Vanessa Beecroft
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Peintre, artiste vidéo, performeuse, photographe, sculptrice, sérigraphe, artiste d'objet |
| Site web |
(en) vanessabeecroft.com |
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Vanessa Beecroft, née le à Gênes, est une artiste et photographe italienne active aux États-Unis.
Vanessa Beecroft grandit à Santa Margherita Ligure et à Malcesine, près du lac de Garde[1]. Entre 1983 et 1987, Vanessa Beecroft étudie l'architecture au Civico Liceo Artistico Nicol à Gênes. Entre 1987 et 1988, elle étudie la linguistique des Beaux-arts[réf. nécessaire], puis la scénographie à l'Académie des beaux-arts de Brera à Milan, entre 1988 et 1993[1].
À partir de 1994, elle commence une série de performances portant sa marque personnelle : le temps d'une soirée, généralement pour le vernissage-événement d'une galerie ou dans un musée, un groupe de personnes archétypiques — militaires en uniformes, femmes de type caucasien nues, femmes rousses nues — se tiennent debout, statiques, offertes à la contemplation.
Elle s'installe à New York, en 1997. Elle utilise alors des figures mâles pour ses performances ; soldats et officiers des différents corps de l'armée américaine[2].
La démarche de Beecroft a une portée anthropologique flagrante, caractéristique d'une évolution tardive du post-modernisme, où les référents à la société du spectacle interviennent dans la conception, la production et la réception de l'œuvre : au musée Guggenheim de New York, la société de conseil en commissariat d'exposition Yvonne Force Inc. a produit la performance intitulée laconiquement Show, où la critique Roberta Smith relève les réactions sceptiques du public et des critiques. La performance, toujours statique, donne au public ou au spectateur un minima d'interaction et d'impact psychologique à consommer dans un temps donné. On remarque les vêtements des sculptures conçus par Tom Ford et leur maquillage réalisé par Pat McGrath, éléments d'une mise en scène où la place de la culture et des relations qu'elle entretient dans la société actuelle sont remis à leur place légitime.
Forte de sa formation intellectuelle, Beecroft adopte une attitude ironique, voire condescendante envers les hommes : l'artificialité éclatante de ses mises en scène sont contrebalancées par son rappel : la beauté féminine n'a jamais eu sa place dans l'art et ses codifications cannibalisantes. Ainsi, dans une société où les détails vestimentaires ont une portée existentielle et véhiculent des marques identitaires, Beecroft intègre les codes plastiques où sont enchâssés l'être contemporain, et en particulier les femmes, pour mieux les mettre à nu.