Une jeunesse allemande (film)

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Scénario Jean-Gabriel Périot
Sociétés de production Local Films
Une jeunesse allemande
Réalisation Jean-Gabriel Périot
Scénario Jean-Gabriel Périot
Acteurs principaux
Sociétés de production Local Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Documentaire
Durée 93 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Une jeunesse allemande est un documentaire français réalisé par Jean-Gabriel Périot sorti en 2015. C'est le premier long métrage du réalisateur.

Le film retrace chronologiquement l'histoire de la Fraction armée rouge (Rote Armee Fraktion[1]), de la genèse de l'organisation d'extrême-gauche à la mort de ses principaux protagonistes en prison, et la réception de ses actions terroristes dans l'Allemagne de l'Ouest des années 1970.

Construit à partir d'archives visuelles et sonores, il juxtapose la production cinématographique et idéologique des futurs membres de la Fraction armée rouge avec les images télévisuelles de l'époque offrant ainsi un tableau inédit et saisissant de cette aventure tragique.

C'est au terme d'un long travail de recherche de huit à neuf ans que le projet a pu prendre forme[2]. La chronologie détaillée établie par le réalisateur permet de mesurer l'ampleur de cette recherche archivistique[3].

Les parcours d'Ulrike Meinhof[4], d'Andreas Baader, d'Holger Meins, de Gudrun Ensslin et de l'avocat Horst Mahler sont présentés à travers la documentation visuelle et sonore des fondateurs du groupe surnommé la « bande à Baader » ou « groupe Baader-Meinhof ». À partir de cette documentation originale et souvent inédite, Jean-Gabriel Périot retrace le basculement qui s'opère dans le groupe vers la violence révolutionnaire et son impact sur la société allemande. C'est l'histoire d'une jeunesse qui commence son périple contestataire dans les années 1960 en rejetant le passé d'une Allemagne qui n'a pas engagée officiellement de dénazification et le termine à la fin des années 1970 dans les prisons de l'État fédéral après avoir commis une série d'attentats meurtriers.

Sans jamais prendre parti, Jean-Gabriel Périot aborde de manière frontale la question de la violence politique en tentant de décrypter les possibilités de l'action révolutionnaire pendant les douze années de plomb (1965-1977) de la République Fédérale Allemande[5].

Fiche technique

  • Titre : Une jeunesse allemande
  • Sous-titre du synopsis : Fraction armée rouge, Allemagne de l'Ouest, 1965-1977. Une histoire d'images et de violences.
  • Variante du sous-titre : Allemagne 1965-1977, de la bataille des images à la lutte armée
  • Scénario, montage et réalisation : Jean-Gabriel Périot
  • Conseillers écriture : Pierre Hodgson, Anne Steiner, Nicole Brenez, Anne Paschetta
  • Directrice de production et documentation : Emmanuelle Koenig
  • Première assistante montage : Avril Besson
  • Auxiliaire montage : Malak Maatoug
  • Auxiliaires réalisation : Charly Fevre, Marine Aielo
  • Montage son : Etienne Curchod
  • Mixage : Laure Arto-Toulot
  • Musique originale : Alan Mumenthaler, Xavier Thibault
  • Coordinateur de post production : Kévin Rousseau
  • Production : Local Films, Nicolas Brevière
  • Coproduction : Alina film (Suisse), Blinker filmproduktion (Allemagne)
  • SOFICA : Indéfilms 3
  • Distribution : UFO distribution
  • Langue : allemand, français
  • Pays de production : Drapeau de la France France
  • Format : couleur, 5.1, allemand, sous-titres français
  • Genre : documentaire
  • Durée : 93 minutes
  • Date de sortie :

Distribution

Par ordre d'apparition à l'écran :

  1. Adolf Hitler[6], führer du 3e Reich
  2. Ulrike Meinhof[7], journaliste
  3. Alexander Kluge, réalisateur
  4. Willy Brandt, maire de Berlin inaugurant l'Académie allemande du film et de la télévision de Berlin (DFFB)
  5. Holger Meins, étudiant de cinéma à la DFFB
  6. Horst Mahler, avocat
  7. Andreas Baader, étudiant, journaliste
  8. Gudrun Ensslin[7], étudiante, actrice
  9. Chah d'Iran en visite à Berlin-Ouest.
  10. Benno Ohnesorg, étudiant tué lors d'une manifestation contre la venue du Chah
  11. Fritz Teufel, étudiant en détention après la manifestation contre le Chah
  12. Rudi Dutschke, sociologue
  13. Thorwald Proll, ancien étudiant, et Horst Söhnlein, acteur, arrêtés avec Gudrun Ensslin et Andreas Baader pour l'incendie de deux grands magasins.
  14. Klaus Lemke, réalisateur
  15. Rudolf Augstein, fondateur du magazine Der Spiegel
  16. J. Seifert, politologue
  17. Heinrich Böll, écrivain
  18. Jan-Carl Raspe
  19. Astrid Proll
  20. Helmut Schmidt, Chancelier fédéral d'Allemagne
  21. Hanns-Martin Schleyer, représentant du patronat allemand
  22. Helmut Kohl, Chancelier fédéral d'Allemagne
  23. Carl-Dieter Spranger, homme politique allemand
  24. Franz Josef Strauß, ministre-président de Bavière
  25. Rainer Werner Fassbinder[6], réalisateur
  26. Lilo Pempeit, mère de Fassbinder faisant une référence à « un Führer[6] doux et gentil. »

Production

Développement

Réalisé par Jean-Gabriel Périot, le film est produit par Nicolas Brevière de Local Films en France et coproduit par David Epiney et Eugenia Mumenthaler d'Alina Film en Suisse et Meike Martens de Blinker Filmproduktion en Allemagne.

Montage

Le réalisateur inclut des extraits :

Il n'y a pas de voix off[1] : les images et citations par les protagonistes parlent d'elles-mêmes.

Distinctions

Nominations

Récompenses

Analyse

Notes et références

Annexes

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