Variations sur l'air « Vien quà Dorina bella »

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GenreVariations pour piano
Nb. de mouvements7
Durée approximative13 min
Variations sur l'air « Vien quà Dorina bella »
op. 7 / J. 53
Genre Variations pour piano
Nb. de mouvements 7
Musique Carl Maria von Weber
Durée approximative 13 min
Dates de composition 1807

Les Variations sur l'air « Vien quà Dorina bella », op. 7 sont une œuvre pour piano-forte de Carl Maria von Weber composée à Carlsruhe (aujourd'hui Pokój, en Haute-Silésie), en 1807.

Elle porte la référence J. 53 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Friedrich Wilhelm Jähns.

Carl Maria von Weber compose ses Variations sur l'air de Bianchi « Vien quà Dorina bella » en 1807[1]. Le compositeur est alors en résidence à Carlsruhe (aujourd'hui Pokój en Pologne, alors en Haute-Silésie)[2], au service du duc Eugen Friedrich Heinrich von Wurtemberg-Öls, prince régnant sur Carlsruhe depuis 1793[3]. Selon John Warrack, « Weber se trouvait dans des conditions favorables à une reprise de ses activités de compositeur » : c'est à Carlsruhe que sont composées ses deux symphonies (op. 19 / J. 50 et J. 51)[2].

Le thème est basé sur une « aria enjôleuse de Bianchi, Antonio ou Francesco, on ne sait guère avec certitude », note Guy Sacre[4]. La partition porte les références op. 7, J. 53 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par Friedrich Wilhelm Jähns[5].

Présentation

L'œuvre est en sept mouvements :

  1. Thème. Andante en ut majeur, à
     ;
  2. Variation I. Sempre dolce legato, à
     ;
  3. Variation II. Lusingando, à
     ;
  4. Variation III. Sempre forte, à
     ;
  5. Variation IV. Più moderato, à
     ;
  6. Variation V. Con fuoco, à
     ;
  7. Variation VI. A piacere, quasi corale, à
    .

La durée d'exécution est d'environ 13 min[6].

Analyse

Pour John Warrack, ces variations « constituent l'ensemble le plus intéressant que Weber ait composé jusque là. Il avait appris qu'un thème simple, voire banal, est souvent ce qui se prête le mieux à des développements originaux, et les éléments virtuoses de l'œuvre ne dominent pas son imagination en plein essor[7] ».

Guy Sacre considère qu'« avec ce cahier, on double un cap : celui du siècle. Les précédents n'offraient presque rien, en manière de pianisme, que Beethoven n'eût pu prendre à son compte, si ce n'est tels traits de main gauche ; laquelle, ici, s'enhardit davantage. Désormais, Weber a trouvé l'essentiel de son style pianistique ; l'opus 7 y ajoute la couleur et la fantaisie[4] ». Le thème de Bianchi « vole en éclats de rire » dès la deuxième variation[8], et le mouvement final est « une irrésistible polacca, pleine de saillies et de contrastes, accords arpégés en mouvement contraire, gammes de tierces, fortissimo subits, crescendos que dégonfle un soudain pianissimo — et cette modulation en la bémol, à grands arpèges survolés par le thème qui, de retour en ut, finit par s'effacer doucement dans le grave[9] ».

Discographie

  • Weber, Piano music, vol. 3Alexander Paley (piano), enregistré du 10 au 15 janvier 1994 (Naxos, 8.550990)

Références

Bibliographie

Liens externes

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