Venus Mobile Explorer
From Wikipedia, the free encyclopedia

Venus Mobile Explorer est un projet de sonde spatiale de la NASA étudié en 2009 dont l'objectif était l'analyse in situ de la surface de Vénus. Cette mission de type Flagship (cout de plusieurs milliards de dollars) répondait à certains des objectifs définis par le groupe de travail Venus Exploration Analysis Group (VEXAG). Le projet n'a pas été concrétisé par la suite. La mission devait permettre une étude de la composition et de la minéralogie du sol dans les hautes terres de la planète en deux endroits distincts et de réaliser des photos aériennes au cours d'un survol de 3 à 4 heures à une altitude de 3 km.
Les objectifs principaux de la mission sont[1] :
- déterminer si une atmosphère secondaire s'est formée à la suite du grand bombardement tardif et l'introduction de matériaux extrasolaires dont des volatils ;
- identifier les principales formations géologiques, les isotopes... ;
- déterminer la stratigraphie et la morphologie des formations au sol ;
- déterminer le taux d'échange des éléments chimiques clés (oxygène, carbone, soufre) entre la surface et l'atmosphère ;
- définir les contraintes temporelles dans lesquelles s'inscrit un hypothétique océan qui aurait pu exister par le passé ;
- déterminer les fluctuations des paramètres de l'atmosphère tels que la pression, la température et la vitesse des vents ;
- mesurer le champ magnétique près de la surface.

Caractéristiques de la sonde spatiale
La sonde spatiale qui a une masse maximale de 4 021 kg (sans ergols) comprend les éléments suivants[2] :
- le module qui est chargé d'assurer le transit entre la Terre et Vénus (masse 1 100 kg) et qui, après avoir largué le module de descente, poursuit son vol et assure le relais entre l'atterrisseur et la Terre ;
- le module de descente qui lui-même comprend deux éléments :
- un ensemble formé par un bouclier thermique et des parachutes d'une masse de 1 139 kg qui protègent et ralentissent l'atterrisseur durant sa descente vers le sol de Vénus,
- l'atterrisseur composé de deux sous-ensembles :
- l'ensemble gonflable d'une masse de 1 132 kg qui comprend également le système utilisé pour gonfler,
- la gondole pressurisée et isolée sur le plan thermique d'une masse de 1 782 kg qui contient les 41 kg d'instruments scientifiques et les équipements permettant de faire fonctionner la sonde.
Instrumentation scientifique
Les instruments embarqués comprennent[3] :
- un spectromètre de masse neutre NMS qui mesure les ratios des isotopes des gaz nobles et la présence des autres gaz ;
- un spectromètre infrarouge de type TLS (Tunable Laser Spectrometer) mesure les traces de gaz ainsi que les multiples isotopes des molécules porteuses d'atomes de soufre et d'hydrogène ;
- une caméra fonctionnant en proche infrarouge (1,1 micromètre) fournit des images de la surface durant la descente et pendant le survol entre les deux points d'atterrissage. Sa résolution est de 2 mètres par pixel lorsque l'atterrisseur se trouve à 2 km au-dessus de la surface (focale de 50°). La caméra a un capteur de 1 mégapixel ;
- un instrument d'analyse spectroscopique induite par ablation laser (Laser Induced Breakdown Spectroscopy, LIBS) permet de déterminer la composition des roches jusqu'à une distance de 2 mètres ;
- un magnétomètre triaxial fluxgate ;
- une station atmosphérique mesurant la température et la pression.
