Union pour la Calédonie dans la France
From Wikipedia, the free encyclopedia
Rassemblement pour la Calédonie (jusqu'en )
Mouvement républicain calédonien
| Union pour la Calédonie dans la France | |
| Fondation | |
|---|---|
| Disparition | Juillet 2015 |
| Élections concernées par l'alliance | Municipales de 2014, provinciales de 2014 |
| Organisations politiques concernées | Mouvement populaire calédonien Rassemblement pour la Calédonie (jusqu'en ) Mouvement républicain calédonien |
| Présidents au Congrès | Aucun (plus de groupe depuis ) |
| Représentation au Congrès | |
| Représentation en Province Sud | |
| Représentation en Province Nord | |
| Représentation aux Îles Loyauté | |
| Positionnement | Droite anti-indépendantiste |
| Idéologie | Anti-indépendantisme Fédéralisme Libéralisme économique Libéralisme politique Conservatisme fiscal Gaullisme Droite |
| Couleurs | Bleu, Rouge |
| Site Web | http://ucf.nc/ |
| modifier |
|
L’Union pour la Calédonie dans la France (UCF) est une ancienne alliance politique de plusieurs partis de la droite anti-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, formée en . Elle est constituée du Mouvement populaire calédonien (MPC, dissidence depuis du Rassemblement-UMP qui a longtemps été le principal parti historique défendant le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France jusqu'en 2004, associé à l'UMP en ) du premier adjoint au maire de Nouméa et ancien député Gaël Yanno, du Rassemblement pour la Calédonie (RPC, formé en 2006 par des dissidents du Rassemblement-UMP restés fidèles à son fondateur et ancien chef historique de la droite anti-indépendantiste, Jacques Lafleur, proche de Debout la République de Nicolas Dupont-Aignan) d'Isabelle Lafleur et du Mouvement républicain calédonien (MRC, fondé en 2011 sur une base libérale par certains membres du Collectif pour un drapeau commun) du conseiller municipal de Nouméa Philippe Blaise.
Elle vise à former une union capable de faire front face aux indépendantistes et défendre de manière plus ferme « un socle commun de valeurs » sur lesquels ils considèrent que les anti-indépendantistes ne doivent pas transiger, mais elle s'oppose au sein du camp anti-indépendantiste à Calédonie ensemble (dissidence de 2008 de l'Avenir ensemble) du député UDI Philippe Gomès et à l'« Engagement pour une Calédonie dans la France » (ECF) ou « Front pour l'unité » (FPU) regroupant autour du Rassemblement-UMP du sénateur Pierre Frogier l'Avenir ensemble du président sortant du gouvernement Harold Martin, le Mouvement de la diversité (LMD, fondé en 2008 par des dissidents du RPC) de l'ancien sénateur Simon Loueckhote, le représentant local du MoDem Didier Leroux (ancien de l'Avenir ensemble) et l'Union pour un destin calédonien (UDC, limité depuis 2012 surtout à une dissidente du RPC) de Nathalie Brizard. Elle s'appuie sur très peu d'élus au niveau territorial (1 membre du Congrès) et provincial (2 élus à l'Assemblée de la Province Sud), issus uniquement du MPC, mais est fortement représentée au conseil municipal de Nouméa (21 conseillers sur 53, dont 20 MPC et 1 MRC).
Ses candidatures pour les échéances électorales de 2014 (municipales et provinciales) prennent le nom d'« Union pour la Calédonie dans la France » pour les secondes et d'« Union pour » suivi du nom de la commune concernée pour les premières.
Au moment de la création du MPC le , Gaël Yanno affirme vouloir réunir autour d'un certain nombre de principes communs l'ensemble des partis anti-indépendantistes, dans le but de contrebalancer le FLNKS, un projet qu'il appelle dans un premier temps « l'Union pour la France » (UPF). Il se rapproche rapidement du MRC. Pour sa part, Isabelle Lafleur entre en contact tout au long de l'année 2013 avec l'ensemble des formations politiques non indépendantistes afin d'arriver au même résultat.
Finalement, le , et en vue des échéances électorales de 2014 (municipales et provinciales), le lancement de l'UCF est annoncée conjointement lors d'une conférence de presse par Gaël Yanno, Isabelle Lafleur et Philippe Blaise. Cette UCF apparaît alors comme l'une des trois forces anti-indépendantistes en présence pour les scrutins de 2014, avec le Front pour l'unité (nom pris pour la campagne par l'Engagement pour une Calédonie dans la France ou ECF) et Calédonie ensemble[1].
Principes et valeurs
Les trois chefs de partis signent le jour du lancement de l'union « un socle commun de valeurs » en huit points comprenant[2] :
- « le maintien de manière durable, dans une large autonomie, de la Calédonie dans la République française »,
- « le retour d’une citoyenneté calédonienne ouverte, avec une condition d’accès de dix ans glissants et l’intégration des conjoints, au terme de l’Accord de Nouméa »,
- « le non-transfert des compétences de l’article 27 de la loi organique »,
- « la garantie du droit de propriété de tous les habitants de la Nouvelle-Calédonie »,
- « la révision de la clé de répartition » entre les provinces,
- « la mise en place de pratiques de bonne gouvernance, pour garantir l’intégrité des élus calédoniens »,
- « la recherche d’un drapeau commun » et
- « le maintien du nom du pays ».
Élus avant les échéances de 2014
L'essentiel des élus avant ces échéances électorales est apporté par le MPC, lui-même surtout représenté au conseil municipal de Nouméa.
Membre du gouvernement
Sur les deux membres élus en 2011 comme Rassemblement-UMP au sein du gouvernement local présidé par Harold Martin (Avenir ensemble), Sonia Backes est la seule à rejoindre le MPC. Porte-parole de l'exécutif néo-calédonien depuis 2011, elle y est chargée de l'animation et du contrôle des secteurs du Budget, des Finances, de la Fiscalité, de l'Économie numérique et de l'Énergie, ainsi que des Questions liées à la Communication audiovisuelle, à l'Enseignement supérieur et à la Recherche. Elle a également été chargée du Transfert de l'enseignement jusqu'au . Elle avait déjà été membre du précédent gouvernement présidé par Philippe Gomès (Calédonie ensemble) de 2009 à 2011, chargée à l'époque de l'Enseignement et des Questions relatives à l'Enseignement supérieur.
Élue du Congrès
À sa création, l'UCF ne dispose que d'une seule élue sur 54 au Congrès de la Nouvelle-Calédonie : Alexandra Malaval-Cheval (MPC), élue en 2009 dans cette institution et à l'Assemblée de la Province Sud sur la liste du Rassemblement-UMP menée par Pierre Frogier[3]. Jusqu'en , elle reste indiquée comme membre du groupe du Rassemblement-UMP puis siège comme non-inscrite au Congrès, dont elle est la benjamine. Elle est rapporteur de la commission des infrastructures publiques et de l'énergie depuis 2009, mais aussi membre de la commission de l’organisation administrative et de la fonction publique et de celle du travail et de la formation professionnelle depuis 2009 ainsi que de celle de la législation et de la règlementation générales depuis 2011 (elle en fut la vice-présidente de 2011 à 2012). Elle a également été membre du bureau du Congrès en tant que secrétaire de 2010 à 2011[4].
Le , à la fin de la mandature, un ralliement de poids s'opère en faveur du MPC et au détriment du Rassemblement-UMP : Pierre Bretegnier, signataire des accords de Matignon-Oudinot de 1988, élu au Congrès et à l'Assemblée de la Province Sud depuis 1989 sur les listes du RPCR puis Rassemblement-UMP, ancien vice-président de la Province Sud aux côtés de Jacques Lafleur de 1989 à 2004, président de la commission permanente du Congrès de 2009 à 2011 et de 2012 à 2013, président du groupe Rassemblement-UMP de cette institution de 2012 à 2013, président de la commission intérieure de la Législation et de la Réglementation économiques et fiscales depuis 2009. Il a également été membre du bureau du Congrès en tant que vice-président de 2011 à 2013.
En 2009, le RPC avait obtenu 2 élus au Congrès, tous deux élus dans la Province Sud : l'ancien député et ancien président de l'Assemblée provinciale Jacques Lafleur (qui a démissionné de ses mandats en 2010, alors remplacé par Jean-Luc Régent) et Nathalie Brizard. Cette dernière est exclue du parti en 2010, participe à la création de l'UDC en 2011 et rejoint en 2013 l'ECF. Pour sa part, Jean-Luc Régent quitte le RPC à la suite d'un différend sur les consignes de vote du parti au second tour des législatives en 2012, et a rejoint Calédonie ensemble en 2013.
Conseillers de la Province Sud
Outre Alexandra Malaval-Cheval (et Pierre Bretegnier qui rejoint l'UCF en ), l'UCF compte à sa fondation un deuxième conseiller à l'Assemblée de la Province Sud : Gil Brial (MPC). Élu lui aussi pour la première fois en 2009 sur la liste du Rassemblement-UMP menée par Pierre Frogier, il a dirigé le groupe de ce dernier parti au sein de cette assemblée jusqu'à sa dissidence en 2013, et est depuis le le 3e vice-président de l'Assemblée de la Province Sud chargé de l’économie, de la santé et du social, de la jeunesse, des transports et des infrastructures routières et publiques.
Au sein de cette assemblée, Alexandra Malaval-Cheval préside pour sa part la commission de la culture depuis 2011, et est membre de la commission de l'environnement, de celle de la jeunesse, des sports et des loisirs, de celle des équipements publics, de l'énergie et des transports et de celle chargée du suivi du plan provincial de développement durable. Pierre Bretegnier de son côté est depuis 2009 le président du conseil d'administration de la société d'investissement provincial PromoSud.
Conseillers municipaux
- Nouméa[5],[6] : 21 élus sur 53 dont :
- 20 élus sur les 42 du groupe Rassemblement-UMP et les 53 du conseil municipal ont rejoint le MPC et ont formé un groupe à part entière le . Ils font toujours partie de la majorité du maire Jean Lèques, tout en ayant voté dans un sens contraire à celui-ci à plusieurs reprises. S'y retrouvent 11 des 15 adjoints au maire : Gaël Yanno (1er adjoint depuis 2001, conseiller municipal depuis 1989, Coordination de l'action municipale, Finances, Intercommunalité), Isabelle Champmoreau (2e adjointe depuis 2008, conseillère municipale depuis 2001, Jeunesse, Écoles, Constructions publiques), Michel Vittori (3e adjoint depuis 2008, Sécurité civile, Budget, Marchés publics, Patrimoine municipal), Jean-Claude Doudoute (5e adjoint depuis 2008, Sécurité publique, Administration générale, Ressources humaines), Maryse Frarin La Michellaz (6e adjointe depuis 1996, conseillère municipale depuis 1995, Environnement, Développement durable et Éco-citoyenneté depuis 2002), Francine Beyney (7e adjointe depuis 2001, Vie des quartiers et Insertion depuis 2008), Dominique Korfanty (8e adjointe depuis 2008, Solidarité, Action sociale, Personnes âgées et Logement social), Charles Éric (10e adjoint depuis 2008, Proximité, Cadre de vie, Commerce, Industrie, Artisanat, Relations avec les associations, Informatique), Malia Maugateau (12e adjointe depuis 2008, Relations avec les communautés), Jean Wasman (14e adjoint depuis 2008, État-civil, Relations avec les communautés et Sports) et Marie-Josée Barbier-Pontoni (15e adjointe depuis 2008, État-civil, Enfance, Famille). Les autres conseillers municipaux du MPC comptent : Bernadette Brizard Duméry (conseillère depuis 2001, déléguée pour le handicap et l'accessibilité à la ville), Luc Devillers (conseiller depuis 2008, délégué pour la modernisation administrative), Éric Eschenbrenner (conseiller depuis 2008, délégué pour les relations avec les associations sportives), Nicole Furic (conseillère depuis 2001, médiateur de la ville de Nouméa depuis 2010, déléguée pour le développement de la lecture), Sylvie Grandjean (conseillère depuis 2008, déléguée pour les cultures émergentes et traditionnelles), Marie-Laure Lafleur (conseillère depuis 2008, à l'origine membre du groupe d'opposition proche de Calédonie ensemble « Changer, c'est capital » de 2008 à 2011), Mireille Levy (conseillère depuis 2001, déléguée pour les activités festives et les grands rassemblements culturels), Lola Lomont (conseillère depuis 2008, déléguée pour les relations avec les communautés) et Gloria Outu (conseillère depuis 2008, ancienne membre du RPC de Jacques Lafleur de 2006 à 2008 puis du LMD de Simon Loueckhote de 2008 à 2011). Marc-Kanyan Case (conseiller depuis 1989, ancien adjoint de 1995 à 2008, délégué pour l’organisation des rencontres sportives internationales et pour la solidarité), proche malgré tout du camp « Yanniste », est resté finalement fidèle au Rassemblement-UMP.
- 1 élu depuis sa création en 2011 du Mouvement républicain calédonien (MRC), qui en est d'ailleurs son président : Philippe Blaise (élu en 2008 sur la liste de la majorité Rassemblement-UMP, il est d'ailleurs médiateur de la ville jusqu'à sa dissidence entraînée par son refus de faire lever sur les institutions les deux drapeaux en 2010, conseiller municipal d'opposition siégeant comme non-inscrit depuis lors, il vote avec le groupe du MPC depuis sa création en 2013).
- Dumbéa[7] : 1 élu sur les 29 du groupe Rassemblement-UMP et les 35 du conseil municipal a rejoint le MPC en faisant toujours partie de la majorité du maire Jean Lèques, il est de plus l'un des 10 adjoints : Léon Vaiagina (9e adjoint depuis 2008, Développement harmonieux des cultures).
- Sarraméa[8] : 1 élu sur les 5 du groupe « Entente communale » et les 15 du conseil municipal a rejoint le MPC en faisant toujours partie de la majorité transpartisane du maire Prisca Holéro (FLNKS-UNI-Palika), il est de plus l'un des adjoints : Jean-Charles Moglia (1er adjoint depuis 2010, conseiller municipal depuis 1989, tête de la liste « Entente communale » arrivée en première position en 2008).
- Moindou[9] : 3 élus sur les 15 du conseil municipal opposés au maire Léon-Joseph Peyronnet (Calédonie ensemble) : Marie-Françoise Forest (2e adjointe depuis 2008 mais dans l'opposition depuis 2012, élue en 2008 sur la liste « Ensemble pour l'avenir de Moindou » de Léon-Joseph Peyronnet, proche de l'Avenir ensemble puis de Calédonie ensemble), Gérald Robelin (3e adjoint depuis 2008 mais dans l'opposition depuis 2012, élu en 2008 sur la liste « Entente communale de Moindou » de David Tournier, soutenue par le Rassemblement-UMP et la FCCI), Numa Huyard (conseiller depuis 2001, élu en 2008 sur la « liste d'entente citoyenne » de Ghislain Santacroce, proche de l'Avenir ensemble).