Umaro Sissoco Embaló
politologue, militaire et homme d'État africain bissao-guinéen
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Umaro Sissoco Embaló, né le à Bissau en république de Guinée-Bissau, est un politologue, officier supérieur et homme d'État bissao-guinéen.Il est collaborateur du Blaise Compaoré, de 2005 au 2009 et porteur d'un passeport diplomatique Burkina bé. Il est Premier ministre du au et président de la République du au .
| Umaro Sissoco Embaló | |
Umaro Sissoco Embalo en 2025. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Président d'honneur du Mouvement pour l'alternance démocratique, Groupe des 15 | |
| En fonction depuis (1 an et 7 mois) |
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| Prédécesseur | Poste créé |
| Ministre de l'Intérieur Ministre de la Défense | |
| – (15 jours) |
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| Président | Lui-même |
| Premier ministre | Geraldo Martins |
| Gouvernement | Martins |
| Prédécesseur | Adiato Djaló Nandigna (Intérieur) Nandigna Nicolau dos Santos (Défense) |
| Successeur | Botche Candé (Intérieur) Nicolau dos Santos (Défense) |
| Président de l’alliance des dirigeants africains contre le paludisme[1] | |
| – (2 ans et 5 mois) |
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| Prédécesseur | Uhuru Kenyatta |
| Successeur | Duma Boko |
| Président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest | |
| – (1 an, 7 mois et 21 jours) |
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| Prédécesseur | Nana Akufo-Addo |
| Successeur | Bola Tinubu |
| Président de la république de Guinée-Bissau | |
| – (5 ans, 8 mois et 30 jours) |
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| Élection | 29 décembre 2019 |
| Premier ministre | Nuno Gomes Nabiam Geraldo Martins Rui Duarte de Barros Braima Camará |
| Prédécesseur | José Mário Vaz |
| Successeur | Horta Inta-A Na Man (transition, de facto) |
| Premier ministre de Guinée-Bissau | |
| – (1 an, 2 mois et 13 jours) |
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| Président | José Mário Vaz |
| Gouvernement | Embaló |
| Prédécesseur | Baciro Djá |
| Successeur | Artur Silva |
| Ministre d'État à la présidence de la république de Guinée Bissau | |
| – (5 ans) |
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| Président | João Bernardo Vieira Malam Bacai Sanhá |
| Premier ministre | Carlos Gomes Júnior |
| Ministre chargé de la Coopération | |
| – (1 an, 5 mois et 11 jours) |
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| Président | João Bernardo Vieira |
| Premier ministre | Aristides Gomes |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Umaro Mokhtar Sissoco Embaló |
| Surnom | O General do Povo (« le général du peuple ») |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bissau (Guinée portugaise) |
| Nationalité | bissao-guinéenne |
| Parti politique | PAIGC puis MADEM G-15 |
| Conjoint | Dinisia Reis Embaló[2],[3] |
| Enfants | 3 |
| Diplômé de | Université technique de Lisbonne Université complutense de Madrid |
| Profession | Politologue Officier supérieur |
| Religion | Islam Sunnite[4] |
| Résidence | Palais du gouvernement, Bissau |
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| Premiers ministres de Guinée-Bissau Présidents de la république de Guinée-Bissau |
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| modifier |
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Du au , il est président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.
Le , quelques jours après l'élection présidentielle bissau-guinéenne de 2025, au cours de laquelle il affrontait l'opposant Fernando Dias, il est renversé par un coup d'État.
Biographie
Origines
Du côté de sa mère, son grand-père maternel est un Malinké[5] malien ; sa grand-mère était peule de Labé, dans le Fouta-Djalon en Guinée. Son père est bissao-guinéen d'origine burkinabé[6]. Umaro Sissoco Embaló est par ailleurs musulman sunnite[6].
Formation
Umaro Sissoco Embaló[6] est titulaire, d'une licence en relations internationales, obtenue à l'Institut supérieur des sciences sociales et politiques à l'université technique de Lisbonne, puis d'une maîtrise en sciences politiques à l'Institut d'étude internationale de Madrid en Espagne et d'un doctorat en relations internationales à l'université complutense de Madrid[7],[8]. Puis il se rend en Israël, où il rejoint le Centre d’études stratégiques internationales de Tel-Aviv.
Le président Blaise Compaoré lui délivre un passeport diplomatique du Burkina Faso[9].
Carrière professionnelle
Général des armées de réserve (il a quitté l'armée dans les années 2005)[7], Umaro Sissoco Embaló est un spécialiste des questions de défense et des relations stratégiques[7]. Il dispose d'un réseau à l'international, ayant été représentant en Afrique de l’Ouest d’un fonds d’investissement libyen du régime de Kadhafi, la Libyan African Investment Company (Laico), conseiller du président Nino Vieira[7],[8].
Parcours politique
Umaro Sissoco Embaló a commencé en tant que ministre chargé de la Coopération auprès du Premier ministre de 2005 en 2007 puis ministre d'État à la présidence de la république de Guinée-Bissau jusqu'en 2012 après la mort de Malam Bacai Sanhá.
Premier ministre
Il a été Premier ministre du président José Mário Vaz, du au , date à laquelle il démissionne[7],[8]. Nommé par consensus à la suite de l'accord de Conakry[10], sa nomination est cependant contestée par le PAIGC[11], ce qui mène à sa démission à la demande de la Cédéao[12].
Élection présidentielle de 2019

Umaro Sissoco Embaló est vice-président du Madem-15[13]. Il est candidat à l'élection présidentielle de 2019[14]. Durant la campagne, il porte un keffieh, qui devient l'une de ses marques[15]. Durant la campagne, il estime que les forces armées nationales peuvent se substituer aux forces de la CEDEAO[13]. Il arrive deuxième du premier tour, derrière Domingos Simões Pereira, le dirigeant du parti longtemps au pouvoir à partir de l'indépendance, le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC)[16]. Il réussit à rallier plusieurs prétendants à lui pour le second tour, notamment le président sortant José Mário Vaz, l'ancien Premier ministre Carlos Gomes Júnior[17] et Nuno Gomes Nabiam[18]. Embaló revendique sa victoire le lendemain du scrutin[19] et l'emporte finalement[7],[8],[20].
Son rival conteste cependant les résultats auprès de la Cour suprême, sans avoir toutefois déposé de réclamation auprès de la Commission nationale des électorales (CNE), ce qu'impose la loi électorale[21]. La Cour suprême a alors sept jours pour s'exprimer[22]. Le recours du candidat du PAIGC est rejeté le , la Cour suprême relevant d’office un vice de forme, à savoir l’inexistence du procès-verbal de la session de la CNE ayant statué sur les résultats définitifs, ce qui ne lui permet pas de se prononcer sur le fond du litige[23]. Elle enjoint par conséquent à la CNE de produire ce document dans les formes prévues par la loi électorale.
La CNE établit le , a posteriori, ledit procès-verbal. Peu après, le , un nouvel arrêt de la Cour suprême appelle à ce qui apparait dans un premier temps comme un recomptage des voix[24].
Le , il est procédé par la CNE à une vérification des procès-verbaux du second tour des sessions des commissions régionales électorales sur demande de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), afin de tenter de sortir le pays de l'impasse politique[25]. À l'issue de cette opération, la commission nationale électorale donne de nouveau Umaro Sissoco Embaló vainqueur du scrutin le [26]. Ce dernier annonce qu'il prendra ses fonctions en toute hypothèse le [27].
Le , la Cédéao donne à la Cour suprême jusqu'au pour trancher de la question[28]. Cinq jours plus tard, la Cour suprême rejette la demande du PAIGC d'annuler la nouvelle décision de la CNE du qui confirmait ses précédentes proclamations, quant aux résultats du second tour[29]. Rejetant par principe l’intervention et la médiation de la CEDEAO, la Cour suprême considère en effet la vérification opérée par la CNE sous pression de la CEDEAO comme inexistante et extraprocessuelle. Elle appelle de nouveau la commission nationale électorale à se conformer à l’intégralité de ses arrêts précédents[30]. Tout en prenant acte des résultats définitifs établis par la CNE, la CEDEAO appelle le la Cour suprême et la commission nationale électorale à régler leur contentieux[31]. La CNE établit le un nouveau procès-verbal, cette fois exhaustif, et donnant toujours avec les mêmes résultats Embaló gagnant[32].
Président de la République
Investiture
L'investiture d'Umaro Sissoco Embaló, non approuvée par la majorité des membres du Parlement, a lieu le à 11 h du matin dans un hôtel de Bissau[33]. Il prête serment en présence du président sortant José Mário Vaz, du premier vice-président de l'Assemblée nationale populaire, Nuno Nabiam, du président de la commission électorale, du procureur général, du chef d'état-major[34] et des députés membres du Parti du renouveau social et du Mouvement pour l'alternance démocratique G-15.
La cérémonie se déroule sous protection militaire, et en l'absence de tout chef d'État ou représentant de la communauté internationale, à l'exception des ambassadeurs de Gambie et du Sénégal[35],[36]. Elle est suivie par la passation de pouvoir au palais présidentiel[37].
Premières mesures
Le Premier ministre Aristides Gomes, nommé par le prédécesseur d'Umaro Sissoco Embaló, dénonce une « tentative de coup d'État »[38]. Il est alors limogé dès le lendemain de l'investiture[39]. Umaro Sissoco Embaló nomme comme Premier ministre Nuno Gomes Nabiam, un des candidats malheureux du premier tour de la présidentielle, qui l'avait rallié lors du second tour[38]. Le nouveau président justifie cette décision par l'impossible cohabitation avec Aristide Gomes[40].
En réaction, 54 députés sur les 102 que compte l'Assemblée nationale investissent[41] le au soir, le président de cette dernière, Cipriano Cassamá, comme président de la République par intérim, alors qu'Embaló réside déjà au palais présidentiel[42]. L'armée prend ensuite le contrôle du siège de la télévision et de la radio[43], ainsi que du siège du Gouvernement, de l'Assemblée nationale et du palais de justice qui abrite la Cour suprême[44].
La Force militaire Ecomib, forte alors d'environ 700 hommes, que la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) maintient en Guinée-Bissau depuis le coup d’État de 2012, pour protéger les institutions et maintenir la stabilité du pays, placée dans une situation difficile, n'intervient pas, bien que cette hypothèse ait été évoquée plusieurs fois dans le passé par la Cédéao, pour des situations à risques élevés similaires[45]. Le , Cassamá annonce renoncer à la présidence par intérim, évoquant des menaces de mort[46].
Le nouveau gouvernement est investi le [47].
Politique intérieure
Le 2020, il refuse l'entrée sur le territoire national de la mission d'experts constitutionnalistes de la CEDEAO et annonce la fin de la mission militaire ouest-africaine d'ici la fin du mois[48].
Le , face à la pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020, il ordonne la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes[49]. Un confinement partiel est décrété le [50]. Le , l'état d'urgence est décrété. Par la suite, le Premier ministre, le ministre de la Santé et celui de l'Intérieur ont été contaminés, alors que le commissaire principal du pays est décédé[51].
Le , conformément à ses engagements électoraux, il forme une commission d'expert sur une révision de la Constitution. Le panel dispose de 90 jours pour proposer les amendements qui seront soumis à référendum[52].
Le , il mène des consultations parlementaires et déclare caduc l'accord de coalition de 2019. Il estime par ailleurs détenir la majorité, alors que 4 des 5 députés de l'APU refusent de soutenir le gouvernement. Il menace alors de dissoudre l'Assemblée[53]. Le , cinq députés du PAIGC rejoignent la coalition au pouvoir[54], et le gouvernement obtient la confiance du Parlement le [55].
Des hommes armés ont encerclé le palais du gouvernement le , où le Umaro Sissoco Embaló et le Premier ministre Nuno Gomes Nabiam se seraient rendus pour assister à une réunion du cabinet. Le radiodiffuseur d'État a rapporté que la fusillade avait endommagé le palais du gouvernement, situé à proximité de l'aéroport, et que des « envahisseurs » retenaient des représentants du gouvernement. Le président a déclaré à l'agence de presse AFP lors d'un appel téléphonique : « Tout va bien » et a ajouté que la situation « était sous contrôle »[56].
Le , le président Umaro Sissoco Embaló annonce la dissolution de l'Assemblée nationale populaire et annonce des élections anticipées pour le 18 décembre 2022[57],[58]. Deux mois avant la date prévue, un report est envisagé pour des raisons logistiques et financières[59]. La veille du , Embaló annonce le report du scrutin au à la suite d'un accord entre les partis politiques et la commission électorale[60].
Les législatives de 2023 sont remportées par la coalition de la Plateforme de l'alliance inclusive-Terra Ranka (PAI-Terra Ranka) menée par le PAIGC qui arrive en tête et décroche la majorité absolue des sièges. Le Mouvement pour l'alternance démocratique G-15 (Madem G15) arrive loin derrière en deuxième position. Le Madem G15 aurait souffert des luttes internes au parti ainsi que de l'incapacité du président à résoudre la chute des prix dans le secteur de la noix de cajou, dont la population tire une large part de ses revenus[61],[62]. Le , Domingos Simões Pereira est élu président de l'Assemblée nationale populaire[63]. Geraldo Martins est nommé Premier ministre le [64].
Dans la nuit du au , de nombreux troubles éclatent entre l'armée et des forces de sécurité qui font deux morts, troubles qu'il qualifie de « tentative de coup d'État », le [65]. En réponse, il dissout le parlement le , ce dernier étant dominé par l'opposition[66]. Le gouvernement est remanié et il prend à sa charge les portefeuilles de l'Intérieur et de la Défense[67] et confie celui des Finances au Premier ministre Geraldo Martins. Le , Rui Duarte de Barros est nommée Premier ministre[68].
Ces événements ont été alors perçus comme un prétexte pour le président pour dissoudre inconstitutionnellement l’Assemblée et le gouvernement. En effet, les hommes armées qui ont attaqué le siège de la justice militaire, ont été jugés pour « désobéissance et séquestration » et non pour « coup d’État »[69],[70]. Par ailleurs, la Constitution prévoit l'organisation de nouvelles élections législatives sous trois mois — et non pas deux ans — et le maintien en poste des commissions permanentes et des députés. En outre, le président de l'Assemblée, Domingos Simões Pereira, a été remplacé par le deuxième vice-président[69].
Droits humains
En 2021, le journaliste António Aly Silva, alors rédacteur du blog Ditadura do Consenso, est enlevé et agressé par des individus en civil. Silva affirme que son agression fait suite à un appel téléphonique d'Umaro Sissoco Embaló, qui lui a reproché d'avoir publié au sujet de la somme payée par le gouvernement bissau-guinéen pour l'avion du président de la république du Cap-Vert[71].
De mai à août 2024, le ministère bissau-guinéen de la Communication suspend les médias portugais RDP et RTP Africa. Le 29 juillet 2025, Waldir Araújo, correspondant de RTP African, est tabassé par un groupe d'individus, puis le gouvernement bissau-guinéen, décide le 15 août suivant, de suspendre de nouveau RDP et RTP Africa, ainsi que l'Agência de Notícias de Portugal[72],[73]. Le président de la Ligue guinéenne des droits de l'homme, Bubacar Turé, accuse des miliciens affiliés à la présidence, d'être responsables de ces agressions, ainsi que des attaques de la radio d'opposition Capital FM[69].
Politique étrangère

Son premier voyage officiel a lieu au Sénégal[74],[75], dans le cadre d'une tournée qui l'a aussi mené au Niger[76] et au Nigeria[77].
Le , il est reconnu par la Cédéao, qui lui demande cependant de nommer un nouveau Premier ministre d'ici le [78]. Cette organisation préconise également une réforme de la constitution dans les six mois, alors qu'Embaló évoque, pour sa part, des législatives anticipées.
Le , Umaro Sissoco Embaló, s'est rendu à Bamako, en visite de travail au côté du président Assimi Goïta[79].
Son accession à la magistrature suprême est reconnue dans la foulée par de nombreux États, qui prennent acte de la décision de la Cédéao, notamment le Portugal et la France, ainsi que l'Union Européenne. Le Conseil de Sécurité des Nations unies en fera de même le [80].
Le , Umaro Sissoco rend visite de 72 heures[81] au président rwandais Paul Kagame à Kigali[82] et ce dernier fait une visite à Bissau le 16 avril 2023[83].
En , Umaro Sissoco Embaló a assisté au sommet Russie-Afrique de 2023 à Saint-Pétersbourg et a rencontré le président russe Vladimir Poutine[84].
Umaro Sissoco Embaló, effectue une visite officielle en Israël le . Il rencontre son homologue israélien Isaac Herzog, alors que l'Union africaine a retiré le statut d'observateur à Israël. Embaló est ainsi le seul chef d'État africain à avoir réalisé une visite à titre officiel en Israël et à exprimer son soutien à l’État Hébreu depuis le début de la guerre à Gaza[85],[86]. Le lendemain, Umaro Sissoco Embalo s'est rendu à Ramallah, en Cisjordanie où il a rencontré le président de l'autorité Palestinienne Mahmoud Abbas, ensemble ils se sont rendus pour déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l'ancien président de l'autorité palestinienne, Yasser Arafat[87]. Cette visite s'inscrit dans l'apport d'un soutien au peuple palestinien et à exprimer son souhait de paix pour le Moyen-Orient. Cette rencontre s'est conclue par la remise du Grand collier (en) de l'État de Palestine au président Emballo par Mahmoud Abbas[88].
Présidence de la Cédéao
Le , il est élu président de la Cédéao en remplacement de Nana Akufo-Addo en exercice depuis 2020[89]. Il reçoit le pour la première fois, un président de la République française à Bissau, Emmanuel Macron[90]. Le , il effectue une visite de travail en république de Guinée pour rencontrer le colonel Mamadi Doumbouya[91].
Le , il est l'invité du président ivoirien, Alassane Ouattara, pour la fête des 62 ans d'indépendance de la Côte d'Ivoire[92]. Le , après l'arrestation de 49 soldats ivoiriens[93], il tente d'amorcer la situation en se rendant en visite de travail à Abidjan[94].
En marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York en , Umaro Sissoco Embaló, en compagnie de la première dame Dinisia Reis Embaló, a rencontré en tête à tête, le président américain, Joe Biden, et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov[95].

Le 26 et , Umaro Sissoco Embaló s'est rendu successivement à Moscou[96] et à Kiev en tant que médiateur au nom de la CEDEAO pour apporter une solution de l'institution au deux belligérants du conflit russo-ukrainien[97].
Le , Umaro Sissoco Embaló a effectué une visite de travail de 48 heures chez son homologue Omar Bongo à Libreville au Gabon[98],[99].
Le , Umaro Sissoco a rendu une visite de travail au président Patrice Talon au Bénin[100].
En , en tant que président en exercice de la Cédéao, il rend visite au président burkinabé, Ibrahim Traoré, pour lui signifier son soutien face à la violence jihadiste dans ce pays[101].
Après les propos polémiques du président tunisien Kaïs Saïed[102],[103], Umaro Sissoco a rendu visite le [104] au président tunisien au nom de la Cédéao pour aplanir les divergences entre la Tunisie et l'Afrique subsaharienne[105],[106],[107].
Président de l’Alliance des dirigeants africains contre le paludisme, Umaro Sissoko Embaló préside la cérémonie de lancement du prix Alma Joyce Kafanabo de l’Excellence et de l’Innovation[1].
Élection présidentielle de 2025 et renversement
Le , à la sortie du conseil des ministres, Umaro Sissoco Embaló affirme qu'il ne se présentera pas à la prochaine élection présidentielle en 2025 après avis de sa femme Dinisia Reis Embaló[108],[109]. Il annonce cependant dès le lendemain souhaiter revenir sur sa déclaration[110], décision qu'il acte en [111].
Alors que l'opposition appelle, en , à paralyser le pays face à l'absence d'une date pour les prochaines élections, Umaro Sissoco Embaló ordonne l'expulsion d'une délégation de la Cedeao, qui était censée aider les différents camps à trouver une solution diplomatique[112].
En , l'opposant Domingos Simões Pereira rentre de son exil au Portugal pour pouvoir participer aux élections[113]. Le , la Cour suprême invalide la candidature de la coalition Plateforme de l'alliance inclusive-Terra Ranka, que ce dernier dirige, aux élections législatives, et compromet sa candidature à la présidentielle[114]. Le , la candidature de Domingos Simões Pereira à la présidentielle n'est pas retenue par la Cour suprême[115].
Le PAIGC décide par conséquent de soutenir la candidature de Fernando Dias. Celui-ci devient ainsi le principal adversaire du président sortant. Les deux candidats revendiquent la victoire au premier tour du scrutin[116],[117].
Le , des coups de feu éclatent à proximité du palais présidentiel. L'incident se produit en plein jour, dans un contexte déjà marqué par une forte nervosité trois jours après la tenue des élections présidentielle et législatives, dont les résultats sont toujours attendus pour le lendemain. Vers midi, le président sortant annonce à Jeune Afrique qu'un coup d'État est en train de se produire à son encontre. Quelques heures plus tard, l'armée annonce prendre le pouvoir et suspendre le processus électoral. Selon l'opposant Domingos Simões Pereira, des militaires ont tenté de prendre d'assaut le siège de la commission électorale pour la forcer à proclamer la victoire du président sortant, plutôt que de celle de Fernando Dias, qui aurait remporté le scrutin[118],[119],[120].
L'opposant Domingos Simões Pereira est également arrêté et détenu dans une base aérienne à Bissau. L'arrestation de Dias est également annoncée[121], avant que celui-ci n'annonce être dans un lieu sûr. Le , Umaro Sissoco Embaló quitte le pays pour Dakar, via un avion affrété par le gouvernement sénégalais. Le , l'Union africaine suspend la Guinée-Bissau de ses rangs, ainsi que la Cédéao[122].
Le 29 novembre, Umaro Sissoco Embaló quitte le Sénégal pour la république du Congo[123], avant de se rendre le 3 décembre au Maroc, avec pour objectif de s'établir au Portugal[124]. Le 1er décembre, Dias obtient l'asile politique du Nigeria[125].
Vie privée
Umaro Sissoco est marié à Dinisia Reis, une chrétienne et il est père de trois enfants[126].
Sa femme est mis en examen au Portugal le 14 décembre 2025 car elle voyageait dans le même vol qu'un proche de son mari qui transportait 5 millions d'euros en liquide[127].
Honneurs
- :
grand cordon de l'ordre suprême de la Renaissance (Jordanie)[128]. - : Grand Collier de l'Ordre du Timor oriental.
- :
Grand collier (en) de l'Etat de Palestine par Mahmoud Abbas.
Galerie
- Chez l'ancien président de la république du Ghana, John Kufuor.
- En discussion avec le président sud-africain Jacob Zuma.
- Le général Embaló entre Abdou Diouf et Amadou Toumani Touré.
- Avec Abdoulaye Wade, ancien président de la république du Sénégal.
- Le général Embaló main dans la main avec Guillaume Soro et Laurent Gbagbo.
- Umaro Sissoko Embaló avec Luiz Inácio Lula da Silva, président de la république fédérative du Brésil.