par Gérard Rancinan[27]. Il a également décidé de fêter son jubilé par un match de gala au stade Numa-Daly de Nouméa le . Il oppose une équipe baptisée « France 98 » composée de plusieurs joueurs de l'équipe championne du monde en 1998 (outre Karembeu lui-même, Laurent Blanc, Alain Boghossian, Lionel Charbonnier, Marcel Desailly, Didier Deschamps, Youri Djorkaeff, Pierre Laigle, Frank Lebœuf et Zinédine Zidane, ainsi que l'ancien sélectionneur Aimé Jacquet) à une équipe de personnalités du football et de professionnels océaniens (Basile Boli, Ludovic Giuly, Antoine Kombouaré, Reynald Temarii qui est le président de l'OFC, Marama Vahirua, Pascal Vahirua, Victor Zéoula, qui fut un ancien attaquant du RC Ancenis et de St Mars la Jaille, d'origine kanak et Tim Cahill, avec pour entraîneur Gérard Houllier). Sont également présents Sepp Blatter, président de la FIFA, et Michel Platini, président de l'UEFA. Les « Bleus 98 » font ensuite une tournée de quatre jours dans les différentes provinces de Nouvelle-Calédonie. Les mêmes participants ont également joué un match de gala pour le jubilé de Pascal Vahirua à Papeete le [28].
- Îles Loyauté : Soo-Hong Park, vedette de télé réalité en Corée du Sud, a été choisi en 2008 par le GIE DIL pour promouvoir les îles Loyauté dans son pays, marché en devenir depuis l'ouverture d'une ligne aérienne Nouméa-Séoul[29].
Une forte centralisation des activités touristiques
Les provinces Nord et des îles Loyauté ont développé depuis le début des années 1990 des projets immobiliers et hôteliers (les trois étoiles Novotel Malabou Beach Resort de Poum et Club Méditerranée Koulnoué Village de Hienghène en 1992 suivi du Koniambo de Koné en 2006 pour la première, le Drehu Village de Lifou et le Nengone Village de Maré en 1996 suivi en 2000 du Paradis d'Ouvéa pour la seconde) destinés à mieux accueillir les visiteurs et à rattraper leur retard en infrastructure touristique par rapport à la Province Sud. La création d'escales pour les bateaux de croisière à Poum, Hienghène, Lifou et Ouvéa participent également de ce rééquilibrage. Cependant la Province Sud continue à concentrer l'essentiel des équipements (74,4 % des chambres d'hôtels disponibles en Nouvelle-Calédonie fin 2006 s'y trouvent), notamment en matière de tourisme haut de gamme (les trois seuls hôtels cinq étoiles ainsi que les trois golfs du Territoire)[30].
Et au sein même de la Province Sud, le déséquilibre est fort entre Nouméa (et le Grand Nouméa) et la « Brousse ». On trouve ainsi dans le chef-lieu territorial deux des trois 5 étoiles (le Méridien de la Pointe Magnin et le Coral Palms Island Resort de l'îlot Maître), quatre des cinq 4 étoiles (le Nouvata et le Parc au sein du complexe Nouvata Park Resort, le Ramada Plaza et la Promenade, tous sur l'Anse Vata), un des trois terrains de golf (celui de Tina, deux en comptant celui de Dumbéa situé en zone périurbaine) et les deux seuls casinos du Territoire. La ville concentre ainsi, avec une offre de 25 établissements et 1 554 chambres en 2004, 65,2 % de la capacité hôtelière de la Nouvelle-Calédonie et 82,1 % de celle de la Province Sud. Si le taux d'occupation est relativement élevé à Nouméa, s'élevant à 61,9 % en 2006, il n'est plus que de 49,3 % dans le reste de la Province Sud[31]. Là encore des projets tendent à pallier la forte centralisation touristique dans la province, dont notamment le projet de développement du site de Gouaro Deva à Bourail (comprenant une petite base nautique sur une partie de la plage, un centre équestre, un sentier du littoral, un golf de 18 trous, un village culturel dans la « Vallée taboue », un « arboretum » ou jardin botanique spécialisé et un complexe hôtelier cinq étoiles sous enseigne « Sheraton Nouvelle-Calédonie Bourail Resort & spa »)[32],[33].





